Nombre total de pages vues

samedi 8 avril 2017

R.C. SMITH: CLARSDALE BLUES

R.C. SMITH: CLARKSDALE BLUES

           
Robert Curtis Smith, né en 1930 à Cruger (Ms) près de Clarksdale, est une des meilleures découvertes faites par Chris Strachwitz et Paul Oliver durant leur voyage conjoint dans le Sud des Etats Unis en juillet 1960. Un chanteur et guitariste de blues, dans le pur style du Delta, qui compose des morceaux relatant sa vie quotidienne et qui est âgé d'à peine 30 ans! Même pour l'époque, il s'agissait vraiment d'une trouvaille majeure.
            C'est par hasard que Chris et Paul croisent le chemin de R.C. Smith alors qu'il discutait avec son ami Wade Walton dans le petit salon de coiffure que ce barbier/ bluesman tenait dans le quartier noir de Clarksdale. Après que Wade eut impressionné ses visiteurs exotiques de quelques morceaux à la guitare, à l'harmonica et surtout en battant le rythme avec une lame et la sangle de rasoir de sa boutique (un "truc" qu'il rééditera devant chacun de ses visiteurs de plus en plus nombreux au fur et à mesure des années), R.C. a à son tour interprété quelques morceaux avec la guitare de Wade (il avait mis la sienne au clou pour payer les cadeaux de Noel à sa femme et à ses huit enfants)
            D'emblée, Oliver et Strachwitz décident d'enregistrer les deux compères. Smith ne grave que quelques titres et c'est l'année suivante en juillet 1961 qu'il peut s'exprimer sur un album entier qui sortira pour Bluesville, un des meilleurs LP de ce label, avec notamment quelques très grands moments personnels comme le désespérant Council Spur blues. Malheureusement le label Bluesville n'a jamais brillé par sa distribution et l'album sorti presque en catimini à une époque où le blues revival n'était que balbutiant ne se vend qu'à quelques dizaines d'exemplaires!
            A part quelques dollars bienvenus, le disque ne rapporte rien du tout à R.C. Smith qui retourne à sa métairie, conduisant un tracteur pour un salaire misérable. Il confiera être très fier qu'un seul de ses enfants soit décédé! Vers 1969, il abandonne le blues pour la religion, quitte ensuite le Mississippi dans les années 1970 pour une meilleure vie à Chicago.
            Son superbe disque – malheureusement devenu très rare et jamais réédité ni en LP ni en CD – intrigue cependant le cercle des amateurs de Delta blues un peu partout dans le monde, en particulier le fondateur de Living Blues Jim O'Neal qui, grâce à Wade Walton, réussit à le retrouver en 1997 et à le faire monter sur scène (sans doute sa seule apparition en concert) durant le Sunflower blues festival. Mais Smith doit regagner Chicago et élude donc l'idée d'enregistrer l'album que veut O'Neal.
            L'année suivante, Matthew Bock tombe sur lui un peu par hasard tandis qu'il dirige une congrégation dans le South Side de Chicago, continuant à jouer de la guitare et à chanter, mais cette fois uniquement des gospels. La voix est devenue un peu plus rauque mais sa musique religieuse semble aussi pleine de vigueur et d'inspiration que les blues qu'il avait enregistrés près de 40 ans avant! Il enregistrera cinq nouveaux titres.
            R.C. Smith décède en novembre 2010 à Chicago.
            On ne peut que regretter que ce talent qu'on devine d'importance au vu de ses quelques disques n'ait pu davantage figurer dans les festivals de blues et fréquenter davantage les studios. But anyway this is the real story of the blues!
                                                           Gérard HERZHAFT

            Robert Curtis Smith, born in Cruger, Ms near Clarksdale in 1930, is certainly one of the best discovery made by Chris Strachwitz and Paul Oliver during their July 1960 blues trip in the Deep South. Here was a blues singer in his early 30's playing the guitar in the true Delta style who also wrote personal lyrics about his everyday life! Even for the 1960's he was a major find and he should certainly have enjoyed concerts, records and international recognition.
            Chris and Paul crossed the path of R.C. Smith while he was chatting with his old friend Wade Walton in Wade's barbershop situated in Clarksdale's "colored" quarter. Wade was mentioned as an old-styled bluesman by several people, leading Oliver and Strachwitz to his shop. After Wade had impressed his exotic visitors in singing and playing the guitar and harmonica and moreover playing his razor strap (a gimmick he would do again umpteenth times for visiting bluesfans from all around the world during the next decades, including yours truly!), R.C. also mentioned he was able to play and sing the blues even he had no guitar of his own at that time (he had to put his guitar at the pawnshop the previous year to be able to buy Christmas gifts to his children and he hadn't been able to buy it back).
            Paul and Chris decided at once to record the two hitherto unknown bluesmen. R.C. Smith recorded only four titles and he had to wait the following year to make a whole album which would be issued on the Bluesville label, certainly one of the best (and much sought after) of these series with some striking numbers like the hopeless Council Spur blues. Unfortunately the Bluesville label was very poorly distributed and Smith's LP sold only a handful of dozens (I was once told less than a hundred!)
            Smith grabbed only a handful of dollars from this record and nothing else happened: no gigs, no more records, nobody coming to see him! R.C. was still living precariously and when asked decades after he said his main pride was to have raised his large family with only one lost child! Around 1969, he gave up entirely the blues for the church and at the end of the 1970's he left Mississippi for Chicago, becoming a fulltime preacher.
            His great LP - unfortunately very hard to find after the mid-60's and never reissued on CD - had nevertheless gained the worldwide blues buffs' attention and it had the indefatigable energy of Jim O'Neal (founder of Living Blues and then relocated in Clarksdale) to at last (and thanks to Wade's tip) find Reverend R.C. Smith in Chicago during 1997. Thanks to O'Neal, R.C. made his first and only stage appearance at the Sunflower blues festival. Jim hoped to record R.C. but it never materialized.
            The following year Matthew Bock crossed R.C.'s path by chance and made him record five new titles, only Gospel numbers, delivered with the same feeling and energy R.C. had 40 years before!
            R.C. Smith died in Chicago in November 2010.
            We can only have regrets this excellent bluesman had not been more on the focus. He probably was able to make strong appearances in big festivals like Newport, the AFBF and others also record more great LPs and become an important name of the blues revival.
            But sadly it's anyway and so usually the story of the blues!
                                                           Gérard HERZHAFT

R.C. SMITH
The Complete Recordings
R.C. Smith, vcl/g. Clarksdale, Ms. 24 July 1960
01. Stella Ruth
02. Going back to Texas
03. Lonely widower
04. Lost love blues
R.C. Smith, vcl/g; Sam Moore, dms. Clarksdale, Ms. 28 July 1961
05. Please don't drive me away
R.C. Smith, vcl/g. Clarksdale, Ms. 28 July 1961
06. Rock me mama
07. I believe we love each other
08. Put your arms around me
09. Catfish blues
10. I hate to leave you
11. Council Spur blues
12. I feel so good
13. I'm going away
14. Ain't that lovin' you baby
15. Get a real woman
16. See my chauffeur
17. Sunflower River blues
18. Katy Mae blues
19. Goody goody
20. Can you remember me?
R.C. Smith, vcl/g. Chicago, Ill. 1998
21. The Lord will make a way somehow
22. Lye Water conversion
23. Thank you
24. Calvary

25. Milky white way

lundi 27 mars 2017

MASTERS OF BLUES GUITAR: DANNY OVERBEA


MASTERS OF BLUES GUITAR: DANNY OVERBEA



           
Daniel Dorsey Overbea naît le 3 janvier 1926 à Philadelphie, Pennsylvanie de Sylvester Overbea et Irene Dorsey, une famille musicale qui officie régulièrement dans leur congrégation. Elevé à Chicago où ses parents ont migré alors qu'il avait sept ans, Danny a eu une éducation musicale poussée à la Du Sable High School où il forme un orchestre, chantant les morceaux du crooner Bing Crosby, alors son idole et devenant progressivement un musicien accompli, compositeur et guitariste capable de jouer n'importe quel morceau.
            Après un service militaire sur le front européen, Danny Overbea revient à Chicago en 1946 et entame immédiatement une carrière musicale professionnelle avec les Three Earls, un groupe vocal pop de Cleveland puis en tant que chanteur et guitariste de l'orchestre du saxophoniste Eddie Chamblee. C'est au sein de cet orchestre que Overbea fait ses débuts discographiques en 1950.
            Mais c'est lors d'une prestation particulièrement réussie au Paris Club sur le West Side en 1952 - Danny est aussi un formidable showman qui joue de la guitare avec les dents, derrière son dos, couché ...- qu'il est remarqué par le DJ et producteur Al Benson qui lui fait signer un contrat et l'enregistre, les disques sortant sur le label Checker. Train train train est immédiatement un énorme succès national, suivi l'année suivante en 1953 de plusieurs autres morceaux marquants (Stop time, 40 cups of coffee - que reprendra Bill Haley), cette fois gravés en compagnie du bel ensemble de King Kolax. Pendant quelques années, Overbea participe à plusieurs tournées nationales de R&B notamment avec Count Basie, Dinah Washington, Cootie Williams ou les Moonglows et figure dans les célèbres programmes télévisés de Alan Freed.
            Mais ces succès ne se répètent plus les années suivantes et Overbea - du moins dans ses enregistrements pour Chess, Federal, Shep, Apex- essaie de revenir à un répertoire plus orienté vers des ballades, sans résultats commerciaux. Cependant, il continue à se produire dans de nombreux clubs de Chicago et jusqu'en Floride jusque à la fin des années 1960 où, la mort dans l'âme, il doit abandonner la musique pour vivre de divers métiers.

            Un formidable guitariste mais sans doute difficile à catégoriser, Danny Overbea décède le 11 mai 1994 à Chicago, très largement oublié de tous.
            Nous avons essayé de regrouper la plupart des titres gravés sous son nom. Il nous en manque une poignée et merci d'avance à ceux qui les possédant voudront les partager sur ce blog. Merci aussi à Marc Claes pour son aide précieuse.
                                                                       Gérard HERZHAFT


            Daniel Dorsey Overbea was born 3d January 1926 at Philadelphia, the son of Sylvester Overbea and Irene Dorsey, a musical family who played regularly in their local church and around. His parents went to live to Chicago when the young Danny was seven and he was musically educated at the Du Sable High School where he formed a band, playing several instruments, composing, arranging and singing a lot of Bing Crosby's tunes, his first idol.
            After his service in Europe during the war, Danny came back to Chicago in 1946 and embarked himself upon a professional musical career, first with the Cleveland vocal group The Three Earls and then as a guitarist and lead singer with tenor-saxophonist Eddie Chamblee's band. This is as a member of Chamblee's group that he made his recording debut in 1950.
            A proficient guitarist and a powerful showman (he played behind his back, with his teeth...), Danny Overbea was contacted by the famous R&B DJ Al Benson who recorded him for the Checker label the Top 10 R&B hit Train, train, train, followed by several strong numbers (Stop time, 40 cups of coffee... this one being covered by Bill Haley) waxed with the no-nonsense King Kolax Orchestra. During a few years, Overbea was very busy, touring nationally with Top R&B acts like Count Basie, Dinah Washington, Cootie Williams or The Moonglows and being featured several time on the famous Rock'n'Roll TV shows by Alan Freed.
            But and despite trying to record more ballads and even pop tunes, the subsequent recordings for Checker, Federal, Shep , Apex... didn't generate any new Hits. For some years, until the end of the 60's, Overbea was still playing in clubs and venues from Chicago to Florida, living on his reputation.
            But the good things didn't last and around 1969, Overbea had to give up music and make a living on several menial jobs.
            A powerful, imaginative guitarist and composer but probably too hard to categorize, Danny Overbea died on 11 May 1994 at his Chicago's home, largely forgotten.
            We have tried to gather all the titles he recorded under his name but a handful are still missing. Thanks to anyone who'd like to share those elusive tracks. And thanks a lot to Marc Claes for his help.
                                                           Gérard HERZHAFT


DANNY OVERBEA/ Discographie
Danny Overbea, vcl/g; Eddie Chamblee, t-sax; John Young, pno; bs; dms. Chicago, Ill. 27 juillet 1950
01. Sweet Lucy
02. Laughing boogie
03. This is it
Danny Overbea, vcl/g; Eddie Chamblee, t-sax; John Young, pno; Walter Scott, g; Andrew Harris, bs; Osle Johnson, dms. Chicago, Ill. 28 juillet 1950
04. Every shut eye ain't sleep
Danny Overbea, vcl/g; band. Chicago, Ill. 1951
The joke is on me
Contrary Mary
Danny Overbea, vcl/g; King Kolax, tpt; Dick Davis, t-sax; b-sax; Prentice Mc Cary, pno; Cowboy Martin, bs; Little Gates, dms. Chicago, Ill. janvier 1953
05. Train train train
06. Train train blues
07. I'll wait
Danny Overbea, vcl/g; King Kolax, tpt; Dick Davis, t-sax; b-sax; Prentice Mc Cary, pno; Cowboy Martin, bs; Little Gates, dms. Chicago, Ill. avril 1953
08. 40 cups of coffee
I'll follow you (cf my You Tube channel)
Danny Overbea, vcl/g; King Kolax, tpt; Dick Davis, t-sax; b-sax; Prentice Mc Cary, pno; Cowboy Martin, bs; Little Gates, dms. Chicago, Ill. septembre 1953
09. I could but I won't
10. Sorrento
Danny Overbea, vcl/g; King Kolax, tpt; Harold Ousley, t-sax; b-sax; Prentice Mc Cary, pno; Cowboy Martin, bs; Leon Hooper, dms. Chicago, Ill. janvier 1954
11. Stomp and whistle
12. Ebony Chant
Danny Overbea, vcl/g; band. Chicago, Ill. avril 1954
13. Roamin' man
14. Hey Pancho
15. You're mine
Danny Overbea, vcl/g; band. Chicago, Ill. 27 septembre 1954
16. A toast to lovers
17. My love my love
Danny Overbea, vcl/g; band. Chicago, Ill. mars 1955
18. Do you love me?
Danny Overbea, vcl/g; band. New York City, décembre 1955
19. My stubborn heart
Hear my story (cf my YouTube Channel)
Danny Overbea, vcl/g; Wilbur Wynne, g; Ronald Wilson, t-sax/flt; Billy Wallace, pno; Johnny Pate, bs; Donald Clark, dms. Cincinnati, Oh. 19 mars 1958
20. Space time
Candy bar (cf my You Tube Channel)
Danny Overbea, vcl/g; band. Chicago, Ill. février 1959
21. With all my soul
22. Like crazy
Danny Overbea, vcl; Lefty Bates, g; Tommy Jones, t-sax; b-sax; pno; Quinn Wilson, bs; Al Duncan, dms. Chicago, Ill. juin 1959
23. Don't laugh at me
24. Stop
Danny Overbea, vcl/g; Sonny Thompson, pno; band. Cincinnati, Oh. 1961
25. Listen to me singing the blues
26. Book of tears
27. I'm tired of being tossed around
28. Rosebud

The very rare (if not Overbea's best!) tracks I'll follow you/ Hear my story/ Candy Bar are gathered on My YouTube Channel. A lot of thanks to Steve Wisner for sharing!


dimanche 26 mars 2017

NOUVEAUX LIENS/ NEW LINKS

NOUVEAUX LIENS/ NEW LINKS



Suite à de nombreuses demandes, voici quelques nouveaux liens pour d'anciens fichiers manquants.
Recharger ces fichiers peut être long et fastidieux, aussi merci de télécharger ce que vous désirez quand cela est possible. D'autant plus que certaines demandes ne sont même pas suivies de téléchargement!
En général, sur certains sites comme zippy, les fichiers chargés sont supprimés après que, durant un mois, aucun téléchargement de ce fichier n'ait été effectué, ce qui montre donc le peu d'intérêt.
Pour zippy comme pour les autres, certains fichiers sont aussi supprimés suite à une demande de propriétaires (ou soi-disant tels) des copyrights. Dans ce cas, je ne procède à aucun nouveau téléchargement.
Enfin, tous ces sites peuvent supprimer des fichiers sans aucune raison.
Blue Eye est juste ma manière de contribuer à une meilleure connaissance du blues et des musiques américaines ainsi que de partager ce que j'ai appris et collecté en plus de 50 ans! Blue Eye n'est en aucun cas une entreprise commerciale, aucun profit même modique n'est réalisé et aucune publicité n'est acceptée. Cela prend malgré toutt temps, énergie et travail. Si vous souhaitez cependant m'aider à ce que ce site puisse continuer, le plus simple est d'acheter mes ouvrages en ligne (sur Amazon par exemple)

Following numerous requests, here are some new links for some missing files.
Please note that uploading those files can be a long and tedious work, so thanks to download whatever you want when it's possible. And sometimes I even see that a re-upload is following by noone!
Generally on zippy, the files are removed after nobody had downloaded them during a whole month, that's proving nobody is interested anymore. For zippy like for the others, some files are also removed after a request by copyright owners (or so-called!). In this case I won't re-upload those files.
And at last all those websites can remove any files whenever they want without any apparent reason!
Blue Eye is just my contribution to a better knowledge of the blues and other American roots music, also a way to share what I might have learned and collected through more than 50 years. This is a strictly profitless kind of work, no money, no advertising. But of course this take me time, work and energy. If you wish to help me in a way or another, the best thing would be to buy my books (through Amazon).

Eddie Kirkland Vol. 2

John Brim

Baby Boy Warren

Detroit Blues Vol. 2

Honeyboy Edwards Vol. 1

Honeyboy Edwards Vol. 2

Larry Johnson Vol. 1
https://mega.nz/#!TAowCIxT!N4l-UC5Ef7PPs2qPT8znd5jte3Mgh0hFRAES0kjKowE
Liner notes for Larry: 
http://www.mediafire.com/file/3yode4u3tpy115w/JOHNSONLarry.pdf


Larry Johnson Vol. 2

Charles Walker



vendredi 3 mars 2017

CHICAGO/ The Blues Yesterday Vol. 19

CHICAGO/ The Blues Yesterday Vol. 19

           
Ce 19 ème (!) volume de cette série populaire sur Chicago... d'hier est consacré à des artistes qui sont aux antipodes de ce que l'on entend généralement par "Chicago blues" (le blues du Mississippi et de l'Arkansas implanté dans la grande cité du Lac Michigan après la guerre), une définition beaucoup trop restrictive pour un ensemble bien plus complexe et divers.
            La chanteur Roy Wright sur lequel on ne sait pas grand' chose a substantiellement enregistré pour différents labels de Chicago, d'abord Drexler (de Paul King et Les Caldwell), quatre 45t en 1957-58 dans une veine R&B puis à partir de 1962 pour Crash, Vick, Mica (tous possédés par le célèbre DJ Al Benson) avec des arrangements et des mélodies annonçant la Soul. Ses intonations très Gospel et l'excellence de ses accompagnateurs (Red Holloway; le pianiste Denni Tillman..) font de la plupart de ces titres de belles réussites. Malgré nos recherches, bien des titres de la discographie de Wright manquent. Toute copie .mp3 - ainsi que davantage de renseignements sur cet artiste autant absent des revues de blues que de Soul! - serait bienvenue.
            Bill Crosby qui a enregistré deux séances en 1945-46 dans un style mélangeant le blues orchestral d'avant guerre avec les nouveaux arrangements du R&B d'alors est encore plus mystérieux et on ne sait pratiquement rien de lui. Dans ces deux séances d'enregistrement, il est accompagné par des vétérans du Chicago blues des années 1930 comme Bill Owens, Sugarman Pennigar (qui chante sur un titre) ou Oett "Sax" Mallard. Il a été suggéré que Bill Crosby serait juste un pseudonyme choisi par le producteur pour engranger sur l'énorme succès du crooner Bing Crosby.
           
James Anthony "Lucky" Carmichael (né le 12 octobre 1920 à Harrodsburg, Kentucky) est un blues shouter qui a gravé six titres, surtout célèbres grâce à la guitare hyper bluesy de M.T. Murphy. Lucky a commencé sa carrière dans des tent shows sillonnant le Sud, participant au moins un moment à l'orchestre de Bobby "Blue" Bland derrière lequel il jouait du piano. Il s'essaie à une carrière en vedette à Chicago dans les années 1950, est un temps membre de l'orchestre de Lefty Bates. Il continuera sa carrière dans les années 1970 et décède à Cincinnati, Ohio le 7 octobre 1982.
            Tous nos remerciements à ceux qui nous ont aidés pour cet article, en particulier Steve Wisner et Sir Shamblin et son excellent site.
                                                                       Gérard Herzhaft

            This 19th (!) volume of our very popular Chicago/ The blues Yesterday series features artistes who are the exact opposite to what one's referring to "Chicago blues", the transplanted Mississippi/ Arkansas blues to Chicago during the post-war years, certainly a much too restrictive definition for a more broader musical range.
            We don't know a lot about the soulful singer Roy Wright who anyway has recorded substantially for several Chicago labels, starting with four R&B singles in 1957-58 for Paul King et Les Caldwell's Dexler label, then after 1962 for famous DJ Al Benson's bunch of labels (Crash, Vick, Mica) this time much more in the then emergent Soul vein. Roy's emotionally Gospel-tinged vocals and excellent backing musicians (Red Holloway, Denni Tillman) give a special quality to most of those records. Despite our efforts, we haven't been able to gather all Roy's records. Any .mp3 copies - as well as more about this obscure artist - would be most welcome.
            Bill Crosby who recorded two Chicago sessions in 1945-46 in a style mixing pre-war Chicago urban blues with the then new R&B arrangements is even more mysterious! It seems that nobody knows anything about this anyway very good singer. He is backed by Chicago blues veterans like piano man Bill Owens, Sugarman Pennigar (who even handles the vocals on one track) or Oett "Sax" Mallard. Some have suggested that Bill Crosby was in fact a nom-de-disque chosen by the producer to cope up with the enormous success of the crooner Bing Crosby!
            James Anthony "Lucky" Carmichael (born 12th October 1920 at Harrodsburg, Kentucky) is a very good blues shouter who waxed six titles in Chicago that are famous because of the backing guitar of M.T. Murphy. But there is much more about Lucky who started his musical career very early, playing and dancing with itinerant tent shows throughout the Southern States, being at least for a while the pianist of Bobby Bland in Memphis. He tries his luck in Chicago during the 1950's, singing and playing with Lefty Bates' Orchestra before recording as a solo act. He is reported appearing in clubs in Chicago and Cincinnati until the late 1970's. Lucky died in Cincinnati, Oh. on 7th December 1982.
            A lot of thanks to all who helped with this post, particularly Steve Wisner and Sir Shamblin and his first-rate website.
                                                                       Gérard Herzhaft




CHICAGO/ The Blues Yesterday
Volume 19
ROY WRIGHT, vcl; Denni Tillman, pno; John Avant, tb; Red Holloway, t-sax; band.  Chicago, Ill. mars 1957
01. No haps
02. I've got it
03. You promised
I'm lonely
Roy Wright, vcl; Denni Tillman, pno; band. Chicago, Ill. 1958
04. True love
I hope it lasts forever
I tried
Who'll volunteer
Roy Wright, vcl; band. Chicago, Ill. 1962
05. I'm going crazy
06. Once in awhile
Roy Wright, vcl; band. Chicago, Ill. 1965
07. Heartbreak
Something wrong (Thanks to Steve Wisner and Pierre Monnery for sharing)
Roy Wright, vcl; band. Chicago, Ill. 1966-67
08. Hook line and sinker
09. Alone
10. You changed my life around
BILL CROSBY, vcl; Bill Owens, pno; dms. Chicago, Ill. 28 octobre 1945
11. That's my gal
12. Come for a ride
Bill Crosby, vcl; Bill Owens, pno; Johnny Morton, tpt; Oett "Sax" Mallard, a-sax/clt; Sugarman Penigar, t-sax; Bali Beach, bs; Jump Jackson, dms. Chicago, Ill. 29 juillet 1946
13. Those doggone blues (vcl: Sugarman Pennigar)
14. Eat, drink and be merry
15. Hip Chick blues
16. Sneaking woman blues
LUCKY CARMICHAEL, vcl; band. Chicago, Ill. 1960
17. The eleven o'nine
18. Better be with me
Lucky Carmichael, vcl; M.T. Murphy, g; band. Chicago, Ill. mars 1961
19. I'm comin' home
20. Hey girl
21. Hey Girl n°2
22. Blues with a feelin'
Lonesome & Lonely (click to dwnld Thanks to Steve Wisner)


jeudi 9 février 2017

GUS JENKINS

GUS JENKINS/ Complete Recordings

           
Né à Birmingham (Alabama) le 23 mars 1932, Augustus D. "Gus" Jenkins a appris le piano sous l'influence de sa mère et des disques de Walter Davis. Très jeune, il joue dans des bars locaux et est embauché par le spectacle itinérant d'Atlanta, Sammy Green's Hot Harlem Review qui comprendra aussi Big Mama Thornton.
            A la fin des années 40, Gus décide de faire une carrière personnelle et s'installe à Chicago où il attire l'attention des frères Chess pour lesquels il fait ses premiers enregistrements en 1953 (accompagné de Big Walter Horton!) dans un style proche de celui de Walter Davis.
            La fin de l'année 1953 le voit déjà à Los Angeles où il trouve des engagements dans des clubs et enregistre à nouveau pour de nombreux labels de la Côte Ouest comme Specialty, Combo, Cash et Flash. Il s'essaie à divers styles de blues, imitant Howlin' Wolf (sous le nom de The Young Wolf!), dans un style plus proche des pianistes comme Charles Brown en tant que Little Temple ou Piano Bo et derrière sa femme Mamie Reed (Mamie Perry). Mais c'est avec son instrumental Tricky, produit par Charlie Reynolds en 1956 (sous le nom de Gus Jinkins!) qu'il obtient son premier succès commercial. Les instrumentaux de plus en plus Funky (a la Ramsey Lewis) où Gus joue du piano ou de l'orgue se succèdent alors (Spark Plug, Payday shuffle...) sans renouveler le succès de Tricky.
            Il fonde son propre label Pioneer en 1959, enregistre plusieurs obscurs bluesmen californiens ainsi que lui-même abondamment, tentant de suivre les courants de la musique noire. En 1964, il obtient un nouveau succès local avec l'instrumental Chitlins qui sera alors repris par Tower, une filiale de Capitol.
            Malheureusement, Gus Jenkins (qui se fait désormais appeler Jaarone Pharaoh) abandonne la musique à la fin des années 1960. Il décède, quasiment oublié de tous le 22 décembre 1985 à Los Angeles, laissant une œuvre diverse et de qualité.
            Merci à tous ceux qui nous ont permis de rassembler les enregistrements de Gus Jenkins. Merci aussi à ceux qui posséderaient ceux qui manquent et souhaiteraient envoyer une copie .mp3 via mon mail.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            Born on 23d March 1932 in Birmingham (Alabama), Augustus D. "Gus" Jenkins has learned to play piano at an early age under the tutelage of her keyboard mother and the strong influence of Walter Davis' records. He started to play in local clubs before joining, still a teenager, several itinerant Shows, namely Atlanta's Sammy Green's Hot Harlem Review who also featured his fellow Alabamian Big Mama Thornton.
            At the end of the 1940's, Gus came to Chicago to try his luck, played in several clubs and even got a Chess recording session in 1953, backed by Big Walter Horton. But feeling (rightly) that his own style was more suitable to West Coast ears, he ended in Los Angeles where he found many opportunities in clubs, lounges and recording sessions for several Californian labels (Specialty, Combo, Cash, Flash). Seeking the success, he recorded on several blues or R&B genres, mostly in a Charles Brown's style but also as a credible Howlin' Wolf impersonator under the "Young Wolf" moniker as well as Little Temple or Piano Bo! He also backed his wife Mamie Reed/ Mamie Perry on some excellent records. Finally, this is with a pre-Funky instrumental (a la Ramsey Lewis), Tricky, recorded for Charlie Reynolds in 1956 that he got his first real hit. Henceforth, alongside with blues and ballads, he waxed many instrumental of this kind, playing either piano or organ (Spark plug, Payday shuffle) but without succeeding commercially.
            In 1959, Gus Jenkins founded his own Pioneer label, recording several excellent obscure L.A. bluesmen as well as many tracks of his own. In 1964, another instrumental named Chitlins created some local stirs and, taken over by the Tower label (a Capitol subsidiary), it became another last hit for Gus.
            Unfortunately, Gus Jenkins (who renamed himself Jaarone Pharaoh) gave up the music in the late 1960's and died in Los Angeles on 22nd December 1985, largely unknown outside a small number of blues buffs around the world. He leaves us a diverse and mostly very good works.
            Thanks a lot to all those who helped to gather those tracks and thanks by advance to those willing to share (a .mp3 copy through my mailbox would be great!) the still missing tracks.

                                                                       Gérard HERZHAFT

mardi 17 janvier 2017

TEDDY REYNOLDS, 1950-69

TEDDY REYNOLDS, 1950-69

           
Un des meilleurs pianistes de blues texan de l'après-guerre, Teddy Reynolds est né à Houston le 12 juillet 1931 d'une famille musicale (son père Theodore jouait du piano dans les clubs du quartier du Third Ward de Houston) et élevé par sa grand mère Hallie Robinson, elle-même une pianiste qui lui a appris son instrument.
            Dès l'adolescence, Teddy peut ainsi se produire dans certains clubs du 3d Ward peu regardants sur l'âge réel du pianiste, tel le Jeff's Playhouse dont il devient membre de l'orchestre maison où passeront Johnny Copeland, Albert Collins, Joe Medwick ou Henry Hayes. Il accompagne aussi nombre de grands noms en tournée...
            C'est grâce à Henry Hayes que Reynolds fait ses débuts discographiques pour Sittin' In With en 1950 en tant que chanteur de l'orchestre de Ed Wiley (And his After Hours Band). Cette première séance engendre un succès régional avec Cry, cry, cry, ce qui pousse le label à éditer d'autres morceaux de ces séances mais cette fois sous le nom de Teddy "Cry Cry" Reynolds! Les années suivantes, Teddy fait partie de plusieurs orchestres, tourne dans tous les Etats du Sud Ouest et participe en tant que pianiste et organiste à de nombreuses séances, particulièrement pour le label Duke/ Peacock à Houston derrière Bobby Bland, Junior Parker, Texas Johnny Brown, Johnny Copeland.... Mais il doit attendre 1958 pour graver de nouveaux titres sous son nom, obtenant un nouveau succès avec le classique Puppy dogs.
            Au début des années 1960, Reynolds s'installe à Los Angeles, joue dans des clubs californiens et enregistre sous son nom (pour les frères Bihari), même un album entier de blues "Twists" (sic) ou en tant que musicien de studio.

            Mais avec l'avènement du Disco, les engagements se font rares. Teddy retourne à Houston, doit travailler dans le bâtiment et l'industrie pétrolière avant d'être redécouvert par Hammond Scott et à nouveau enregistré avec les Texas Upsetters du saxophoniste Grady Gaines. Il décède à Houston le 1er octobre 1998.
            Malgré tous les efforts, nous n'avons pu rassembler la totalité des titres enregistrés par Teddy Reynolds entre 1950 et 1969. Merci à tous ceux qui pourront compléter cette discographie. Et merci à Jose Yrrabera et Johnny Lee Ramirez pour leur aide.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            One of the best post-war Texan pianists, Teddy Reynolds was born in Houston on 12th July 1931 from a musical family: his father (also named Theodore) was a noted pianist in the Third Ward's clubs and his pianist grandmother Hallie Robinson who really raised him taught him well this instrument.
            Still a teenager (and despite his young age), Teddy starts to play in Houston's clubs and get a regular job as the piano man in Jeff's Playhouse house band where he meets and befriends Johnny Copeland, Albert Collins, Joe Medwick or Henry Hayes.
            Thanks to Hayes, Teddy makes his recording debut as the singer of the Ed Wiley's After Hours Band for the Sittin' In With label, waxing a regional hit with Cry, cry, cry. Other tracks from those sessions are thus issued, this time under Teddy "Cry Cry" Reynolds name! The following years, Teddy is constantly in demand as a studio man for several labels, particularly Don Robey's Duke/Peacock, recording behind a lot of blues and R&B acts (Bobby Bland, Junior Parker, Texas Johnny Brown...)... But he has to wait 1958 to record under his name, Puppy dogs, another local hit.
            During the early 60's, Reynolds moves to Los Angeles where he also plays in local clubs and records behind a lot of artists for several West Coast label like those of the Bihari Brothers. He records also under his name, even a whole Crown album in which his blues are recycled as "Twists" to cope with the then current trend.
            But with the beginning of the Disco craze, the 1970's are lean years for many bluesmen and Teddy has to come back to Houston to make a living working on the oil and construction industries. Happily, the late 1980's blues boom brings him to the attention of producer Hammond Scott who brings him in the studio again for several sessions with the new reformed Grady Gaines' Texas Upsetters.
            Teddy Reynolds dies in Houston on 1st October 1998.
            Despite our efforts, we have not been able to gather all the titles recorded under his name by this great pianist between 1950-69. Thank you by advance to all of those who would like to complete this collection. And a lot of thanks to Jose Yrrabera and Johnny Lee Ramirez for their already great help.
                                                           Gérard HERZHAFT

TEDDY REYNOLDS/ 1950-69
Teddy Reynolds, vcl; Willie Johnson, pno; Henry Hayes, a-sax; Ed Wiley, t-sax; Don Cooks, bs; Ben Turner, dms. Houston, Tx. janvier 1950
01. Cry cry baby
Teddy Reynolds, vcl/pno; tpt; Henry Hayes, a-sax; Ed Wiley, t-sax; g; Don Cooks, bs; Ben Turner, dms. Houston, Tx. 1950
02. Walkin' the floor baby
03. Why baby why
04. Summer's on its way
05. Right will always win
06. You put a voodoo spell on me
07. My heart's full of misery
08. Helpless for your loving
09. Suicide blues
Strange mysterious woman
Waitin at the station
Too late to make a change
Teddy Reynolds, vcl/pno; Harold Bennett, t-sax; L.A. Hill, t-sax; Johnny Copeland, g; Oscar Adams, bs; Johnny Prejean, dms. Houston, Tx. 26 mars 1958
10. Puppy dogs
11. Sad and blue
Teddy Reynolds, vcl/pno; Phillip Walker, g; The Twisters, band. Los Angeles, Ca. 1961
12. She's only twist for me
13. Twist all night
14. Twist with me baby
15. I want to twist with my baby
16. I'll do the twist
17. You changed me
18. Eyes on you
19. Louise
20. I thought the war was over I & II
21. Do you wanna twist?
Teddy Reynolds, vcl/pno; Johnny Success' band. Los Angeles, Ca. 1962
22. Rockin' with you baby
If I could live my life over
Teddy Reynolds, vcl/pno; LaLa Wilson, bs; band. Los Angeles, Ca. novembre 1963
I'm a devil
My life all over
Teddy Reynolds, vcl/pno; band. Los Angeles, Ca. 1966
23. Drop that gun
Love you like I always do
Teddy Reynolds, vcl/pno; band. Los Angeles, Ca. 1969
24. Ain't that soul

Three or Four puppies