BLACK COFFEE BLUES
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A blues blog by Gerard Herzhaft
BLACK COFFEE BLUES
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Commençons avec Lloyd Fatman Smith, souvent juste appelé Lloyd Fatman qui pèsera
jusqu'à 136 kgs (
La quasi totalité de cet article est
basé sur le remarquable travail de Marv Goldberg's R&B Notebooks.
Gérard HERZHAFT
Fats
Waller and Fats Domino weren't the only "fat" guys in blues and
R&B. Here are a few of the more “heavy” singers who recorded in
Finally,
Fats Thomas (Al Thomas, but more
likely Herman Thomas) was born in
Almost
all of this article is based on the remarkable work of Marv Goldberg's R&B
Notebooks.
Gérard HERZHAFT
JUNIOR PARKER: Complete Recordings
Dans son oeuvre enregistrée, d'abord destinée au public noir du show itinérant qu'il a animé longtemps, Parker a toujours fait alterner des pièces sentimentales à la façon des crooners avec des blues. Ce qui l'a longtemps fait négliger par le public européen. Ce recueil - qui couvre sa meilleure période, 1953-66 - présente le bluesman Junior Parker, chanteur et harmoniciste.
CHRISTMAS BLUES 2025
Merry Christmas to y'all blues fans coming on my blog
Joyeux Noël à tous les bluesfans qui fréquentent mon blog
Feliz Navidad a todos los fans del blues que vistais mi blog
Willie "61" Blackwell, vcl/g; William
Brown, g. Sadie Beck's
01. Junior's a jap girl Xmas
for Santa Claus
Harmon Ray, vcl; Eddie Boyd, pno.
02. Xmas blues
Smokey Hogg, vcl/g; Hadda Brooks, pno; Bill
Davis, bs; Al Wichard, dms.
03. My Christmas baby
Felix Gross, vcl; Tiny Webb, g; Doug Byers, tpt; Adam
Green, b-sax; Joe Howard, t-sax; pno; Ralf Beleman, bs; Minor Robinson, dms.
04. Love for Christmas (My
Xmas gal)
J.B. Summers, vcl; Tiny Grimes, g; Danny
Turner, a-sax; Red Prysock, t-sax; Doc Bagby, pno; La Vern Baker, bs; Philly
Joe Jones, dms.
05. I want a present for Xmas
I & II
Esther Phillips, vcl; same band.
06. Far away Xmas blues
Sonny Parker, vcl; Horns;
Lionel Hampton, vib; Milt Buckner, pno; Billy Mackell, g; Roy Johnson, bs;
Ellis Bartee, dms.
07. Merry Christmas baby
Jesse Thomas, vcl/g; Lloyd Glenn, pno; Billy Hadnott,
bs; Bob Harvey, dms.
08. Xmas celebration
Bull Moose Jackson, vcl/t-sax; Johnny Coles, tpt; Joe
Collier, a-sax; Snooky Hulbert, a-sax; Benny Golson, t-sax; Harry Porter,
t-sax, Todd Dameron, pno; John Faire, g; Jymie Merritt, bs; Jerry Potter, dms.
Cinsinnati, Oh. 17 août 1951
09. I'll be home for Christmas
King Perry, vcl/a-sax/t-sax; band.
10. Blues at Christmas
Mari Jones, vcl; Maxwell Davis, t-sax; Billy
Valentine, pno/og; Johnny Moore, g; Johnny Miller, bs; Jesse sailes, dms.
11. Merry Christmas baby
Gus Jenkins, vcl/pno; band.
12. Remember last Xmas
Riff Ruffin, vcl/g; band.
13. Christmas baby
Sad Leroy White,
vcl; band.
Detroit Junior, vcl/pno; Milton Bland, t-sax; Phil
Upchurch, g/bs; Freddie Robinson, g/bs; Billy Davenport, dms; Harold Burrage,
bells/sp. Chicago, Ill. 1960
15. This time for Xmas
Freddie King, vcl/g; Gene Redd, t-sax; Clifford Scott,
t-sax; Sonny Thompson, pno; Fred Jordan, g; Bill Willis, bs; Philip Paul, dms.
16. Christmas tears
Charles Page,
vcl/g; band.
17. Christmas in my heart
Little Johnny Taylor, vcl; band.
18. Please come home for
Christmas
Lee
Rogers, vcl; band.
19. You won't have to wait
until Christmas
Lowell Fulson, vcl/g; Arthur Adams, g; band.
20. I wanna spend Christmas
with you I & II
Johnny Acey, vcl/pno; Vern Downey, g; Harv Hutchins,
g; Gary Secondino, bs; Marty Stull, dms.
21. Christmas keeps coming I
& II
Major Handy (Joseph Majay Handy), vcl/acc; The
22. I won’t be home for Xmas
Sax Kari, vcl/g; The Bluesville Express, band.
23. I want to wish you a Merry
Christmas
Harmonica Fats, vcl/hca; Bernie Pearl, g; Big
Terry De Rouen, g; Leon Blue, kbds; Holis Gilmore, t-sax; Michael Barry, bs;
Albert Trepagnier Jr, dms.
24. It's Xmas time baby
I'M A BLUESFAN 2026 Parts I & II
BOBO JENKINS/ Complete Recordings
John Pickens Jenkins naît à Forkland
dans l'Alabama le 7 janvier 1916 d'un couple de métayers. Son père meurt dans
un accident avant son premier anniversaire et la vie sera très dure pour le
jeune garçon: peu d'école, les travaux des champs permanents dès l'âge de huit
ans, un oncle terriblement sévère qui vit avec sa veuve de soeur (la mère de
Bobo) et qui bat constamment l'enfant.
A onze ans, Bobo s'enfuit de la
maison maternelle, arrive à Memphis et devient le garçon à tout faire de la
pension de famille de Emma Miller, un établissement qui héberge les nombreux
Noirs de passage dans la grande cité du coton. Puis il travaille dans une
maison close où des orchestres animent les soirées chaudes. C'est là que Bobo s'initie vraiment
au blues!
Après de nombreuses
pérégrinations et autant de boulots différents, Bobo est incorporé en septembre
1944, découvre le monde extérieur au Sud Profond et décide qu'il n'y retournera
plus. Il s'installe à Detroit, devient un mécanicien auto accompli, se fait
embaucher chez Chrysler où il restera 26 ans.
Il fréquente aussi les clubs de
Hastings Street où se développe un blues spécifique à la ville de Detroit,
rencontre et se lie d'amitié avec John Lee Hooker, Eddie Kirkland, Eddie Burns,
Joe Von Battle (le principal producteur du Detroit blues). Passionné par cette
musique, Bobo s'achète une guitare et commence à son tour à se produire sur
scène.
Ecœuré par la défaite des Démocrates
dont il est (comme beaucoup de Noirs) un fervent partisan, tandis qu'il
travaille sur sa chaîne d'assemblage, il compose son premier blues, un texte
remarquable Democrat blues:
"
The Democrats put you on your feets and
you had the nerve to vote'em out"
Il chante son morceau
en public et obtient un gros succès. Cela l'encourage à composer d'autres blues
très personnels, ce qui sera une de ses grandes caractéristiques. Avec l'aide
de John Lee Hooker, Bobo passe une audition à Chicago chez Chess en 1954. Phil
Chess est enthousiasmé par Democrat blues,
lui demande un autre blues du même genre. Dans le studio, Bobo compose en
quelques minutes Bad luck and trouble.
Avec en outre un petit orchestre venu avec John Lee de Detroit (en particulier
l'excellent harmoniciste Robert Richard), Bobo Jenkins signe ses débuts
discographiques de bien belle manière. Democrat
blues/ Bad luck and trouble connaît un certain succès commercial à Chicago
et Detroit et deviendra un grand classique du blues des années 50.
Cela permet à Bobo et son orchestre
de se produire à Detroit mais aussi dans toutes les villes industrielles de la
région. Il est même à l'affiche de plusieurs tournées nationales avec Illinois
Jacquet, Jimmy Reed, Mahalia Jackson, Lionel Hampton, Louis Jordan. Mais, avec
une famille nombreuse, Bobo préfère la sécurité d'un bon salaire chez Chrysler
que les risques d'une vie de musicien. Il joue alors essentiellement à Detroit
et ouvre un petit club attenant à sa maison où apparaîtront tous les bluesmen
de la ville (Baby Boy Warren, Little Sonny etc...) et de nombreux artistes de
passage comme Sonny Boy Williamson (Rice Miller). Mais du coup, il enregistre
seulement sporadiquement et pour des labels de Detroit comme Fortune, des
titres là aussi souvent remarquables avec de nouvelles compositions (Ten below
zero) mais aussi d'excellentes versions de Sweet
home Chicago (Baby don't you want to
go) ou Decoration day.
Mais bientôt certains journalistes
et amateurs de blues comme Sheldon Annis et Fred Reif se joignent à lui dans
cette campagne de promotion du blues. En août 1970, ils convainquent la ville
de créer le Detroit Blues Festival qui présente tous ceux qui font le blues de
Detroit, un évènement couvert par la presse et les télévisions et largement
commenté dans les colonnes de Living blues.
Bobo qui jouit désormais d'une
confortable retraite de Chrysler, se consacre totalement à sa musique et à la
cause du blues: Saginaw blues festival, Belle Isle Festival, Ann Arbor Blues
& Jazz Festival... Il devient même membre officiel du Comité Culturel de la
ville de Detroit.
Parallèlement, Bobo continue à
enregistrer pour Big Star, notamment trois albums personnels où il démontre sa
capacité à composer des textes souvent autobiographiques, remarquables de
vérité. Ces disques souffrent malheureusement des médiocres techniques
d'enregistrement du studio de Bobo. Ils n'en demeurent pas moins d'excellents
moments de down home blues.
Avec l'aide de Fred Reif, Bobo
réussit à jouer son blues dans des lieux de plus en plus prestigieux comme le
Smithsonian Institute en 1976. En 1982, il est de la tournée européenne de
l'American Living Blues Festival mais, malade, il ne peut assurer qu'un seul concert
et doit être rapatrié d'urgence à Detroit.
C'est là qu'il décède le 14 août
1984, laissant une œuvre non négligeable dont nous proposons ici l'intégralité.
Gérard
HERZHAFT
John Pickens Jenkins
was born in Forkland, Al. on January 7, 1916 from a family of poor sharecroppers.
After his father's death while he was still a baby, Bobo has to work very early
in the fields. A very brutal and insensitive uncle (his mother's brother) takes
charge of the kid with more kicks and punches than food and education. When he
is eleven, Bobo runs away to
He is also a faithful
patron of the
While in his assembly
line, Bobo composes Democrat blues,
his first number that boasts his distrust of the winning Republicans at the
1952 Presidential contest.
" The Democrats
put you on your feets and you had the nerve to vote'em out"
Impressed by this blues
(that he will include later in his songbook), John Lee Hooker brings Bobo and
an array of
For some time, Bobo
enjoys some fame, is featured in tour packages alongside such luminaries as
During the 60's, the
ever creative Bobo Jenkins, builds his own studio and starts to record himself
as well as most of the local bluesmen. At the end of the decade dominated by
Motown, Bobo's label Big Star is almost the only one issuing blues records in
With the help of some
blues fans like the writer Sheldon Annis and Fred Reif, they persuade the city
of Detroit to launch in August
When retired from
Chrysler, Bobo devotes himself full time to the blues. He is in and off stage
of the
With Fred Reif's help,
Bobo is also able to play in some prestigious venues like the Smithsonian
Institute in
He dies in
Gérard HERZHAFT