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mercredi 23 avril 2014

GUITAR SLIM GREEN





GUITAR SLIM GREEN/ Complete Recordings


           
Le titre de gloire de Norman G. Green dit Guitar Slim Green (né le 25 juillet 1920 à Bryant, Texas) aura été d'enregistrer à Los Angeles en janvier 1948 Alla blues qui deviendra quelques années plus tard un grand succès pour Jimmy Wilson, Ray Agee (avec un sublime solo de guitare de Johnny Heartsman), Phillip Walker et des dizaines d'autres, le morceau retitré Tin Pan Alley devenant non seulement un des plus grands standards du blues mais aussi un peu l' "hymne national" du blues californien!
            Mais contrairement à ce qui a souvent été écrit, Tin Pan Alley n'est nullement une composition de Norman Green. A l'origine du morceau, on trouve une création de Curtis Jones(19 août 1941, Okeh 06494). Mais Guitar Slim Green acclimate cette artère célèbre au soleil californien, amplifiant encore l'atmosphère sombre et mourante du titre original.
            On connaît mal la jeunesse de Norman Green ni combien de temps il est resté dans son Texas natal. Suffisamment en tout cas pour que sa musique, chant et jeu de guitare, soit cependant très ancrée dans la tradition du blues texan. Il habite un moment dans l'Oklahoma, s'y fait connaître sous le surnom de Guitar Slim Green, avant de gagner la Californie en 1947 via un séjour à Las Vegas, alors une simple bourgade. Dès son arrivée à Los Angeles, il joue dans les clubs noirs et est enregistré par le producteur J.R. Fullbright, deux 78t qui, à leur parution, ne rencontrent guère de succès!
            Green part s'installer à Fresno pour y travailler et y joue localement avec un groupe de bluesmen (Al Simmons, Sidney Maiden...) qui se font connaître sous le nom de Cats from Fresno et avec lesquels il enregistrera à nouveau deux 45t pour Johnny Otis et son label Dig.
            Encore une décennie plus tard, Guitar Slim Green retourne dans les studios pour une série de séances dont la date et le lieu sont quelque peu confus. Peut-être même s'agit-il d'une seule et même séance? Tout cela paraît sur de tout petits labels mal distribués. Enfin, en 1970, c'est Johnny Otis qui le retrouve tandis qu'il chante dans la rue, l'emmène en studio et l'enregistre, le faisant accompagner de son tout jeune fils Shuggie Otis. Cela sort en LP sur Kent, repris sur United et devenu depuis un "collector", avidement recherché des amateurs.
            Guitar Slim Green n'enregistrera plus et, après plusieurs années de maladie, décède le 28 septembre 1975 à Los Angeles.
            Sa courte oeuvre est très représentative du downhome blues texan transplanté en Californie et nous en proposons une quasi intégrale (un seul titre manque: Scratch my back, qui est probablement similaire au Rub my back qui se trouve ici) qui permet de mieux apprécier la qualité du blues de Guitar Slim Green.
            Merci à Frits et à Xyros (qui anime le superbe blog Don't ask me...) pour la mise en ligne des très rares titres de 1968.
                                                                       Gérard HERZHAFT

         
   Norman G. Green aka Guitar Slim Green (born on July, 25th 1920 at Bryant, Texas) is mostly known because he recorded in January 1948, the ill-titled Alla blues that, through great reworkings by Jimmy Wilson, Ray Agee (with a sublime guitar part by Johnny Heartsman), Phillip Walker and dozens of others has become one of the main blues standards (Tin Pan Alley). And certainly some kind of a West Coast national anthem.
            In fact Tin Pan Alley was written and first recorded by Curtis Jones (August 19, 1941) on the Okeh label, whose dark and moody atmosphere is even amplified on Green's version.
            Green's style is strongly rooted in the Texas downhome blues tradition which will so well become acclimatized to postwar California. Guitar Slim Green left his native Texas for Oklahoma where he gained his nickname, then went to Las Vegas and Los Angeles in 1947 where he played in the streets and soon recorded two 78s for producer J.R. Fullbright. Despite the strength of the music, the sales seemed to have been poor and Green finding a steady job in Fresno settled in this town during the early 50's. There he formed a small band, The Cats from Fresno with some local blues musicians, singer Al Simmons, harp player Sidney Maiden... It took the indefatigable Johnny Otis and his Dig label to record those very downhome artists in 1958.
            Another decade later, Slim Green went back in the studios for a series of sessions (or is it only one session?) whose music would be issued in 1968-69 on several 45s for very tiny independent labels. Whatever, this is while Slim was playing in the streets that Johnny Otis met again with Green and quickly pushed him in the studio to record a whole wonderful album, backed by himself on the drums and his young son Shuggie on guitar and bass who did a stunning bluesy job. This was issued as an LP on Kent and United and it is certainly one item sought after by blues buffs all over the world.
            Unfortunately, quite ill, Guitar Slim Green won't record anymore and will have to turn down any offer to perform in public. He died in Los Angeles on September 28th, 1975.
            Thanks to Frits and Xyros (go to his first rate blog Don't ask me...) who have at last made available his very rare 1968 tracks, I have been able to complete here his recorded works that allows to appreciate fully this great but a little bit overlooked downhome California bluesman. One title is still missing, Scratch my back that is probably very similar to Rub my back which is featured here.
                                                                       Gérard HERZHAFT


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THE COMPLETE
GUITAR SLIM GREEN
Guitar Slim Green(Norman B. Green), vcl/g; B. Turner, hca. Los Angeles, Ca. janvier 1948
01. Alla blues
02. Central Avenue blues
Guitar Slim Green, vcl/g; Louis Jackson, g; Junior Hampton, dms. Los Angeles, Ca. décembre 1948
03. Tricky woman blues
Guitar Slim Green, vcl/g; L.C. Robinson, g; Al Simmons, dms. Los Angeles, Ca. 1958
04. My woman done quite me
Guitar Slim Green, vcl/g; band. Los Angeles, Ca. 1959
05. Shake'em up
06. Jericho Alley
Guitar Slim Green, vcl/g; Shellon Phillips, pno; t-sax; g; bs; dms. Los Angeles, Ca. 1968-69
07. Play on little girl
Scratch my back
08. Rock the nation
09. My woman has quit me
10. Slim Green's shuffle
11. Rub my back
Guitar Slim Green, vcl/g; Shuggie Otis, g/ hca/bs; Roger Potts, pno; Johnny Otis, dms. Los Angeles, Ca. 1970
12. Shake'em up
13. Bumble bee blues
14. Make love all night
15. My little angel child
16. Fifth Street Alley blues
17. Old folks boogie
18. This war ain't right
19. You make me feel so good
20. Big fine thing
21. Play on little girl

Désormais, grâce à Pierre Monnery, le titre ultra-rare Scratch my back peut être écouté sur ma chaîne YouTube:
Now, thanks to Pierre Monnery, the ultra-rare track Scratch my back can be listened to on my YouTube channel:
https://www.youtube.com/watch?v=itsw0VVK7Ao

dimanche 13 avril 2014

NEW YORK CITY BLUES YESTERDAY/ 3



NEW YORK CITY BLUES YESTERDAY 
Volume 3


           Reprenons cette série qui se veut documenter la scène du blues et du R&B Newyorkais de l’après-guerre.
           Guitar Crusher est né Sidney Selby dans la comté de Hyde en Caroline du Nord le 28 juillet 1931 et a commencé à chanter dans l’église baptiste fréquentée par sa mère qu’il suit à New York en 1950. Très marqué par les grands orchestres qui font les belles nuits de Harlem, il apprend la guitare et fonde son groupe les Midnight Rockers avec lequel il joue dans les clubs newyorkais. Son surnom ("briseur de guitare") semble lui être venu d'une rixe dans un de ces clubs et non d'une volonté d'anticiper ce que fera Jimi Hendrix! Il enregistre une série de 45t dans les années 1960 qui ont suffisamment de succès pour lui permettre de tourner avec des artistes comme les Isley Brothers, les Drifters ou Ben E. King. Mais ne voulant pas abandonner son travail régulier dans une usine, il disparaît plus ou moins de la scène musicale dans les années 1970. Retrouvé par des amateurs européens en 1989, il se produit sur le Vieux Continent et finit par s'installer en Allemagne, enregistrant plusieurs albums et apparaissant régulièrement sur scène jusqu'à maintenant. Nous avons réuni tous ses titres des années newyorkaises.

           June Bateman (née Marian June Batemon à Schulenburg au Texas le 17 novembre 1939) a suivi ses parents très jeune à New York, résidant à Brooklyn. Elle commence à chanter très tôt dans les clubs, notamment avec The Marquis mais c'est sa rencontre (et son mariage) avec le célèbre saxophoniste Noble Watts (cf l'article sur ce musicien dans Blue Eye) qui la fait devenir professionnelle. Elle est la vocaliste de son mari et enregistre sous son nom une série de beaux 45t, entre blues, R&B et Rock'n'roll dont certains (comme Possum belly overalls) sont devenus des classiques. Mais à la fin des 60's, elle abandonne sa carrière pour élever ses enfants et exercer une fonction pour l'Etat de New York. Elle suit Noble Watts lorsque celui-ci vient se réinstaller dans sa ville natale de DeLand en Floride en 1984. June Bateman-Watts y vit d'ailleurs toujours et joue un rôle actif dans l'annuel Noble "Thin Man" Watts festival. 

           Enfin Bee Bee Queen qui a enregistré deux 45t en 1956-57 demeure pour nous une complète inconnue. Tous renseignements complémentaires seront les bienvenus.
           Merci encore à Jack D., John Weill et l'infatigable Gyro 1966 pour leur aide dans cette anthologie à laquelle il manque encore deux titres de June Bateman (I still love him/ Mama I love him so) et un de Bee Bee Queen. Si l'un de nos lecteurs les a....
                                                                 Gérard HERZHAFT

           And there it is the third volume of our New York City blues Yesterday series.
           Guitar Crusher was born Sidney Selby in Hyde County (North Carolina) on July 28th 1931. He started to sing at an early age in the Baptist Church of his mother and followed her to New York around 1950. Very fond of the R&B bands of Harlem, he started to lead his own group, The Midnight Rockers with whom he played in the clubs. His moniker (Guitar Crusher) seems to come from the consequence of a brawl in a bar and not because he anticipated the histrionics stage acts of Jimi Hendrix! Anyway, Guitar Crusher enjoyed some success during the 60's when he recorded a string of nice 45s and toured with such names as the Drifters, the Isley Brothers or Ben E. King. The 70's were nevertheless lean years for him and he then drifted into obscurity, making a living outside of music. But some of his 45 having been reissued on British LP's, he was rediscovered by European blues buffs during the late 80's and persuaded to resume his musical career. He even settled in Germany where he recorded several CD's. He is still sporadically singing on stage in Europe. We have here gathered all his New York 45's.
          
June Bateman
June Bateman (born Marian June Batemon on November 17th 1939 at Schulenburg, Tx) has came with her parents at an early age to New York, living in Brooklyn. Still a teenager, she started to sing with local groups like The Marquis. But this is only when she met (and quickly married) the famous sax player Noble Watts - see the article on him in this blog - that she embarked in a fully musical professional career. As the featured singer of her husband's orchestra, she recorded a string of excellent 45s between blues, R&B and Rock'n'roll, some of them (Possum belly overalls) having even become "classics". She gave up her musical career during the late 60's to take care of her family, holding a steady job for the State of New York. In 1984, she followed Noble Watts to his native DeLand (Florida) where she is still living and playing an active part for the local and annual Noble "Thin Man" Watts festival.
           At last, the so-called Bee Bee Queen is still a shadowy figure. She recorded two 45's in 1956-57. Any info about her would be welcome.
           Thanks a lot to Jack D., John Weill and the ever-reliable Gyro 1966 for their help when making this anthology. Two June Bateman titles (I still love him/ Mama I love him so) and one Bee Bee Queen (You made me do it) are still missing. Thanks by advance to anybody willing to share them.
                                                                 Gérard HERZHAFT

NEW YORK CITY BLUES YESTERDAY
Volume 3
Guitar Crusher (Sidney Selby), vcl/g; B. Brown, hca; Clyde Sykes, pno; Willie Blair, bs; dms. New York City, 1962
01. I’ve got to know
02. Cuddle up
Guitar Crusher, vcl/g; band. New York City, 21 août 1962
03. I feel the pain
04. Itch with me
05. The monkey
06. I once loved you baby
Guitar Crusher, vcl/g; band. Cincinnati, Oh. 8mai 1963
07. I can’t help it
08. Better days ahead
09. Why oh why
10. Weak for your love
Guitar Crusher, vcl/hca/g; band. New York City, 12 janvier 1967
11. I’ll catch your tears
12. Goin’ down slow
Guitar Crusher, vcl; Jimmy Spruill, g; Alvin Lee, g; Terry Noonan, tpt; Bud Parks, tpt; Alan Skidmore, t-sax; Les Wigfield, t-sax; Dave Willis, b-sax; Chick Churchill, pno; Leo Lyons, bs; Ric Lee, dms. New York City, 6 août 1968
13. Since my baby hit the numbers
14. Hambone blues
15. What about me?
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; Jimmy Spruill, g, Horace Cooper, pno; bs; dms, vcl group. New York City, juillet 1957
16. Need your love
17. Yes I will
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; g; bs; Bernard Purdie, dms. New York City, 1960
18. Believe me darling
19. Come on little boy
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax/vcl; Billy Butler, g; bs; Bernard Purdie, dms. New York City, 1962
20. What ya gonna do?
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; band. New York City, avril 1963
21. I don't wanta
I still love him
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; Paul Williams, b-sax; band. New York City, septembre 1963
22. Georgia mule
Mama I love him so
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; Jimmy Spruill, g; B. Brown, hca; Royal Hamilton, pno; bs; Willie Jenkins, dms. New York City 1964
23. Go away Mr blues (Everlast 45)
24. Possum belly overalls (Everlast 45)
June Bateman, vcl; Noble Watts, t-sax; band. New York City 1965
25. Possum belly overalls (Shaw 45)
26. Go away Mr blues (Shaw 45)
Bee Bee Queen, vcl; Teacho Wilshire, pno; band. New York City, 1956
27. Queen Bee
You made me do it
Bee Bee Queen, vcl; Teacho Wilshire, pno; band. New York City, 1957
28. I Wanna be loved
29. Yes Sir’ee

jeudi 3 avril 2014

GEORGE SMITH/ Early Recordings



GEORGE SMITH/ Creator of the West Coast Harmonica


            Bien que beaucoup moins célèbre que Little Walter ou Big Walter Horton, George Allen Smith n'en demeure pas moins une des grandes icônes de l'harmonica blues amplifié.
            Né le 22 avril 1924 à Helena dans l'Arkansas mais élevé dans le Nord par sa mère, une harmoniciste chromatique férue des orchestres d'harmonicas à la Borrah Menovitch et de Larry Adler, George Smith a d'abord été influencé par leurs disques et a commencé à interpréter toutes sortes d'airs pop et jazz avant de rencontrer les harmonicistes de blues une fois qu'il ait gagné Kansas City en 1942. Il y travaille dans les abattoirs de la ville et se produit le soir dans les nombreux clubs de la ville, souvent au sein d'orchestres de jazz, la musique dominante de la grande cité du MidWest. C'est à ce moment-là (vers 1945) et pour se faire entendre au milieu des cuivres qu'il met en place la technique de l'amplification électrique de l'harmonica dont il est indubitablement une des pionniers. George transporte cette expérience du jazz lorsqu'il s'installe à Chicago en 1949, confronte ses idées avec celles des harmonicistes de la ville, alors très marqués par John Lee "Sonny Boy" Williamson. Smith s'en distingue d'emblée, utilise beaucoup les octaves sur la troisième position même quand il joue du diatonique. Il fait partie de plusieurs orchestres de Chicago, remporte des "batailles" d'harmonicas avec ses pairs Little Walter et Junior Wells mais sans réussir à obtenir davantage que l'estime des musiciens.
            Ce n'est que lors d'une visite à Kansas City en 1955 que George Smith enregistre enfin pour les frères Bihari une série de 45t dans lesquels il démontre toute l'étendue de ses talents d'harmoniciste révolutionnaire. Blues in the dark, Telephone blues, Blues stay away, Hey Mr Porter sont aujourd'hui des classiques de l'harmonica blues. Mais le succès commercial n'est alors pas au rendez-vous et il enregistre surtout pour de tout petits labels mal distribués et, pour des raisons contractuelles, sous divers pseudonymes  - Little Walter Jr, Harmonica King, George Allen -qui ne facilitent pas sa notoriété. Ce n'est que lorsque Muddy Waters l'embauche dans son orchestre en 1968-69 que George Smith apparaît sur les grandes scènes américaines et européennes. Il n'enregistre malheureusement pas avec son patron mais apparaît derrière Otis Spann et Sunnyland Slim. Il grave aussi deux albums en vedette (Tribute to Little Walter et surtout Of the blues) qui provoquent un choc auprès des innombrables apprentis harmonicistes du blues revival, notamment grâce à la présence sur ces disques d'étincelants instrumentaux comme Ode to Billy Joe, Juicy Lucy ou Hawaiian Eye.
           
Il quitte Muddy, se fixe définitivement à Los Angeles, joue dans l'orchestre de la chanteuse Big Mama Thornton, ce qui lui vaut une nouvelle notoriété et la possibilité d'enregistrer des séances remarquables avec elle mais aussi derrière Big Joe Turner ou Jesse Thomas. Soudain entouré d'une kyrielle de jeunes harmonicistes californiens (William Clarke, Mark Hummel, Gary Smith, Paul De Lay, Kim Wilson, Rick Estrin...), il devient leur mentor, leur principale source d'inspiration et le fondateur involontaire d'un style d'harmonica swinguant et jazzy qui est aujourd'hui fort répandu et imité dans le monde entier. C'est un de ses élèves, Rod Piazza, qui le convainc en 1970 de rejoindre son groupe Bacon Fat, composé alors de très jeunes musiciens blancs. Smith leur apporte son expérience, son feeling, son sens du blues et une authenticité qui transparaissent dans les enregistrements effectués alors. Il décède le 2 octobre 1983 à Los Angeles Californie)
            L'œuvre de George Smith n'a cessé de grandir avec le temps et d'inspirer déjà deux générations d'harmonicistes!
                                                                       Gérard HERZHAFT

           
Although less well known than Little or Big Walters, George Allen Smith is anyway one of the great innovators of the post-war harmonica blues.
            Born on April, 22nd 1924 in Helena, Arkansas but raised in the North by his mother who played chromatic harmonica under the influence of people like Larry Adler and Borrah Menovitch, George started to practise himself the instrument at an early age, playing pop and jazz tunes. It is only in 1942 when he went to work on a slaughterhouse in Kansas City that George met some blues harp players. Soon, Smith played for tips on the streets and in the clubs with some local popular big bands. To be heard above the honking horns of those orchestras George amplified his harmonica, certainly one of the first to try to play this way.
            This is those broad experiences that he brought with him when he relocated in Chicago in 1949, bringing a very different way to play the harmonica blues (blowing often octaves on the so called third position) in a city then mostly under the huge influence of John Lee "Sonny Boy" Williamson.
            But he has to wait 1955 and a return visit to Kansas City to at last be able to record a session for the Biharis, waxing some revolutionaries tracks like Blues in the dark or Telephone blues. But the success eludes him and during the subsequent years he has to record for some small outfits under nicknames (Little Walter Jr, Harmonica King, George Allen) that certainly don't make easier for him to be known as the major harmonicist he really is.
            In 1968, he is hired by Muddy Waters and will play with the maestro for a short year on festivals and concert halls, being at last discovered by blues fans all over the world and recording his two first LPs for Capitol and Bluesway that features some stunning instrumentals.
            After a session behind Sunnyland Slim in Los Angeles, George is hired by Big Mama Thornton and decides to stay in this city, making new recordings under his name for local labels like Sotoplay and behind numerous blues (and sometimes jazz) players.
            In Southern California he becomes friend with Rod Piazza who is certainly his most faithful pupil and with whom he plays, records and tours the US and Europe in the Bacon Fat blues band. At that time, George becomes the leading inspiration for a whole generation of West Coast harp players like William Clarke, Mark Hummel, Gary Smith, Paul De Lay and such who take his jazzy and swinging way to play the harmonica. He is unintentionally but undoubtedly the creator of the West Coast harmonica style.
            George dies on October, 2nd, 1983 in Los Angeles and his recordings have never stopped to be more and more appreciated, becoming all-time classics and inspiring already two generations of harp players.
                                                                       Gérard HERZHAFT


GEORGE SMITH
The Complete Studio Recordings
Volume 1
George Smith, vcl/hca; band. Kansas City, Ka. août 1955
01. Blues in the dark
02. Telephone blues
03. Blues stay away
04. Oopin’ doopin’ doopin’ I & II
05. Rocking I & II
06. Early one monday morning
07. Early one morning
George Smith, hca; Champion Jack Dupree, pno; Barney Richmond, bs; Alfred Dreares, dms. Cincinnatti, Oh. 8 novembre 1955
08. Sharp harp
George Smith, vcl/hca; Maxwell Davis, t-sax; band. Los Angeles, Ca. mars-avril 1956
09. Love life
10. Cross eyed Suzie Lee
11. California blues
12. Goin’ to California
13. Down in New Orleans
14. Hey Mr Porter
15. You don’t love me
16. I found my baby
17. Have myself a ball
George Smith, vcl/hca; band. Los Angeles, Ca. novembre 1956
18. Miss O’Mailey’s rally
19. I don’t know
20. All last night
21. Hot Rolls

GEORGE SMITH
The Complete Studio Recordings
Volume 2
George Smith, vcl/hca; band. Los Angeles, Ca. janvier-février 1957
22. West Helena blues
23. As long as I live
24. Nobody knows
George Smith, vcl/hca; J.D. Nicholson, pno/og; Jimmy Nolen, g; Curtis Tillman, bs; Chuck Thomas, dms. Los Angeles, Ca. 1960
25. I want a woman
26. Times won’t be hard always
27. Tight dress
28. Loose screws
29. Until you come home
George Smith, vcl/hca; tpt; saxes; Ernest Lane, pno; Jimmy Nolen, g; Curtis Tillman, bs; Chuck Thomae, dms; vcl group. Los Angeles, Ca. 1961
30. I must be crazy
31. Sometimes you win when you lose
32. Come on home
33. You can’t undo what’s been done
34. Rope that twist
George Smith, vcl/hca; Marshall Hooks, g; Phillip Walker, g; Curtis Tillman, bs; Chuck Thomas, dms. Los Angeles, Ca. 1964
35. Brown mule
36. Good things
George Smith, vcl/hca; Marshall Hooks, g; Jimmy Nolen, g; bs; dms. Los Angeles, Ca. 1966
37. Summertime
38. The Avalon boogaloo
George Smith, vcl/hca; Muddy Waters, g; Sammy Lawhorn, g; Otis Spann, pno/og; Luther Johnson, bs; Francis Clay, dms. New York City, 25 novembre 1966
39. Chicago blues band
40. Look out Victoria
41. Old ugly man like me
George Smith, vcl/hca; Marshall Hooks, g; Jimmy Nolen, g; bs; dms. Los Angeles, Ca. février 1968
42. Yes baby
43. Blowin’ the blues
44. Trap meat