J'ai eu la chance de travailler à la conception de la série The Blues conçue pour commémorer le soi-disant centenaire du blues (1903 date où W.C. Handy mentionne un "bluesman") pour la chaîne américaine PBS. Cette série a été conçue par Martin Scorsese et a réuni des metteurs en scène aussi prestigieux que WimWenders, Spike Lee, Pearce ou Clint Eastwood et permis aussi d'exhumer des km de suppléments (films, enregistrements, photos) pour la plupart inédits. Lorsque une grande chaîne française cryptée a diffusé l'intégralité de ces 7 films vers 2007, j'ai été interviewé assez longuement (dans un joli magasin de musique parisien) pour les bonus de ces diffusions. Voici l'intégrale de mes interventions.
Blue eye
A blues blog by Gerard Herzhaft
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jeudi 23 juillet 2026
mardi 14 juillet 2026
CLARENCE GREEN/ Blues Guitar Masters Vol. 12
CLARENCE GREEN/ Blues Guitar Masters Vol. 12
Après Cal Green, ce douzième "Blues Guitar Masters" est consacré à son jeune frère Clarence Green, lui aussi un excellent guitariste texan. Clarence est né à Mont Belvieu (TX) le 1er janvier 1934 mais a grandi dans le 5ème arrondissement de Houston, peuplé largement de créoles venus de Louisiane et connu sous le nom de Frenchtown. Contrairement à Cal, Clarence a toujours préféré vivre d'un travail salarié (chez Houston Light Power) mais a néanmoins pratiqué la musique régulièrement, jouant les week ends de façon régulière autour de Houston. Son premier groupe, Blues For Two, formé en 1951 avec le chanteur Zydeco Albert Redeaux, comprenait même à un moment Johnny Copeland et Joe Hughes. Mais c'est surtout d'abord avec les Cobras puis les Rhythmaires que Clarence a enregistré tout au long des années 1960, soit en vedette (en 1958 son premier 45t Mary my darling/ Old Grandpa) soit derrière quantité de chanteurs et chanteuses de Houston comme Iola Broussard, Lavelle White ou Trudy Lynn ainsi que derrière Bobby Bland, Joe Hinton et Junior Parker. Son orchestre régulier comprenait alors Henry Hayes, Teddy Reynolds , Wilbur Mc Farland.
C'est un peu dans la foulée de Cal Green que Clarence
Green a réussi un retour en studio et sur scène, gravant un très bon album en
1987.
Il avait plusieurs projets de disques et de tournées
quand il est décédé à Houston le 13 mars 1997.
Nous avons regroupé presque la totalité des titres
enregistrés sous son nom par Clarence Green sauf 6 qui soit sont introuvables
soit uniquement dans des ventes aux enchères à des prix faramineux. Toute copie
sous n'importe quelle forme (.mp3) est bien sûr la bienvenue.
Gérard
HERZHAFT
Following Cal Green, this twelfth volume of “Blues Guitar Masters” is dedicated to his younger brother Clarence Green, himself an outstanding Texan guitarist. Clarence was born in
Following somewhat in the footsteps of Cal Green, Clarence Green made a
successful return to the studio and the stage during the 1980's, recording an
excellent album in 1987.
He had several recording and touring projects in the works when he
passed away in
We have compiled nearly all of the tracks recorded by Clarence Green
under his own name, with the exception of six that are either unavailable or
can only be found at auctions for astronomical prices. Any copies in any format
(.mp3) are, of course, most welcome.
Gérard HERZHAFT
Thanks to our generous friend Hartmut M. here are two rare tracks by Clarence Green that I was missing: Lil Green + Your love (Clarence Green, vcl/g; band. Houston, Tx. 1965)
mercredi 1 juillet 2026
A TRIBUTE TO SONNY BOY WILLIAMSON
A TRIBUTE TO SONNY BOY WILLIAMSON
"Help me" est devenu un standard obligé du blues presque par hasard. Nous l'avons joué à presque chacun de nos concerts (cf
• HELP ME Herzhaft blues, Québec 02 1997 ) et enregistré sur le deuxième CD Herzhaft blues. Cette version 2026 est l'occasion d'un hommage en photos au très grand bluesman Sonny Boy Williamson (Rice Miller), créateur de ce titre.
“Help Me” became a blues standard almost by chance. We've played it at nearly every one of our concerts (see
• HELP ME Herzhaft blues, Québec 02 1997 ) and recorded it on our second CD, *Herzhaft Blues*. This 2026 version serves as a photographic tribute to the great bluesman Sonny Boy Williamson (Rice Miller), who wrote the song.
I sing and play the guitar, David on harmonica, Lise on piano and sring bass and drums have been added electronically. Enjoy
Sur ce blog Blue Eye , vous pourrez ecouter la totalité de l'oeuvre de Sonny Boy Williamson (Rice Miller) avec deux entréés:
On this blog Blue Eye you will be able to hear the complete recordings by this major bluesman Sonny Boy Williamson (Rice Miller) on two posts:
SONNY BOY WILLIAMSON/ The complete studio recordings
Ainsi que sur cet autre post pour lequel j'ai rassemblé tout ce que j'ai pu des enregistrements "live" de ce grand bluesman, une compilation totalement inédite.
SONNY BOY WILLIAMSON/ The Complete Live Recordings
mardi 28 avril 2026
TRIBUTE TO JLH
TRIBUTE TO JOHN LEE HOOKER
J'ai vu et revu John Lee Hooker dès les années 1960 en concert. Un bluesman gigantesque qui est revenu en Europe de très nombreuses fois. J'ai eu la chance de l'interviewer à Washington dans son (très modeste) hôtel tandis qu'il se produisait dans un club de Georgetown en solo, n'ayant alors plus les moyens de payer un orchestre. Personnage peu disert mais chaleureux et ravi d'être apprécié. J'ai écrit la toute première biographie de Mr John Lee. J'ai composé ce "Tribute" à la mort de Hooker et nous l'avons joué dans pratiquement tous nos concerts.
I saw John Lee Hooker perform live time and again starting in the 1960s. He was a legendary bluesman who returned to Europe countless times. I had the chance to interview him in Washington at his (very modest) hotel while he was performing solo at a club in Georgetown, as he could no longer afford to pay for a band. He was a man of few words but warm and delighted to be appreciated. I wrote the very first biography of Mr. John Lee. I composed this “Tribute” upon Hooker’s death, and we’ve played it at nearly all of our concerts.
JOHN LEE HOOKER with EDDIE KIRKLAND
Une anthologie de la quasi totalité des titres enregistrés par John Lee Hooker avec Eddie Kirkland, son accompagnateur le plus présent (et le plus fidèle)
An anthology of nearly all the tracks recorded by John Lee Hooker with Eddie Kirkland, his most frequent (and most loyal) accompanist
lundi 20 avril 2026
FENTON ROBINSON/ Complete Studio Recordings
FENTON ROBINSON/ Complete Studio Recordings
Malgré son immense réputation auprès des fans de blues du monde entier, Fenton Robinson est rarement cité parmi les bluesmen majeurs. Alors que son œuvre, presque toujours excellente voire remarquable, en fait un des plus accomplis des chanteurs/guitaristes du blues "moderne".
Né le 23 septembre 1935 à Minter
City, dans le Mississippi, au sein d'une famille de métayers miséreux,
essentiellement élevé par sa mère, il doit quitter l'école très jeune pour
aider aux travaux des champs. C'est un voisin, le guitariste Sammy Hampton, qui
lui apprend les rudiments de la guitare. Mais ce n'est qu'après avoir déménagé
à Memphis en 1951 que Fenton découvre les guitares des grands innovateurs de la
Côte Ouest comme T-Bone Walker ou Oscar Moore, les arrangements des big bands
de jazz et les voix des blues shouters tels Eddie Vinson ou Joe Williams. Ce
seront toujours ces influences sophistiquées et urbaines qui domineront sa
musique.
Il décide alors de devenir musicien
professionnel, forme un groupe avec Charles McGowan et parfait son éducation
musicale auprès de différents musiciens chevronnés de la ville. Une démarche
extrêmement inhabituelle pour un bluesman du Mississippi qui, plus tard,
l'amènera à apprendre à lire et à écrire la musique et arranger
l'orchestration.
Memphis se révélant peu lucratif,
Fenton gagne tenter sa chance à Little Rock en 1953, en faisant sa base de
rayonnement jusqu'en 1961. Il joue dans les clubs de jazz et de blues, anime
une émission de radio sur KXLR, présentant tous les talents de la capitale de
l'Arkansas: Larry Davis (alors bassiste), Sammy Lawhorn, Sunny Blair, Ernest
Lane... Il joue aussi souvent à Saint Louis, notamment en 1954-55 au Blue Flame
Club où il rencontre Ike Turner et ses Kings of Rhythm. Quand Fenton retourne à
Little Rock, il est suivi de quelques musiciens des Kings of Rhythm, tel le
saxophoniste-ténor Little Cameron avec lequel il enregistrera.

Photo E. Choisnel
Remarqué par Lester Bihari, Fenton
enregistre enfin en 1957 pour Meteor Tennessee
woman, ce qui l'amène à signer pour le label de Don Robey, Duke qui saura
lui faire graver une série de séances remarquables dans ses studios de Houston:
As the years go passing by (une
composition originale de Peppermint Harris cédée à Robey qui deviendra le standard
que l'on sait), une version supérieure de Tennessee
woman, Mississippi steamboat ou
l'instrumental The Freeze (qui
influencera tant Albert Collins). Fenton accompagne aussi plusieurs chanteurs
comme Larry Davis sur le classique Texas
flood.
Mais dans le Sud, Robinson ne
réussit pas à vivre, comme il le souhaite tant, de sa musique, et doit
travailler en usine le jour (notamment chez Coca Cola). Il gagne donc Chicago.
Presque immédiatement, la réputation de ses disques Duke, son jeu de guitare jazzy,
fluide, virtuose, expressif, son chant poignant qui ajoute au phrasé distingué des
blues shouters la ferveur du Gospel
lui permet d'assembler un groupe (Bobby King, Jack Myers, Earl Robinson) qui
devient l'orchestre-maison du club Theresa's. Il enregistre pour plusieurs
petits labels de Chicago (USA, Palos). En 1967, le magnifique Somebody loan me a dime commence à
flirter avec les Hit Parades locaux mais l'hiver précoce et très dur paralyse
la ville durant plusieurs semaines, empêchant l'ascension du titre.
Cependant, Somebody n'est pas perdu pour tout le monde, notamment pas pour le
chanteur de rock Boz Scaggs qui l'enregistre en 1969 sur Atlantic, s'en
approprie la composition et en fait un énorme succès commercial! Malgré ses
efforts, Fenton - qui n'a guère les moyens financiers de lutter - ne récupérera
jamais les droits qu'il aurait dû percevoir. Robinson continue donc une petite
carrière, grave encore quelques 45 t pour le minuscule label Giant puis, dans
la foulée du succès de Boz Scaggs, un album entier à Nashville sous l'égide de
John Richbourn qui ne trouve rien de mieux que de le priver de sa guitare et
l'entourer d'un des groupes de rock les plus rigides du moment.
Fenton tourne ensuite avec Charlie
Musselwhite durant quelques années. Jusqu'à ce que Bruce Iglauer lui permette
enfin en 1974 d'enregistrer le merveilleux Somebody loan me a dime (Alligator).
Magnifiquement produit, entouré de grands musiciens de blues, Fenton est au
sommet de son art et cet album est certainement un des grands chefs d'œuvre
indispensables du Chicago blues de cette période. Plusieurs titres de cette
sublime séance sont encore inédits et on peut espérer que Alligator va en sortir
un jour l'intégrale?
Avec un tel disque et un label comme Alligator, l'avenir de Fenton semblait enfin prometteur. Malheureusement, impliqué dans un accident de voiture mortel, Robinson est condamné à la prison et incarcéré en 1975. A sa sortie, il enregistre un nouveau très bon album pour Alligator I hear some blues downstairs. Mais le caractère ombrageux et la personnalité de Fenton le brouillent avec beaucoup de monde. Il retourne vivre à Little Rock, cette fois pour trouver une scène du blues agonisante, gagne Springfield (Ill) où il obtient une résidence d'artiste dans un college... Il ne joue plus en public que sporadiquement, disparaît pratiquement de la scène américaine. Heureusement, sa réputation en Europe et au Japon lui permettent d'y effectuer des tournées et d'enregistrer encore sporadiquement quelques albums pour le label néerlandais Black Magic (Blues in progress/ Nighflight; Special road).
C'est hélas un homme amer, désabusé,
sûr de ses talents dont il vivote à peine qui meurt d'une attaque le 30
novembre 1997 à Rockford dans l'Illinois.
Sa très belle œuvre enregistrée,
elle, n'a cessé de grandir avec le temps.
Gérard HERZHAFT
Although rarely credited as a major figure of the Chicago blues, Fenton Robinson has nevertheless a strong and well deserved reputation as a wonderful smooth singer and subtle and expressive guitarist among blues buffs all over the world.
Born September 23, 1935 in Minter City (Ms), the young Fenton had a very
hard childhood, having to quit school at an early age to help his farming
mother. A neighbor guitarist, Sammy Hampton, opened up his mind to music, jazz
and blues. It was anyway not before Fenton had moved to Memphis in the early
1950's that he was confronted to "real" musicians, live or on
records, T-Bone Walker, Oscar Moore, the sound of the big bands, the blues
shouters like Joe Williams (from Count Basie's) and Eddie Vinson who, all of
them, would stay as his main musical influences. All his life Fenton would want
to be a professionnal, classy musician, taking lessons, learning how to read
and write music and arrangements. With a friend, the guitarist Charles McGowan,
Fenton embarked himself on a musical career with great expectations and
ambitions. Relocated in Little Rock (Arkansas) in 1953, Fenton knew and played
with all the local musicians (Larry Davis, Sammy Lawhorn, Sunny Blair), hosted
a local radio programme and had gigs all around Little Rock up to Saint Louis
where he knew and played with Ike Turner and his Kings of Rhythm. Sax-tenor
Little Cameron, one of Ike's alumni, even went into Fenton's band whose whom he
would record a handful of sides.
At last, Fenton
recorded in 1957, first for Lester Bihari's Meteor label (Tennessee woman), then for Don Robey's Duke label. Well produced,
with gound sound and arrangements, the tracks that Fenton waxed for Duke in
1959-60 stand up very well the tests of time. As the years go passing by (an original composition by Peppermint
Harris who sold it to Robey), a new superior version of Tennessee woman, Mississippi
steamboat or The freeze (which
would greatly influence Albert Collins) are some of the best Duke titles.
But despite all that
buzz, Fenton had still to work on a day-job (in a Coca Cola plant) for bread and
butter. Once again, with great hopes, he went to try his luck in Chicago where
he would take more music lessons with Reggie Boyd.
Quickly, his mellow,
jazzy, floating and inventive guitar playing as well as his classy singing
(plus the reputation of his Duke 45's) earned him a secure job as leader of the
house band (with Bobby King, Jack Myers...) at Theresa's. He also managed to
record for several small Chicago labels: USA, Giant, Palos... In 1967, his
stunning composition Somebody loan me a
dime, for Palos, started to climb the local charts but was unfortunately
cut off by an early and severe Chicago winter which froze litteraly all
activities in the Windy city.
Anyway, rising rock
star Boz Scaggs heard the song, copyrighted the tune and recorded it for his
Atlantic album in 1969, a national smash it that should have earned some needed
money to Fenton but instead left him embittered and poorer, the expanses of
lawyers and such going nowhere!
Trying to emulate Boz's
music, Nashville producer John Richbourn signed Fenton and made him recording a
poor rock-oriented album in which Fenton didn't even had the right to play his
guitar! Fenton went for a while on the road with Charlie Musselwhite.
At last in 1974, Fenton
recorded a major album under the wise production of Bruce Iglauer. Somebody loan me a dime (Alligator) is
certainly a masterpiece of the "modern" Chicago blues idiom in which
Fenton appears at the peak of his considerable talents. Several tracks from
this legendary sessions are still unissued. Maybe one day, Bruce and Alligator
would give us the "complete" recording session?
With such an album and
a dedicated producer like Iglauer, the future of Fenton Robinson seemed at last
promising. But bad luck struck him once again. Involved in a fatal car
accident, Fenton had to go to jail for several months in 1975.
He recorded another
good album for Alligator albeit less stunning than the previous one (I hear some blues downstairs) but
seemed not to be able to cash on anything. His brood temper, his versatility
discouraged many to take care of his career. Fenton quit Chicago to return to
Little Rock, just to find a dying blues scene, relocated to Springfield,
Illinois, where he chiefly lived upon musical lectures in schools and even day
jobs. He dropped off the US blues scene almost completely but, fortunately, his
great reputation in Japan and Europe gave him the opportunty to tour overseas
and record a handful of (very good) albums for the Dutch Black Magic label.
But this is a very bitter, suspicious, disillusionned man, still aware of his considerable musical talents largely unrecognized outside some limited circles, that died after an attack on november 30, 1997. His mostly first rate recorded legacy speaks for his greatness.
Gérard
HERZHAFT
jeudi 9 avril 2026
Calvin & Hosea LEAVY/ The Arkansas Blues Brothers
CALVIN & HOSEA LEAVY/ The Arkansas Blues Brothers
Calvin Leavy a été un des rares bluesmen à avoir un "hit" national avec Cummins prison farm aussi tard que 1970 (n° 40 au Billboard et n°1 à Memphis).
Né le 20 avril 1940 à Scott (Arkansas), Calvin
est le dernier de 15 enfants d'une famille de métayers et s'initie à la musique
et au chant dans le chœur d'Eglise de son frère aîné McKinley Leavy. En 1954,
il joue suffisamment de guitare, piano et basse pour faire partie du blues band
d'un de ses autres frères, Hosea Leavy. Sous le nom de Leavy Brothers, ils
tournent même jusqu'en Californie où d'ailleurs ils s'installent au début des
années 60.
Mais Calvin a le mal du pays et revient
s'installer à Little Rock en 1967, forme son propre blues band et joue un peu
partout, notamment au 70 Club. En 1968, le journaliste et écrivain local Bill
Cole cherche un interprète pour une de ses compositions, Cummins prison farm et demande à Calvin de la mettre en musique.
Non seulement Calvin Leavy en fait un blues mais, s'appuyant sur le témoignage
d'un de ses frères qui est à ce moment-là emprisonné à Cummins, il ajoute
plusieurs versets qui confèrent au morceau un formidable vécu!
Le succès ne se fait pas attendre avec un
lancement commercial qui présente Calvin et sa guitare en tenue de prisonnier!.
Presque instantanément, Cummins prison
farm monte dans les Hit Parades. Calvin réenregistre le morceau pour un
album projeté (qui ne paraîtra que bien plus tard au Japon!) en ajoutant une
lead-guitare plus rock, destiné au public des LP's d'alors. Parallèlement, les
années suivantes voient Calvin en studio pour de nombreux labels locaux
(Acquarius, Soul Beat, Messenger). Calvin et Hosea sont même invités à jouer à
l'Université de Little Rock en 1976 pour les fêtes du Bicentenaire.
Mais, quelles que soient leurs qualités, aucun
des 45t gravés par Calvin ne renouvelle le succès de Cummins prison farm qui, entre temps, est devenu un standard du
blues, interprété et enregistré par quantité d'artistes.
Et en 1991, Calvin Leavy est arrêté pour trafic de drogue en réseau organisé plus tentative de corruption de policiers. Condamné à 75 ans de prison, Calvin est cette fois effectivement incarcéré au pénitencier de Cummins. Où il décède le 6 juin 2010.
Son frère aîné Hosea Leavy est né le 26 novembre 1927 à Althermer (Ark) a joué
très jeune de la guitare et formé son propre combo dans les années 1940, se
produisant autour de Little Rock autant à la guitare qu'à la basse. Associant
son "petit" frère Calvin à son orchestre dans les années 1950 qui, remarquable
chanteur, éclipsera un peu son aîné, notamment après le succès de Cummins Prison Farm. Hosea enregistre
deux 45t pour de petits labels locaux et Hosea s'installe à Fresno en
Californie où il travaille dans l'agriculture tout en formant son propre
orchestre qui joue régulièrement dans les clubs locaux. Redécouvert par Chris
Millar dans les années 1990, Hosea va alors enregistrer plusieurs albums,
notamment avec un autre bluesman résident de Fresno, Richard Riggins aka
Harmonica Slim (rien à voir avec l'autre Harmonica Slim, Travis Blaylock).
Hosea participe aussi à plusieurs
festivals et décède d'un cancer du foie le 12 août 2008 à Fresno.
Gérard
HERZHAFT
Calvin Leavy was one of the few blues musicians to have a national hit with Cummins Prison Farm as late as 1970 (No. 40 on the Billboard chart and No.
Born on April 20,
But Calvin was homesick and returned to settle in
Success came quickly with a promotional campaign featuring Calvin and
his guitar dressed in prison garb! Almost instantly, Cummins Prison Farm climbed the charts. Calvin re-recorded the
track for a planned album (which would not be released until much later in
But, regardless of their merits, none of the 45s recorded by Calvin
matched the success of Cummins Prison
Farm which, in the meantime, had become a blues standard, performed and
recorded by countless artists.
And
in 1991, Calvin Leavy was arrested for drug trafficking as part of an organized
network and for attempting to bribe police officers. Sentenced to 75 years in
prison, Calvin was this time actually incarcerated at Cummins Penitentiary. He
died there on June 6, 2010.
His older brother Hosea Leavy was born on November 26,
Hosea
also performed at several festivals and died of liver cancer on August 12,
Gérard HERZHAFT
NEW
VIDEO ON MY YOUTUBE CHANNEL:
Je jouais ce morceau dans les années 1970-80 en l'ayant
adapté en mode mineur. J'ai retrouvé un enregistrement maison effectué vers
1976 où je joue de la guitare et de l'harmonica avec un "teneur",
accompagné au violoncelle de Lise! Pour cette version 2026 je joue aussi de la
guitare et de l'harmonica (en rerecording) avec un peu de violon. Les photos
d'archives proviennent de plusieurs sources tandis que celles plus récentes du
State Penitentiary sont les miennes.
I used to play
this song in the 1970s and 80s, having adapted it to a minor key. I recently
found a home recording made around 1976 where I play guitar and harmonica with
a rack, accompanied on cello by Lise! For this 2026 version, I also play guitar
and harmonica (in a re-recording) with a bit of violin. The older photos come
from various archives, while the more recent ones from the State Penitentiary
are my own.























