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vendredi 20 novembre 2015

TEXAS BLUES/ Volume 1



TEXAS BLUES/ Volume 1


            Allons au Texas maintenant!
            Le guitariste et chanteur de funk et soul Chuck Edwards a aussi gravé un certain nombre de titres et d'instrumentaux blues et soul que nous présentons ici. Né Charles Edward Edwins le 29 novembre 1926 à Pittsburgh ou Philadelphie (Pennsylvanie), il fait partie de l'orchestre de Sonny Thompson avec lequel il enregistre avant d'entreprendre une carrière sous son nom, gravant à partir de 1953 plusieurs 45t pour Duke, instrumentaux, blues et ballades. Souvent sollicité par le label de Houston, Chuck partage son temps entre le Texas et Pittsburgh durant quelques années, fondant son label Rene avec lequel il connait son principal succès Downtown Soulville. Chuck Edwards gagne San Francisco dans les années 1970 et forme avec sa famille The Edwards Family puis The Edwards Generation qui enregistrent dans un style plus Soul et Funk jusqu'à son décès le 17 juillet 2001 à Daly City (Californie).
            Texas Johnny Brown (né John Reilly Brown à Ackerman, Ms le 22 février 1928) a appris la guitare très jeune avec son père. Il s'installe à Houston et est fortement influencé par T-Bone Walker et Gatemouth Brown. Il participe à de nombreuses séances d'enregistrement (de Junior Parker et Bobby Bland sur Duke notamment) ainsi que sous son nom dès 1949, gravant une poignée de 45t très ancrés dans le Texas blues très jazzy de l'époque. Ne pouvant vivre de sa musique, Johnny Brown a délaissé studios et clubs pendant deux décennies avant de profiter du blues revival des années 1990 pour faire une deuxième carrière qui lui permet de se produire dans de nombreux festivals et d'enregistrer deux excellents albums. Il décède le 1er juillet 2013 à Houston.

            Bud Harper est un chanteur originaire de San Antonio, se produisant avec des groupes locaux comme Mike and the Bel Airs ou Spot Barnett et même Doug Sahm. "Big" Bud Harper a été un émule crédible de Bobby Bland comme on peut l'entendre ici dans la plupart des titres. Bud Harper - qui ne doit pas être confondu avec E.J. Buddy Harper qui a aussi enregistré sous le nom de Sonny Harper à Los Angeles - a lui enregistré une poignée de 45t entre blues et Soul pour des labels texans, accompagné de plusieurs excellents guitaristes dont l'un évoque Wayne Bennett. Harper a apparemment fait toute sa carrière à San Antonio
                                                                                   Gérard HERZHAFT

            Let's go to Texas this time!
            Better known as a Funk & Soul guitarist, Chuck Edwards (Charles Edwards Edwins) has nevertheless recorded a fair number of blues or bluesy tracks. Born in Pittsburgh or Philadelphia (Pa) on 29 November 1926, Chuck plays the guitar with Sonny Thompson (with whom he would record) before starting a personal career from 1953, waxing many 45s for the Duke or his own Rene labels, mixing blues, guitar instrumentals and ballads, obtanining a hit with Downtown Soulville in the late 1960's. He has for a while lived in Houston, playing in the clubs and participating to many Duke sessions. During the early 70's, Chuck and his family settled in San Francisco, playing and recording mostly Funk as a family group as The Edwards Family and The Edwards Generation all around the Bay Area. Chuck died in Dale City (Ca) on July, 17th 2001.
            Texas Johnny Brown (born John Reilly Brown in Ackerman, Ms on 22 February 1928) was taught the guitar by his bluesman father. Coming to Houston during the 1940's, Johnny Brown was strongly influenced by the jazzy texan style of T-Bone Walker and Gatemouth Brown. He has played on many sessions for the Duke label behind Junior Parker and Bobby Bland as well as under his name from 1949. For economical reasons he had to make a living outside music for several decades but resumed his career thanks to the blues revival of the 1990's, staging on many festivals in the US and Europe and recordings two excellent albums. Brown died in Houston, 1st July 2013.
            Bud Harper is a blues shouter from San Antonio where he sung with several local bands like Mike & The Bel Airs, Spot Barnett and even Doug Sahm. "Big" Bud Harper (who must not be confused with Los Angeles' E.J. Buddy "Sonny" Harper) has recorded a handful of 45s in the Bobby Bland's style for local labels backed by some excellent musicians, one guitarist sounding very much like Wayne Bennette.
                                                                       Gérard HERZHAFT


CHUCK EDWARDS (Charles Edward Edwins), vcl/g; Art Nance, t-sax; Leon Gross, b-sax; Spider Lindsay, bs; Thomas Miller, dms. Pittsburgh, Pa. 1956
01. Just for a day
02. She carried me all over town
Chuck Edwards, vcl/g; King Curtis, t-sax; band. New York City, 1956
03. Let's rock and roll to Auld Lang Syne
Chuck Edwards, vcl/g; band. Houston, Tx. 1957
04. Morning train
Chuck Edwards, vcl/g; King Curtis, t-sax; band; The Five Crowns with Lennie Martin, vcls.. New York City, décembre 1959
05. Lucy and Jimmy got married
Chuck Edwards, g; Dickie Mc Ghee, tb; George Green, t-sax; Chuck Ramsey, bs; Thomas "Doc" Miller, dms. Pittsburgh, Pa. 1966
06. Bullfight n°1
07. Chuck roast
Chuck Edwards, vcl/g/hca; George Green, t-sax; Chuck Ramsey, bs; Thomas "Doc" Miller, dms. Pittsburgh, Pa. 1967
08. I don't want no company
Chuck Edwards, vcl/g; Willie Wagner, og; Chuck Ramsey, bs; Thomas "Doc" Miller, dms. Pittsburgh, Pa. janvier 1968
09. Downtown Soulville
10. I need you
Chuck Edwards, vcl/g; Edwin Davis, tpt; George Green, t-sax; Willie Wagner, og; Chuck Ramsey, bs; Thomas "Doc" Miller, dms. Pittsburgh, Pa. mars 1968
11. Bullfight n°2
TEXAS JOHNNY BROWN, vcl/g; Amos Milburn, pno; Don Wilkerson, t-sax; bs; Calvin Vaughn, dms. New York City, 6 avril 1949
12. The blues rock
13. Bongo boogie
14. There goes the blues
15. After hour blues
Bow wow
Texas Johnny Brown, vcl/g; Don Wilkerson, t-sax; band. Los Angeles, Ca. 9 février 1950
My luck is bound to change
You can't ruin my business
Red peppers in my pie
16. I'm gonna stop (foolin' around)
Texas Johnny Brown, vcl/g; Henry Boathwright, t-sax; Arthur Boathwright, pno; J. Gosey, bs; Herman Hopkins, dms. Houston, Tx. 1961-62
17. Suspense
18. Snake hips
19. Cop myself a scarf
BUD HARPER, vcl; O.S. Grant & The Backbeats, band. Houston, Tx. 1961
20. Never let me go
21. I've just got to forget you
Bud Harper, vcl; The Downbeats, band. Houston, Tx. 1962
22. Down the aisle
23. This woman I love
Bud Harper, vcl; band. Houston, Tx. 1964
24. Wherever you were
25. Let it rain
26. Mr. Soul
27. Let me love you

dimanche 1 novembre 2015

CHICAGO/ The Blues Yesterday Vol. 15



CHICAGO/ The Blues Yesterday Vol. 15

           
Ce nouveau volume de notre série "Chicago/ The blues yesterday" commence avec l'harmoniciste et chanteur Eddie Burks. Né sur la plantation Rising Sun, Ms le 17 septembre 1931, Eddie a appris l'harmonica sous l'influence de Sonny Boy Williamson (Rice Miller) et le blues avec le deuxième mari de sa mère qui était un bluesman local de quelque renommée. Venu à Chicago en 1946, il travaille en usine mais joue régulièrement le blues dans des clubs et surtout sur le marché aux puces de Maxwell Street (d'où son surnom "Jewtown" Burks) en compagnie de Jimmy Dawkins ou Eddie Shaw. C'est surtout après 1990 que Eddie Burks s'est fait connaître avec plusieurs excellents albums comme Vampire woman, obtenant même un petit succès avec sa composition Sugar Hill blues. Il est décédé à Chicago le 27 janvier 2005. Nous proposons ici les quelques 45t qu'il a enregistrés dans les années 1970 et qui sont peu connus.
            Bonnie Lee (Jessie Lee Freals) (née le 11 janvier 1931 à Bunkie, La) est une chanteuse importante du Chicago blues qui a enregistré plusieurs excellents albums pour Airway, Black Beauty, Paris Album, Delmark ou Wolf. D'abord au Texas où elle a fait partie de tournées itinérantes, puis à Chicago dans les années 1950, Bonnie a chanté et dansé dans les clubs (y compris comme go-go dancer sous le nom de Bonnie Bombshell) avant d'être prise en main par Sunnyland Slim qui l'a véritablement révélée au public du blues. Elle décède le 7 septembre 2006 à Chicago. Nous avons ici regroupé ses premiers 45t.
            Enfin, pour répondre à plusieurs demandes, nous avons ici inclus l'oeuvre complète de Arthur "Big Boy" Spires. Né en 1906 ou 1912 à Yazoo City, Ms, Spires a joué très jeune dans les juke joints locaux son brin de Delta blues influencé par Tommy Johnson avant de venir à Chicago en 1943 et de faire partie de ce groupe de jeunes bluesmen qui allaient définir le nouveau Chicago blues orchestral et électrique. En 1952, Spires enregistre pour Chess un magnifique 78t One of these days/ Murmur low qui demeure un des grands classiques du Chicago blues de cette époque. Mais le succès commercial n'est pas au rendez-vous et Arthur Spires n'enregistrera plus que deux séances en 1953 et 1954. Continuant de se produire sur Maxwell Street, Spires est redécouvert par Pete Welding qui lui fera enregistrer de quoi publier un LP. Malheureusement un seul titre a été, à ce jour, édité. Spires décède le 22 octobre 1990 à Chicago
            Tous nos remerciements à Steve Wisner, Xyros et Frits, John S. pour avoir partagé leurs raretés.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            This new volume of our "Chicago/ The blues Yesterday" series starts with singer and harp player Eddie Burks. Born on the Rising Sun, Ms plantation on 17th September 1931, Eddie has learned the blues under the tutelage of his stepfather who played guitar in local juke joints and the harmonica after he saw Sonny Boy Williamson (Rice Miller). After he went to Chicago in 1946, Eddie made a living mainly outside the music but nevertheless played his blues on clubs and particularly on Maxwell Street flea market (hence his nickname "Jewtown" Burks). He really began to be well known during the 1990's when he recorded several very good CDs like Vampire woman, even having a local hit with his excellent own-penned Sugar Hill blues. Eddie died in Chicago, 27 January 2005. We have gathered here the handful of titles he has recorded during the 1970's, several being very hard to find.
            Bonnie Lee (Jessie Lee Freals) (born 11 January 1931 at Bunkie, La) is a well known blueswoman who recorded many excellent LP's and CD's for Airway, Black Beauty, Paris Album, Delmark or Wolf. After touring Texas singing and dancing with some itinerant shows, Bonnie settled in Chicago in the 1950's and appeared frequently as a singer and dancer (under the evocative nickname Bombshell Bonnie!). Sunnyland Slim took her under his wing and allowed her to really start a blues career. She died in Chicago on 7th September 2006. Here are all her first 45s.
            At last - and to respond to several requests - we have included here the complete recordings of Arthur "Big Boy" Spires. Born in 1906 or 1912 in Yazoo City, Ms, Spires has played the guitar and sung his brand of blues, strongly influenced by Tommy Johnson, in local juke joints before going to Chicago in 1943. He was then one of the young bluesmen from the Delta who helped to define the new, tough, electric post war Chicago blues. In 1952, Spires recorded for Chess his masterpiece One of these days/ Murmur low. Unfortunately, the commercial success eluded him and after two more sessions the following years he more or less disappeared from the musical scene, playing only sporadically in the Maxwell Street flea market. This is where Pete Welding re-discovered him. Spires then recorded for Welding enough material for a whole LP but unfortunately only one track has been issued insofar. Arthur died in Chicago 22 October 1990.
            A thousand thanks to Steve Wisner (who once again shared some very rare 45s), Xyros and Frits and John S for their help.
                                                                       Gérard HERZHAFT
Eddie Burks/ Sugar Hill blues


CHICAGO/ The BLUES YESTERDAY/
Volume 15
EDDIE BURKS, vcl/hca; Jay Shutman, g/vcls; Joe Barr, kbds/vcls; Purvis Scott, bs; George Moss, dms; Larry Houghlund, congas. Evanston, Ill. 1977
01. Low down dog no more
02. You're so fine
Eddie Burks, vcl/hca; L.C. Roby, g; Dave Weld, g; Shorty Gilbert, bs; Chico Chism, dms. Evanston, Ill. 22 novembre 1978
03. Operator
04. Evalina
05. Minnie Sue
06. Partnership woman
07. Cadillac driven woman
08. Racetrack blues
BONNIE LEE (Jessie Lee Freals), vcl; Jimmy Reece, og; band. Chicago, Ill. 1962
09. Black but beautiful
10. Fast life
11. My man's coming home tonight
12. My Rock'n'roll man
Bonnie Lee, vcl; Sunnyland Slim, pno; Mark Brumbach, hca; Byther Smith, g; Eddie Taylor, g; Tom Patterson, bs; Sam Lay, dms. Chicago, Ill. 2 mars 1974
13. Sad and evil woman
14. Standing on the corner
Bonnie Lee, vcl; King Edward, g; Clark Du Fay, og; Bob Freenly, bs; Bill Collins, dms. Chicago, Ill. novembre 1975
15. Teardrops from my eyes
16. I need your love so badly
ARTHUR "BIG BOY" SPIRES, vcl/g: Earl Dranes, g; Eddie El, g; Willie Smith, perc. Chicago, Ill. 13 mars 1952
17. One of these days
18. Murmur low
Arthur Spires, vcl/g; P.T. Hayes, hca; Johnny Williams, g; Ted Porter, dms. Chicago, Ill. 17 janvier 1953
19. About to lose my mind
20. Which one do I love (Sometimes I wonder)
21. Someday little darling
22. My baby left me
23. Rhythm Rockin' boogie
24. Tired of being mistreated
Arthur Spires, vcl/g; Willie Smith, hca; Willie "Long Time" Smith, pno; Eddie El, g; bs; dms. Chicago, Ill. 1954
25. Dark and stormy night
26. Grooving this morning
Arthur Spires, vcl/g; Johnny Young, g. Chicago, Ill. 9 octobre 1965
27. 21 below zero



vendredi 16 octobre 2015

CHARLES SHEFFIELD: VOODOO IS STILL WORKING





CHARLES "MAD DOG" SHEFFIELD

         
Artiste important de la musique louisianaise, certains de ses titres étant même devenus "titres-cultes"!, Charles "Mad Dog" Sheffield n'en demeure pas moins très largement inconnu et, malgré tous nos efforts, nous n'avons pu recueillir que peu d'informations sur lui.
            Dans son ouvrage essentiel"South to Louisiana" sur les musiques du Sud de la Louisiane paru en 1983, John Broven n'est pas particulièrement disert sur Charles Sheffield qu'il situe esentiellement comme étant un chanteur "originaire de Lake Charles".
En fait, grâce à la ténacité du regretté Eric Le Blanc, nous savons que Charles Richard Sheffield est né le 16 février 1931 à Beaumont (Tx). Mais c'est effectivement pour le producteur de Lake Charles, Eddie Shuler et son label Goldband, que Sheffield enregistre en 1955-56, accompagné de
l'orchestre du superbe guitariste Clarence Garlow avec en plus Lionel Torrence au saxophone ténor! Mais ce sont les séances suivantes, cette fois puissamment produites par l'incontournable Jay Miller et réalisées dans ses studios de Crowley qui vont faire la réputation de Charles Sheffield. Pratiquement tout est exceptionnel de l'endiablé Shoo shoo chicken au morceau de danse très néo-orléanais The Kangaroo en passant bien sûr par le sublime It's your voodoo working, certainement un des meilleurs morceaux louisianais des années 60.
            Le succès a cependant été modeste et malgré deux séances plus tradives à La Nouvelle Orléans en 1965-66 sous le sobriquet de Prince Charles, Charles Sheffield disparaît de la scène musicale. Il décède dans l'anonymat le 27 mars 2010 à Beaumont (Tx).
            Pour envelopper encore plus de mystère cet artiste, plusieurs anthologies lui ont attribué des titres dans lesquels il n'est nullement présent et que nous avons donc signalés dans la discographie. Il manque cinq morceaux (en rouge) pour pouvoir compléter cette petite mais importante oeuvre. Comme toujours, toute copie est la bienvenue.
            Merci à Benoit Blue Boy, Marc D. et Robert Wingfield pour leur aide.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            An important and influential musical figure from South Louisiana with some records still revered in many circles, Charles "Mad Dog" Sheffield remains nevertheless and despite all our efforts to unearth any clue, a very elusive artist.
            In his essential book, "South to Louisiana" from 1983, John Broven writes some facts about Charles Sheffield, particularly about his sessions and him being from Lake Charles. And those lines have been reproduced again and again through the years without unearthing further facts! But thanks to the late Eric Le Blanc we know that our man was in fact born in Houston (Tx) on February 16, 1931.


            But in 1955-56, Charles recorded a dozen titles in Lake Charles for local producer and Goldband label owner Eddie Shuler. Good sides backed by a top-notch band with Clarence Garlow playing the guitar and the great Lionel Torrence blowing his saxophone. But these are the following sessions in 1959-61 - this time for the ubiquitous J.D. Miller in his Crowley studios - that will launch Sheffield's reputation. Everything here is exceptionnal from the boisterous Shoe shoe chicken to the New Orleans type dance tune The Kangaroo through the masterpiece It's your voodoo working, still highly praised everywhere and certainly one of the very best track coming from South Louisiana during the 1960's.
            But the success must have been modest. Charles would record only twice in New Orleans in 1965-66 before vanishing completely. He died in Beaumont (Tx) on March, 27, 2010.
     To add to the mystery, Sheffield has been credited on several anthologies of titles in which he is not present at all! We have put those in the discography. Five titles are still missing to give a complete collection of Charles' works and any copy of it would be welcomed and fully credited.
            Thanks to Benoit Blue Boy, MarcD and Robert Wingfield for their help.
                                                           Gérard HERZHAFT


Charles Sheffield, vcl; Lionel Torrence, t-sax; Boogie Joe Joseph, pno; Clarence Garlow, g; James Williams, bs; Little Brother Griffin, dms. Lake Charles, La. 1955
01. Ooh! Wee baby! Ooh! Wee
02. Isabella
Cry baby cry
Charles Sheffield, vcl; Lionel Torrence, t-sax; tpt; tb; Boogie Joe Joseph, pno; Clarence Garlow, g; James Williams, bs; Little Brother Griffin, dms. Lake Charles, La. 1956
03. Cool Cat
04. Mad dog (Goldband)
05. Mad dog (Hollywood)
06. Clear my nights of misery
07. I got a fever
08. Wicked old fever
09. You move me
10. Nights of misery
11. One hour thirty minutes too long
12. Ball game
Boogie Chidren (in fact by Tabby Thomas)
I love you so (in fact I love her so by Alonzo Smith)
Nothing can keep my love from you (by Alonzo Smith)
Charles Sheffield, vcl; Big Sambo's Swingsters, band. Crowley, La. 1959
Is it because I love you?
Never no more
I've gotta love
13. Shoo Shoo Chicken
Charles Sheffield, vcl; Lionel Torrence, t-sax; Harry Simoneaux, t-sax; Peter Gosch, b-sax; Katie Webster, pno; Bobby Mc Bride, bs; Warren Storm, dms. Crowley, La. janvier 1961
14. It's your voodoo working
15. Rock'n'roll train
Charles Sheffield, vcl; same band. Crowley, La. juin 1961
16. I would be a sinner
17. The Kangaroo
Give it up (in fact by Vince Monroe/ Mr Calhoun)
18. You're gonna need somebody
Charles Sheffield, vcl; Doctor John, pno; Joey long, g; band. New Orleans, La. 1965
Come on home *
19. Only you
Charles Sheffield (as Prince Charles), vcl; band. New Orleans, La. 1966
20. Sick
21. Get down on your knees and pray
* selon notre ami Benoit Blue Boy, le Come on home sur ce 45t n'a jamais été par Charles Sheffield mais par Joe Barry (avec Joey Long à la guitare). Les deux faces ont été éditées sous le nom de Prince Charles! According to our friend Benoit Blue Boy, Come on home on this 45 that was issued under the name "Prince Chales" has never been by Charles Sheffield but by Joe Barry. That same track would later be reissued under the proper name (Thanks a lot to this)

mardi 14 juillet 2015

T-BONE WALKER/ The 1960's




T-BONE WALKER/ The 1960's Studio Sessions


           
On ne présente certainement pas aux lecteurs de Blue Eye, l'immense T-Bone Walker (né en 1910 à Linden, Tx), l'un des grands pionniers de la guitare blues électrique et peut-être le principal créateur de ce qu'on appelle aujourd'hui le "West Coast blues".
            Après près de dix ans de succès du disque et de tournées incessantes et harassantes, les années 1950 sont une décennie difficile pour T-Bone. Malgré l'excellence toujours affirmée de sa musique, les succès commerciaux s'espacent. La formule gagnante (arrangements jazzy, tempos alanguis, compositions sentimentales et atmosphère éthérée), sans doute utilisée jusqu'à plus soif, ne fait plus autant mouche. Les goûts du public noir changent vers une musique plus musclée, vers le Rock'n'roll et de plus en plus vers la Soul naissante.
            La vie de T-Bone est essentiellement un tourbillon incessant de femmes, de jeu (il perd des sommes colossales en une nuit), de mauvais placements financiers et peut-être surtout, de whiskey. Il souffre de graves troubles digestifs et en 1955, les chirurgiens lui retirent les 2/3 de l'estomac. Cela ne l'empêche pas de continuer à boire autant mais le force à ralentir ses activités. La mort dans l'âme, T-Bone Walker dissout son orchestre et jouera désormais avec des musiciens locaux, au fur et à mesure des engagements et des apparitions en studio, de plus en plus rares.
            Les années 1960 sont encore plus difficiles. Comme toutes les gloires du Rhythm & Blues des années 40, T-Bone est un has been pour les jeunes Noirs. Et le Blues Revival américain ne recherche guère des musiciens de blues jazzy à l'apparence tirée à quatre épingles comme T-Bone. Mais le showman a de la ressource. Texan pur jus, cavalier émérite, il a toujours réussi à se maintenir en selle. Seul de son genre parmi des bluesmen bien plus rugueux, il va faire partie de la première tournée européenne de l'American Folk Blues Festival 1962. Son jeu de scène spectaculaire - il fait le grand écart, joue de la guitare dans le dos, roule des yeux langoureux - tout autant que le superbe son de sa guitare lui valent encore une fois un grand succès auprès de ce public européen qui ne le connaissait pas beaucoup, hormis les amateurs de jazz.
Il enregistre quelques beaux titres à l'occasion de cette tournée, parraine un groupe britannique de rock blues, les T-Bones qui comprend Stan Webb, le futur fondateur des Chicken Shack. Il reviendra dès lors souvent en Europe où il enregistrera plusieurs microsillons. Aux Etats Unis, grâce au producteur Bob Thiele, T-Bone refait surface en adaptant sa musique aux sonorités funky et boogaloo à la mode durant la fin des 60's. Avec le soutien d'un bel orchestre (le pianiste Lloyd Glenn, le guitariste Mel Brown et une forte ligne de cuivres), Walker enregistre encore deux albums magistraux.
Mais la fatigue, l'abus d'alcool (il vidait un litre de whiskey ou de gin par jour) finissent par miner sa santé. Son jeu s'en ressent, ses concerts aussi où il n'est parfois même plus capable de se tenir sur scène. Toute sa vie, femmes, voitures, guitares et amis, il a dépensé sans compter et n'a pas les moyens de payer ses notes d'hôpital. Pour l'aider et en hommage à sa gigantesque personnalité musicale, les plus grands jazzmen (Dizzy Gillespie, Herbie Mann, David Newman, Al Cohn, Zoot Sims, Gerry Mulligan) vont l'aider et l'entourer pour un double microsillon, appelé "Very Rare" dans lequel T-Bone lui-même n'apparaît que comme l'ombre de lui-même.
T-Bone décède dans un hôpital de Los Angeles le 16 mars 1975, à peine âgé de 65 ans. Il laisse une œuvre exceptionnelle dont on ne saurait sous-estimer l'impact constant, dès l'origine.
            Nous proposons ici tous les titres enregistrés en studio (et pas ceux en concert) par T-Bone Walker durant les années 1960 dans un ordre chronologique.
            Merci à ceux qui m'ont aidé à compléter cette collection, en particulier Marc Claes dont la remarquable collection est la base de son blog The Blues Years.
                                                           Gérard HERZHAFT

            Everybody reading this blog would certainly know about T-Bone Walker (born in 1910 at Linden, Tx), one of the true originator of the electric blues guitar and of the so-called West Coast blues as well. His influence has been far and wide and can be still strongly heard today.
            After merely 10 years of successful hits and perpetual touring, the mid-50's are lean years for T-Bone. He has left Capitol for Imperial with great expectations but despite the constant excellence of his music, hits are few. His former successful formula (languid tempos, sentimental songs, ethereal jazzy atmosphere) sounds a bit old-fashioned for an African-American record market listening more and more to muscular R'n'R and burgeoning Soul. Like so many 1940's R&B stars T-Bone seems to be a has been for the new generations.
            T-Bone's life is also hectic: a whirl of whiskey, gambling and women that leaves him financially ruined and in a bad health shape altogether. He faces a severe stomach surgery that certainly won't prevent him for hard drinking but that forces him to strongly slow down his activities. In 1955, he must disband his orchestra and has to hire local musicians for gigs and less and less frequent studio sessions.
            While the 1960's begin, his situation seems hopeless. But a true Texan, a skilled horse rider, he will nonetheless be able to saddle again! While the blues revival is more into Delta or Chicago deep bluesmen, T-Bone will be one of the very few jazzy West Coast bluesmen to catch on this new train. He is from the first European AFBF in 1962. A spectacular showman and a great entertainer, he succeeds to win the European audiences. He becomes even the godfather of a British blues-rock group simply called ... The T-Bones (with a young Stan Webb on guitar). He will tour regularly Europe during the 1960's and early 1970's, drawing a faithful audience, recording many sessions as a leader or even as a lead guitarist (for Jay Mc Shann for instance). In the USA, thanks to producer Bob Thiele, he manages to resurface with several excellent records that mix his cool jazzy sound with funk and boogaloo arrangements provided by top-notch backing musicians like Lloyd Glenn or Mel Brown.
            But his hectic life and alcohol abuse take their toll and his last European concerts are painful experiences for even his most staunch fans. All his life he has never been able to keep his dollars in his pocket and to pay his hospital bills an array of great jazzmen (Dizzy Gillespie, Herbie Mann, David Newman, Al Cohn, Zoot Sims, Gerry Mulligan) help him for his difficult last record, a double-album (Very Rare) in which T-Bone appears to be only the shadow of himself. Aaron Walker dies in a Los Angeles hospital on 16 March 1975, at the early age of 65, leaving a huge musical legacy.
            We have here gathered all his 1960's studio recordings (not those live in concert).  Thanks to all who helped me to gather those scattered tracks, particularly Marc Claes whose remarkable personal collection is the foundation of his excellent blog (The Blues Years).
                                                           Gérard HERZHAFT

T-Bone/ The 1960's Studio Sessions Discography

Thanks to Blues Dude, the missing titles (in red in the discography) are here/ Grâce à Blues Dude, les titres manquants (en rouge dans la discographie) sont ici
T-BONE Missing Titles 

dimanche 28 juin 2015

DETROIT BLUES MASTERS/ Volume 9




DETROIT BLUES MASTERS/ Volume 9

           
Cela fait un moment que nous ne sommes pas retournés écouter du blues de Detroit (et de Toledo, une ville voisine elle aussi liée à l'industrie automobile) "au siècle dernier" bien sûr!
            Ce volume 9 commence avec le guitariste et chanteur Arthur Griswold (1939-2003), originaire d'une famille nombreuse de l'Arkansas, qui n'a commencé la musique qu'après un grave accident de moto à l'âge de 17 ans. Ce n'est cependant qu'en allant travailler à Toledo qu'il a formé son premier orchestre de blues en 1959 avec son frère, le claviériste Roman
Griswold (1936-2012). The Griswolds (le nom du groupe) a longtemps surtout joué dans les tavernes de Toledo et Detroit, enregistrant à partir de 1969 une série de 45t extrêmement down-home. Dans les années 1990, ils ont pu tourner en Europe et graver plusieurs excellents CDs.
            L'harmoniciste James "Little Daddy" Walton (1922-2000) était une figure populaire de la scène blues de Detroit où il se produisait régulièrement durant des décennies avec ses fils (Clarence, Melvin, Myron puis Larry qui est aujourd'hui le bassiste du Motor City Beat, un orchestre réputé de la ville). Ayant toujours dû vivre de divers métiers manuels, il ne s'est malheureusement que très peu produit hors des clubs de Detroit. Bien qu'enregistrés pour de minuscules labels locaux entre 1954 et 1969, ses 45t n'en demeurent pas moins de petits classiques du pur Detroit blues.
            Même si elle est surtout connue en tant que chanteuse de Soul tirant le plus souvent vers la pop, Barbara Lewis (née en 1943) a gravé quelques blues qui sont souvent méconnus des amateurs. J'aime particulièrement son interprétation de Frisco blues qui s'inspire bien moins du standard de jazz I left my heart in San Francisco que de la version qu'en avait donnée John Lee Hooker sur Vee Jay.

                                                                       Gérard HERZHAFT

            It's quite a time that we have not been listening to some music from the Detroit (and the rather close town of Toledo) blues scene (yesterday of course). So let's go back there for this 9th volume of our series.
            Arthur Griswold (1939-2003) hails from a large Arkansas sharecropping family and didn't learn guitar before he had a bad motorcycle accident at 17. After moving to Toledo for better job opportunities with his elder brother, keyboardist and singer Roman Griswold (1936-2012), he launched his own blues band, The Griswolds who played mainly in the local taverns, recording some very down home blues 45s from 1969 for tiny labels. The Griswolds enjoyed some larger success after touring Europe and recording several excellent CD's.
            Singer and harp player James Douglas "Little Daddy" Walton (1922-2000) was also a very popular figure of the blues clubs of Detroit where he was playing for years during the week ends (he always had to make a living outside music) with his sons (Clarence, Melvin, Myron and bassist Larry who is now a staunch member of the renowned Motor City Beat Orchestra). He also recorded a handful of very low down blues 45s between 1954 to 1969 for small local labels that are today highly praised by blues fans all over the world.
            At the other end of the Detroit musical spectrum, sweet soul singer
Barbara Lewis (born in 1943) has nevertheless waxed some blues that are not very known by blues buffs. I particularly like her rendition of Frisco blues (I left my heart in San Francisco) which draws its main inspiration from the John Lee Hooker's title he recorded for Vee Jay some time before.

                      Gérard HERZHAFT


DETROIT BLUES LEGENDS/ Volume 9
Arthur Griswold, vcl/g; Roman Griswold, og; bs; dms. Detroit, Mi. 1968
Trying to the future
Christmas time baby (cf my YouTube channel)
ARTHUR GRISWOLD, vcl/g; Roman Griswold, og; bs; dms. Detroit, Mi. 1969
01. Good thing going
02. Foot stumping
Arthur Griswold, vcl/g; Roman Griswold, og/vcls; band. Detroit, Mi. 1970
03. Pretty mama blues
04. Trying for a future
05. Daddy Daddy I & II
Arthur Griswold, vcl/g; Roman Griswold, og/vcls; band. Kalamazoo, Mi. 1972
06. Daddy daddy (LaVal)
07. I just got to know (LaVal)
Arthur Griswold, vcl/g; band. Toledo, Oh. 1974
I just got to know (Buckeye)
08. Look what the fool made me do
Arthur Griswold, vcl/g; band. Toldeo, Oh. 1980
09. Main Street beat
10. The big game hunter
Arthur Griswold, vcl/g; band. Toldeo, Oh. 1986
11. What the Judge did to me
12. There is something on your mind
JAMES WALTON,vcl/pno; Walter Mitchell, hca; Howard Richard, g; Robert Richard, g; dms. Detroit, Mi. 28 janvier 1954
13. If you don’t believe I’m leaving
14. Eva Lee
James Walton, vcl/hca;band. Detroit, Mi. c. 1958
Papa Doo
James Walton, vcl/hca; band. Detroit, Mi. 1963
15. Leaving blues
16. Miss Jessie James
James Walton, vcl/hca; horns; Clarence Walton,g; Marc Walton, bs; Melvin Walton, dms. Detroit, Mi. 1965
Tell me what you got
Shade grove
For those two tracks see: 
https://www.youtube.com/watch?v=wfFB19Shtz8&feature=youtu.be
Thanks to Pierre Monnery
James Walton (as Little Daddy Walton), vcl/hca; og; Clarence Walton, g; Marc Walton, bs; Melvin Walton, dms. Detroit, Mi. 1966-67
17. Spend my money
18. Highway blues
19. I’m to blame
20. I’m leaving
21. Gittin’ it with Soul
22. Quit pussyfooling around
23. I’ve got a broken heart

BARBARA LEWIS, vcl; band. Detroit, Mi. 1962-6324. Frisco blues
25. Shame shame shame
26. Snap your fingers
27. If you need me

(En rouge: titres manquants. Si quelqu'un les possède, une copie .mp3 serait la bienvenue! Merci/ In Red: missing tracks. If anyone would have them, a .mp3 copy would be very welcome)

Thanks to Ballas for sharing 23! And Pierre Monnery for those in blue