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samedi 25 août 2012

LITTLE SONNY/ SOUL BLUES HARMONICA



LITTLE SONNY/ SOUL BLUES HARMONICA

           
Little Sonny aura connu une brève heure de gloire entre 1966 et 1974 au cours de laquelle il a été un des seuls harmonicistes de blues à réussir dans la Soul Music, alors dominante chez le public noir américain.
            Né à Casimore près de Greensboro dans l'Alabama le 6 octobre 1932, Aaron Willis a été élevé par sa mère Elmira et sa grand'mère, une Rainer d'origine Cherokee qui écoutait religieusement le Grand Ole Opry, particulièrement DeFord Bailey que Little Sonny (tout le monde l'appelait ainsi dès l'enfance) a tenté d'imiter avec l'harmonica offert tous les ans par sa mère à Noël. Venu à Detroit pour y travailler dans l'industrie automobile, Little Sonny fréquente assidument les clubs de Hastings Street dont il photographie (sa passion) les artistes et les clients et joue de l'harmonica avec les bluesmen comme John Lee Hooker, Eddie Burns, Baby Boy Warren et Sonny Boy Williamson (Rice Miller) qui a vécu quelque temps (et enregistré) à Detroit. Fondant son propre groupe qui comprend Mr Bo (Louis Collins) à la guitare et Chuck Smith au piano. Il enregistre quelques disques pour Duke (Gotta find my baby), Excello (Love shock qui est un petit succès régional) et d'autres petits labels locaux.

            Contrairement à la plupart des bluesmen qui sont mis de côté par la montée de la vague Soul des années 60 et perdent tout contact avec le public noir, Little Sonny décide de tenter sa chance dans ce genre. Sans beaucoup changer son jeu d'harmonica Sonny se consacre à des riffs répétitifs, puissants, directs et sans fioritures, impeccablement soulignés par une rythmique funky. Il produit lui-même un 45t dans ce style pour son label Speedway (The creeper/ Latin soul) qui rencontre suffisamment d'intérêt parmi le jeune public noir pour attirer l'attention du producteur Al Bell. Sous son égide, il enregistre alors trois albums pour Enterprise, une sous-marque de Stax qui possède alors la fine fleur de la Soul Music dans son catalogue. Black & Blue, New King of the Blues harmonica et Hard Going up, produits avec soin et bien distribués permettent à Little Sonny de tourner à travers les Etats Unis avec la Volt/ Stax Revue en compagnie des plus grands noms de la Soul sudiste. Il figure ainsi dans le célèbre concert Wattstax de 1972, enregistré et filmé à Los Angeles.
            Quelque peu snobés par la critique de blues, notamment britannique, ces albums ont tous remarquablement passé le test du temps et sont aujourd'hui considérés comme des classiques, fort originaux, de l'harmonica blues.


            Mais la faillite de Stax est fatale à Little Sonny qui ne trouve plus de label et de moins en moins d'engagements. Il travaille hors de la musique avant de reformer un petit orchestre avec ses fils et d'enregistrer en 1995 Sonny side up (Sequel), beaucoup plus blues mais dans lequel on retrouve la puissance et l'originalité de ses disques antérieurs.
            Si ses albums sont aisément disponibles (et chaudement recommandés), ses premiers 45t sont difficilement trouvables voire introuvables. Les voici réunis sur ce mp3 auxquels j'ai ajoutés trois titres parus dans diverses anthologies jadis mais que l'on ne retrouve plus nulle part.
            Il me manque un titre Let's have a good time, en rouge dans la discographie. Si l'un d'entre vous le possède, une copie mp3 à mon mail permettrait de l'ajouter.
                                                           Gérard HERZHAFT

Little Sonny (born Aaron Willis on 6 October 1932 in Alabama) has started to learn the harmonica listening to DeFord Bailey on the Grand Ole Opry. Coming to Detroit City to work in the industry, he was soon playing (and taking pictures, his hobby) and singing with the local bluesmen like John Lee Hooker, Eddie Burns, Baby Boy Warren and also learned a little more of the harp playing with Sonny Boy Williamson (Rice Miller) when the bluesman stayed in Detroit during the early 50's. Sonny started recording some singles in the late 50's with a local small hit with "Love Shock". When the Soul trend started to be the strongest musical genre among the young african americans, Sonny, unlike most of the other bluesmen, jumped successfully in this fledgling movement and recorded three albums for Enterprise, a Stax subsidiary, that earned him some commercial success and to tour with the main Soul Revues of the time. Sonny did not change so much his style, forceful and straightforward, but he put his solos and instrumentals in a Soul band context a la Booke T. & The MG's. Those albums were then a little bit scorned by the blues critics but they have stood up the test of time and are today considered as classic examples of the harmonica blues of this period. They are currently easily available and are strongly recommended. But his early 45's, that shows how Little Sonny music changed during the 60's, are, for the most part, not reissued. I have thus put them in this mp3 collection plus some odd tracks that are nowhere today. I have not been able to get Let's have a good time (in red in the disco). If anyone owns it and wants to make me an mp3 copy (to send to my jukegh mail), it would complete this collection (full credit will be given of course).
                                                           Gérard Herzhaft

 


LITTLE SONNY
Detroit Singles & Odd Tracks
Little Sonny, vcl/hca; Chuck Smith, pno; Eddie Burns, g; George Deloatch, bs; James Crawford, dms. Detroit, Mi. avril 1958
01. I gotta find my baby
02. Hear my woman calling
Little Sonny, vcl/hca; Eddie Burns, g; James Johnson, bs; James Crawford, dms. Detroit, Mi. 1959
03. Love shock
04. I'll love you baby
Good good feeling I & II (unissued)
Lovin' man (unissued)
Little Sonny, vcl/hca; Eddie Willis, g; Chuck Smith, pno; Sam Hall, bs; James Crawford, dms. Detroit, Mi. 1966
05. The mix up
06. Inside my heart
Little Sonny, vcl/hca; band. Detroit, Mi. 1967
07. The creeper
08. Latin Soul
Little Sonny, vcl/hca; band. Detroit, Mi. 1968
09. We got a groove
10. Sonny's bag
11. Don't ask me no questions
12. Stretchin' out
Let's have a good time
13. Orange pineapple
Little Sonny, vcl/hca; Rudy Robinson, og; g; bs; George Davidson, dms. Detroit, Mi. décembre 1969 - janvier70
14. Wade in the water
15. They want money
Little Sonny, vcl/hca; band. Detroit, Mi. 1971
16. Things I used to do
17. Blues with a feeling
Little Sonny, vcl/hca; Rudy Robinson, kbds; Eddie Willis, g; Aaron Willis, g; Sam Witcher, g; South Memphis Horns; Roderick Chandler, bs; Curtis Sharp, dms. Detroit, Mi. 1972
18. Going down slow I & II

dimanche 12 août 2012

ROOSEVELT HOLTS/ MISSISSIPPI BLUESMAN

ROOSEVELT HOLTS/ MISSISSIPPI BLUESMAN


      

      Roosevelt Holts (né le 15 janvier 1905 à Tylertown dans le Mississippi, loin du Delta) aurait certainement été un de ces noms que citaient les "anciens" bluesmen avec respect sans la ténacité du chercheur David Evans (et certainement aussi un peu de chance) qui, faisant dans les années 1960 une magistrale étude sur Tommy Johnson interrogeait la famille, les amis et les élèves du grand bluesman du Delta. Grâce à ces renseignements, Evans découvrit à son grand étonnement d'ailleurs un grand nombre de disciples directs de Johnson, d'abord dans le Mississippi puis, de plus en plus loin, comme à Bogalusa en Louisiane où résidait désormais Roosevelt Holts.

            Roosevelt, métayer sur une plantation près de Tylertown, a connu Tommy Johnson grâce à sa cousine Rosa Youngblood que Johnson a courtisé et épousé, venant ainsi s'installer près de chez Holts. Très impressionné par le bluesman, Roosevelt qui jouait un peu de guitare s'est vraiment mis à pratiquer cet instrument dans le pur style de son désormais parent avec qui il a joué de plus en plus souvent dans les juke joints. En 1937, Tommy Johnson et Roosevelt Holts partent à Jackson, la capitale du Mississippi, en dehors du Delta. Durant quelques années, Roosevelt essaie de vivre de la musique, participe activement à la scène du blues de Jackson et remplace souvent au pied levé Tommy qui, rongé par l'alcoolisme, n'est fréquemment plus en état de se produire.
            Après la guerre, Holts s'installe à Bogalusa en Louisiane, y travaillant en usine et s'occupant de sa distillerie maison. Mais le blues et la guitare font toujours partie de sa vie et il retourne souvent voir sa famille qui habite désormais à Franklinton à la frontière de la Louisiane et du Mississippi. C'est là qu'au moment du folk boom, la société de folklore de Franklinton s'avise de l'existence parmi eux de ce bluesman important et l'enregistre substantiellement en 1965-66, des bandes non destinées à être éditées et qui ne seront d'ailleurs publiées que confidentiellement bien plus tard.
 


            C'est grâce à cette société qu'Evans localise Holts que son enquête sur Tommy Johnson a mis en évidence parmi les principaux disciples et accompagnateurs du grand bluesman et aussi de ceux qui l'avaient personnellement très bien connu. Evans l'interviewe, l'enregistre alors à nouveau, sur plusieurs séances qui paraîtront en LP sur Blue Horizon (Presenting the Country blues, jamais réédité et aujourd'hui fort recherché).
            Dans la foulée, Holts apparaît dans quelques festival mais n'est guère désireux de trop s'éloigner de ses terroirs, ce qui l'empêche de toute évidence de faire une carrière plus importante et des tournées internationales. Il n'enregistrera encore que sporadiquement pour quelques visiteurs et admirateurs des titres parus sur Albatros ou Wolf que nous n'avons pas fait figurer ici. Il meurt le 27 février 1994 à Franklinton.
Pour plusieurs raisons, cet article sur Roosevelt holts ne comprend plus d'enregistrements. Désolé.         


                                                                       Gérard HERZHAFT


Roosevelt Holts (1905-94) from Tylertown was a relative of Tommy Johnson who married Holts' cousine. Tommy and Roosevelt became also close friends and soon they began to play together in juke joints and picnics. In 1937 they even settled in Jackson, Ms. to try their luck in the Mississippi capital where Tommy had, a decade ago, enjoyed a big following. But the times had changed and Tommy too. His heavy drinking habit prevented him very often to play and Roosevelt who had learned the very style of the bluesman had to fulfil the gigs instead. After some years, Roosevelt Holts tired of this hectic life found a job in Bogalusa and settled there, coming back very often to see his family and friends in Franklinton, at the Louisiana/ Mississippi border, still playing the blues a la Tommy Johnson for a chosen audience. In the mid-60's, the Franklinton Folk Society, aware of this local treasure, recorded Roosevelt. And the blues writer David Evans who was, at that time, writing a major book on Tommy Johnson interviewed many friends and relatives of Tommy, among them Roosevelt who certainly was the main musical link with the real Johnson's blues. David recorded Roosevelt several times and those sides were issued at that time on several albums, mainly the "Presenting the Country Blues" series on the famous British label Blue Horizon that stirred some interest among fans worldwide But Holts didn't like to travel and appeared only scarcely on festivals and concerts, even avoiding a European tour which could have greatly enhanced his reputation. He was nevertheless always willing to play and record a track or two for overseas visitors (for Albatros or Wolf labels)
Although a little bit forgotten, Holts is certainly an important bluesman. None of his records are available today.
                                                         Gérard HERZHAFT

For several reasons, this article doesn't include anymore any recordings. Sorry for that.





Roosevelt Holts/ Complete Recordings
Roosevelt Holts, vcl/g. Franklinton, La. 31 août 1965
01. Louise blues
02. Corina
03. Coal black mare
04. Big road blues
05. Mean conductor blues
Hometown skiffle
Roosevelt Holts, vcl/g; L.V. Connerly, g. Franklinton, La. 31 août 1965
06. Roll and tumble blues
07. Maggie Campbell blues
08. Up the country blues
09. Rocks in my pillow
Roosevelt Holts, vcl/g; Babe Stovall, g. Franklinton, La. 27 janvier 1966
10. Feelin' sad and blue
Roosevelt Holts, vcl/g. Franklinton, La. 2 février 1966
11. Burke Holmes' piece
12. Red River blues
Roosevelt Holts, vcl/g. New Orleans, La. 3 février 1966
13. Prison bound blues
14. Maggie Campbell blues
15. I'm going to build
16. Lead pencil blues
17. Another mule kicking in my stall
18. Big road blues
19. Let's talk it all over again
20. Red River blues

 Pinetop boogie
Roosevelt Holts, vcl/g; L.H. Lane, hca. Bogalusa, La. 28 août 1966
21. Little bitty woman
22. The good book teach you
23. She put me outdoors
24. My phone keeps ringing
25. Nowhere to go
Roosevelt Holts, vcl/g; Merlin Holts, hca. Bogalusa, La. 31 mars 1969
26. Don't the sun look lonesome?
27. Key to the highway
28. Meet me in the bottom
29. I'm gonna build right on that shore
Roosevelt Holts, vcl/g; Boogie Bill Webb, g. Bogalusa, la. 2 avril 1969
30. Down the big road
31. Blues on my mind
Matchbox blues
Sundown blues
Roosevelt Holts, vcl/g; Herb Quinn, mdln; Calvin Davis, bs. Bogalusa, La. 24-26 avril 1970
32. Barrelhouse blues
33. Packing up her trunk and leave
34. I'll catch the train and ride
35. Leaving this town


mercredi 1 août 2012

CHICAGO/ THE BLUES YESTERDAY Part 1

CHICAGO/ THE BLUES YESTERDAY/ Part 1

            
Ce premier volume d'une série qui sera peut-être à suivre regroupe les disques d'artistes qui n'ont pas fait carrière mais ont néanmoins animé les clubs de Chicago durant des décennies. Ces soutiers du blues ne sauraient certainement être comparés aux grands bluesmen de Chicago tels Muddy Waters, Howlin' Wolf ou Little Walter. Mais eux aussi ont façonné le Chicago blues, créant ou interprétant cette musique, jouant sans relâche les week-ends, espérant peut-être devenir des stars, attirant un public local, assurant par leur existence même l'existence de clubs de blues et la permanence du genre. Sans eux, y aurait-il vraiment eu après la guerre un Chicago blues aussi important et foisonnant?
            En général, ces bluesmen n'ont enregistré qu'une poignée de 45t, plus rarement un LP pour de petits voire de minuscules labels, souvent aussi financés et produits par eux-mêmes. On ne trouvait leur musique que dans les juke boxes de Chicago, parfois dans quelques magasins spécialisés. Les ventes ont été très faibles et provenaient avant tout de disques achetés entre les sets par une clientèle locale. Certains n'ont parfois pas dépassé les cent exemplaires! D'autres, rares par essence, ont été parfois réédités sur des albums pour collectionneurs, souvent sans que les bluesmen eux-mêmes aient été au courant. Pour quelques uns, en petit nombre, (comme ici Dusty Brown), cela a permis de faire un petit come back. Pour la plupart, ce ne sont que des 45t pas toujours répertoriés dans les discographies mais qui surgissent ici et là dans des ventes aux enchères à des prix souvent prohibitifs.
          
  Little Oscar Stricklin est né probablement dans le Sud dans les années 30 ou 40 et possède une grosse réputation auprès des fans de blues avec son magnifique Suicide blues, seul de ses titres qui a été réédité plusieurs fois sur diverses anthologies. Nous proposons ici ses trois premiers singles dans lesquels il démontre un talent évident. Disparu des écrans radars, j'ai découvert, grâce à mes talents de détective, qu'il a en fait changé sa guitare d'épaule pour embrasser le Funk voire le Disco sous différents pseudonymes, notamment Little O (à ne pas confondre avec un bien plus jeune Little O, artiste de Hip Hop), enregistrant régulièrement des singles fort différents de ceux de ses débuts. Il vient soudain de ressurgir de nulle part et semble en pleine forme. Peut-on espérer le voir enregistrer enfin un album de blues pour Delmark par exemple?
LITTLE OSCAR TODAY, STILL ALIVE AND WELL
            Dusty Brown, né C.V. Triplett en 1929 dans le Mississippi est bien plus connu. Harmoniciste se situant entre Jimmy Reed et Little Walter, il a gravé une poignée de titres de haut niveau dans les années 50 qui sont ici tous réunis. Il a participé en France en 1972 à une tournée du Chicago Blues Festival sans beaucoup de succès, a dirigé un club à Chicago avant de repartir dans le Sud. Dans les années 1990, de retour à Chicago, Dusty a à nouveau enregistré pour Wolf et pour Severn (l'excellente anthologie Chicago Blues Harmonica Project).
            Le placide bassiste Hayes Ware (né à Ruleville, Ms au cœur du Delta) a participé à de nombreuses séances d'enregistrement dans les années 1970-80, accompagné régulièrement Johnny Young puis Hip Linkchain, a enregistré deux 45t (dont ici son meilleur morceau, You got me mamma) et même un album autoproduit (Blues ghetto woman) dans lequel il joue cette fois de la guitare (assez rudimentaire) accompagné d'un Billy Branch en grande forme à l'harmonica. J'avoue ne guère savoir ce qu'il est devenu et même s'il est encore vivant.
                                                           Gérard HERZHAFT
This (I hope?) ongoing series Chicago/ The blues Yesterday is dedicated to obscure bluesmen who waxed a handful of singles, sometimes an LP, that were mostly self produced, on very small labels. Those were rarely sold outside some stores in Chicago or more often from the bandstand by the artists themselves. Nevertheless, those bluesmen were part and even instrumental in making alive the true Chicago blues scene when there still were neighbourhood bars presenting blues for African Americans patrons. Coming quite often in the USA during the 70's and 80's, I had the opportunity to see some of those bluesmen, chatting with them and buying their records. They had sometimes hope of greater fame, wanted very much to tour overseas, asked me to do something for them. But unfortunately, in most cases, they stayed in obscurity.
            Little Oscar Stricklin' is famous for his wonderful Suicide blues, a great modern blues a la Buddy Guy. But he made much more than this only title, three blues singles you'll find here and, after that, during the 70s and 80s, he changed his style for a more Funk and Disco approach under the moniker of Little O (not to be confused with the other much younger Little O, a hip hop artist). He has just resurfaced from nowhere and seems to be in great blues form. Let's hope he will be able to record the whole blues album he is certainly able to do. On Delmark for instance?
            The harp player Dusty Brown (born in 1929) is much better known, having recorded a handful of 45's. He even toured France in 1972 (with Johnny Shines and Luther Johnson) but this didn't do much for him. He managed a Lounge for awhile, went back to Mississippi for years and resurfaced in the 1990's, recording several excellent tracks, particularly on the anthology Chicago Blues Harmonica Project.
            Bassist, singer and sometimes guitarist Hayes Ware (from Ruleville, in the heart of the Mississippi Delta) was in the studios as an accompanist on numerous sessions during the 60's and 70's, played regularly with Hip Linkchain and waxed two 45's and an odd album that features Billy Branch in great form.


CHICAGO/ THE BLUES YESTERDAY
Volume 1
Little Oscar (Oscar Stricklin), vcl/g; band. Chicago, Ill. 1967
01. Suicide blues
02. Empty bottles
Little Oscar, vcl/g; Freddy Robinson, g; band. Chicago, Ill. 1969
03. Gotta make a change
04. Two foot drag
Little Oscar, vcl/g; band. Chicago, Ill. 1973
05. The message
06. I tried
Dusty Brown (C.V. Triplett), vcl/hca; Joe Little, g; Henry Gray, pno; Johnny Sturdivant, dms. Chicago, Ill. 1 octobre 1955
07. Yes she's gone
08. He don't love you
09. Rusty Dusty
10. Hurry home
Dusty Brown, vcl/hca; Hip Linkchain, g; Jug Linkchain, bs; Bob Richey, dms. Chicago, Ill. 1958
11. Please don't go
12. Well you know I love you
13. Do you love me?
14. Will you forgive me baby?
Hayes Ware, vcl/bs; g; dms. Chicago, Ill. 20 février 1975
15. You got me mamma
Hayes Ware, vcl/g; Billy Branch, hca; Craig Walton, bs; Herman Shorty Gary, dms. Chicago, Ill. mai 1979
16. Fishin'
17. I can't hide my love
18. Little Sally Walker
19. Ride high