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mercredi 10 décembre 2025

OLD BLUESMAN FROM TEXAS

 OLD BLUESMAN FROM TEXAS (2025 version)


Nouvelle video sur ma chaîne YouTube
New video on my YouTube channel

OLD BLUESMAN FROM TEXAS



J'ai composé ce blues à la suite d'un incident auquel j'ai assisté lors d'un festival avec un vieux bluesman texan et un jeune fan intempestif. Nous l'avons enregistré avec David Herzhaft en... 1995. Voici une nouvelle version fort différente mais je pense autant pleine de feeling.
I wrote this blues song after witnessing an incident at a festival involving an old Texan bluesman and an overzealous young fan. We recorded it with David Herzhaft in... 1995. Here is a new version that is very different but, I think, just as full of feeling.






jeudi 20 novembre 2025

DELTA BLUES MEMORIES (Revisited)

 DELTA BLUES MEMORIES (Revisited)


C'est ma composition qui date du début des années 1980 à propos de mon voyage dans le Delta à la rencontre des bluesmen locaux. J'ai enregistré ce morceau en compagnie de David Herzhaft pour un CD de 1993. Voici une nouvelle version aux paroles légèrement actualisées avec un accompagnement et un tempo différents.


This is my composition from the early 1980s about my trip to the Delta to meet local blues musicians. I recorded this song with David Herzhaft for a CD in 1993.Here is a new version with slightly updated lyrics, different accompaniment, and a different tempo.

https://www.youtube.com/watch?v=5OwB7RvwUcY



All pictures on the video © Gérard Herzhaft

Mon ouvrage "BALLADE EN BLUES" regroupe une partie de mes carnets de voyages au pays du blues durant les années 1970-80:

Voici pour la première fois en format livre l'édition complète de Ballade en blues, une série de reportages sur l'Amérique du blues et de la Country Music, écrits par Gérard Herzhaft à la fin des années 1970/ début des années 80. Jusqu'à présent, seuls quelques extraits de ces textes (qui n'ont pu paraître en volume comme cela était prévu) ont pu être lus dans diverses revues spécialisées françaises ou nord-américaines. La force du témoignage, l'acuité des descriptions et des réflexions, la galerie de personnages que Gérard Herzhaft sait faire vivre avec le talent de romancier qu'il allait devenir, ont fait de cette Ballade en blues un des textes les plus recherchés des amateurs de blues et même de curieux de l'Amérique profonde. La présente édition permet pour la première fois de proposer aux lecteurs l'intégrale de ce récit, suivi de plusieurs textes de voyages rédigés également par Gérard Herzhaft et qui ont soit paru dans d'anciens numéros de la revue Soul Bag (et donc difficilement trouvables), soit même qui sont restés inédits.




       


lundi 10 novembre 2025

SMOKEY SMOTHERS

 

OTIS SMOKEY SMOTHERS

 

           


Il y a eu deux frères bluesmen chez les Smothers, nés à 10 ans d'intervalle. "Big" Smokey Smothers et "Little" Smokey Smothers. Aujourd'hui, on parle de l'aîné Otis "Big" Smokey Smothers.

            Smokey est né à Lexington, MS. le 21 mars 1929. Il joue de la guitare grâce à une tante qui habite Tchula qui lui aurait aussi donné le surnom de "Smokey" à cause de sa manière d'articuler et son débit quand il parlait et chantait.

            C'est à l'âge de 17 ans que Smokey gagne Chicago et joue assez rapidement dans les clubs locaux auprès de Hound Dog Taylor, Joe Carter et Johnny Williams qu'il crédite comme son principal mentor. Cela lui permet de participer en tant que sideman à plusieurs séances d'enregistrement de Howlin' Wolf (sur She asked for water), Bo Diddley, Muddy Waters, Freddy King. C'est grâce à Freddy King qu'il réussit à enregistrer un album entier sous son nom pour le label Federal de Syd Nathan en 1960-62. L'album est une réussite musicale mais un flop commercial et Smokey reste essentiellement un accompagnateur, jouant dans les clubs avec Good Rockin' Charles ou Big Walter Horton. Malgré encore un excellent 45t en 1968, Smokey Smothers abandonne progressivement la musique pour gagner sa vie autrement.

            C'est dans les années 1980 le regain d'intérêt international pour le Chicago blues et l'ouverture de clubs dans le North Side, un quartier fréquenté par les étudiants, qui ramène Smothers sur scène. Il fonde avec le DJ Steve Cushing un groupe de Chicago blues traditionnel les Ice Cream Men avec lequel il enregistre un nouvel album en 1985 I got my eyes on you. Les années suivantes, Smokey Smothers joue régulièrement dans les clubs et les festivals et participe à une tournée en Europe en 1984. Mais sa santé se détériore et son dernier album, enregistré quelques mois avant son décès le présente substantiellement diminué.


Sa dernière apparition publique a lieu au club B.L.U.E.S. en compagnie de Willie Kent le 17 juillet 1993. Il décède le 23 juillet 1993 à Chicago!

            Son œuvre enregistrée représente certains des meilleurs moments du style de Chicago blues de l'après guerre.

            Cet article s'est fortement inspiré de l'article de Steve Wisner et des interviews de Otis Smothers parus dans Living Blues n°37 ainsi que celui de Dave Whiteis dans Juke Blues n°30.

                            Gérard HERZHAFT

 

 


There were two bluesman brothers in the Smothers family, born 10 years apart: “Big” Smokey Smothers and ‘Little’ Smokey Smothers. Today, we're talking about the elder brother, Otis “Big” Smokey Smothers.

Smokey was born in Lexington, Mississippi, on March 21, 1929. He learned to play guitar thanks to an aunt who lived in Tchula, who also gave him the nickname “Smokey” because of the way he articulated and spoke and sang.

At the age of 17, Smokey moved to Chicago and quickly began playing in local clubs with Hound Dog Taylor, Joe Carter, and Johnny Williams, whom he credited as his main mentor. This allowed him to participate as a sideman in several recording sessions with Howlin' Wolf (on She Asked for Water), Bo Diddley, Muddy Waters, and Freddy King. It was thanks to Freddy King that he managed to record an entire album under his own name for Syd Nathan's Federal label in 1960-62. The album was a musical success but a commercial flop, and Smokey remained mainly a sideman, playing in clubs with Good Rockin' Charles and Big Walter Horton. Despite another excellent single in 1968, Smokey Smothers gradually gave up music to earn a living in other ways.

It was in the 1980s, with the resurgence of international interest in Chicago blues and the opening of clubs on the North Side, a neighborhood frequented by students, that Smothers returned to the stage. Together with DJ Steve Cushing, he founded a traditional Chicago blues band called The Ice Cream Men, with whom he recorded a new album in 1985, I Got My Eyes on You. In the years that followed, Smokey Smothers played regularly in clubs and at festivals and took part in a European tour in 1984. However, his health deteriorated and his last album, recorded a few months before his death, showed him to be substantially diminished.

His last public appearance was at the B.L.U.E.S. club with Willie Kent on July 17, 1993. He died on July 23, 1993, in Chicago.

            His recorded work represents some of the best moments of thye traditional post-war Chicago blues.

This article was heavily inspired by Steve Wisner's article and interviews with Otis Smothers published in Living Blues No. 37, as well as Dave Whiteis' article in Juke Blues No. 30.

                                                           Gérard HERZHAFT

vendredi 31 octobre 2025

CATFISH BLUES SAGA

 CATFISH BLUES SAGA/ New Re-print


THE CATFISH BLUES SAGA 


Buy it there

This volume gathers for the first time together the two parts of this world acclaimed "blues novel" about the career of Theodore Roosevelt Young who, from the Mississippi cototon fields to Beale Street in Memphis and then the Chicago ghetto will become the new King of the blues" Written with simplicity and warmth, this beautiful novel espouses the overtones of blues: woes, nostalgia and dreams " (Telerama) " The brilliant pen of Gérard Herzhaft knows how to make us share his vibrant passion for the blues" (Juke Box Magazine)" This novel is worth as much for its exciting plot as for the liveliness of its writing. A beautiful portrait of the times" (Lire)

Translated from French by Larisa Sarenac





samedi 4 octobre 2025

ALEC SEWARD/ Complete Recordings 1944-66

 ALEC SEWARD/ Complete Recordings 1944-66

(Enhanced & Revised including Louis Hayes recordings)



        

Cet excellent chanteur et guitariste né le 6 mars 1901 à Newport News en Virginie est venu très tôt à New York (à la fin de 1923), à un moment où l'impact du blues d'inspiration rurale était alors très faible dans la "Grande Pomme". Contrairement à de nombreux autres, Seward ne s'est jamais fondu dans la scène du blues jazzy et du R&B new-yorkais qui s'est développée. Mais il est demeuré fidèle au blues traditionnel de la ceinture du tabac où il avait grandi et appris à jouer. L'énorme succès de Blind Boy Fuller a évidemment beaucoup marqué Alec Seward qui utilisera à satiété le style de Fuller.
Seward est un des premiers bluesmen noirs à s'intégrer dans le mouvement folk progressiste qui est parti de New York et de Washington dans les années 1930 auprès de musicologues et d'activistes pour qui le blues noir était une forme de folk song comme les autres. Il rencontre ainsi tous les Seeger, Woody Guthrie, Cisco Houston qui le feront enregistrer avec eux et le présenteront souvent dans leurs émissions de radio. En même temps, Seward fait équipe avec Louis Hayes (un bon chanteur-guitariste originaire de Caroline). Il enregistre entre 1944 et 1946 avec Hayes un nombre de très belles faces en duo vocal et instrumental sous le nom de Jelly Belly & Guitar Slim, The Blues Kings ou The Back Porch Boys.
Hayes, à l'exception de quelques titres pour Apollo, ne retrouvera plus les chemins des studios et disparaîtra on ne sait quand ni où. Seward, lui, peaufine son blues auprès de Brownie Mc Ghee (il se dit qu'il a été un élève de l' école "du blues" qu'avait ouverte Brownie à Harlem!), son frère Sticks Mc Ghee, Champion Jack Dupree, Leroy Dallas, Sonny Terry et tous ceux qui émargent à ce country blues new yorkais plus ou moins souterrain et marginal mais qui n'en demeurera pas moins vivace durant plusieurs décennies.
La guitare expressive et bluesy de Seward va à merveille avec son timbre de voix, embrumé et laconique, et ses compositions sont souvent fortes bien que son titre le plus célèbre (Late one Saturday evening) est dû à la plume de Big Bill Broonzy. Alec retournera sporadiquement dans les studios. On le trouve en 1953 avec Sonny Terry pour une brillante séance du label Elektra qui le voit chanter sur quatre titres.
            Il lui faudra attendre encore douze ans de plus pour le voir graver un album pour le label Bluesville, cette fois en compagnie de l'harmonica de Larry Johnson, un talent alors jeune et prometteur de la scène newyorkaise.
            Bien que très malade, Seward continuera à se produire sporadiquement dans différents clubs folk mais son affection l'empêchera de s'éloigner trop de son domicile newyorkais et il devra hélas refuser l'offre d'une tournée européenne ce qui, n'en doutons pas, aurait fait beaucoup pour élargir son audience. Il décède à New York le 11 mai 1972.
                                                           Gérard HERZHAFT

            Alec Seward was born 6 May 1901 at Newport News (Va) and was already a good guitarist when he came to New York in the mid-20's. Unlike many of the bluesmen coming to live in New York City, the black music scene being then essentially jazz oriented, Alec always played only his acoustic blues (music being not for him his main job), more and more influenced by the huge commercial success of Blind Boy Fuller's records, particularly on his many lowdown deep blues.
            During the early post war years, Alec Seward was part of the New York folk revival, meeting Moses Asch, Alan Lomax and playing, recording and broadcasting with Pete Seeger, Woody Guthrie or Cisco Houston... During the same time, he also created a blues duo with another East Coast bluesman Louis Hayes from Carolina with whom he recorded between 1944 and 1946 some vocal and instrumental duets under several nicknames (Jelly Belly & Guitar Slim, The Blues Kings, The Back Porch Boys). Here are included only the tracks from those sessions where Seward is the sole singer.
            Hayes will only record a couple of tracks for the Apollo label before vanishing into obscurity while Seward befriended with Brownie McGhee & Sonny Terry (he was said to be a student of the short lived Brownie's School of the Blues!). Seward recorded four excellent tracks with Sonny Terry in 1953, particularly the gripping Big Bill Broonzy penned Late one Saturday evening where his expressive and very bluesy guitar playing blends in perfectly with his smoky and laconic voice.
            Although he played regularly in house parties, folk clubs and on some radios, Alec would have to wait another twelve years to record a whole album for the Bluesville label, this time backed by a then young promising bluesman Larry Johnson (who plays harp behind Alec). But very ill, Alec won't be able to tour Europe in the late 1960's. He died in New York 11 May 1972.
                                                                       Gérard HERZHAFT


mardi 30 septembre 2025

LEE JACKSON/ Complete Recordings

 LEE JACKSON/ Complete Recordings



          
Lee Jackson est un de ces acteurs importants du Chicago blues de l'après-guerre qui reste injustement méconnu hors d'un cercle restreint d'amateurs.
           Bien qu'il ait affirmé être né en 1907 à Saint Louis, Warren George Harding Lee est né le 18 août 1921 à Gill, une bourgade de l'Arkansas. Lee a surtout été influencé par son oncle Alf Bonner, qui dirige un jug band très populaire localement, mais qui, en compagnie de son épouse Cora possède surtout un café. Situé entre Helena et Memphis, l'établissement voit se produire (et héberge aussi pour la nuit) la plupart des bluesmen des Etats voisins notamment le Memphis Jug band et Charlie Patton qui impressionnent particulièrement le jeune garçon. L'oncle Alf qui voit l'intérêt de son neveu pour la musique lui achète une guitare et il semble avoir joué avec le jug band familial quelque temps, profitant aussi des leçons données par les musiciens de passage, en particulier Too Tight Henry et Richard Taylor, un cousin de Robert Johnson (que Lee a aussi prétendu avoir connu) et qui a aussi migré et joué à Chicago.
Richard Taylor
           Quoi qu'il en soit, encore adolescent, George Harding Lee est un guitariste suffisamment aguerri pour embrasser une carrière de musicien professionnel sous le pseudonyme de Lee Jackson. Il est à Memphis (où il a aussi affirmé avoir enregistré?), en Floride, à Saint Louis où il joue avec Roosevelt Sykes (Sykes gravera d'ailleurs bien plus tard un superbe album pour Crown avec son ancien protégé à la guitare) et enfin Chicago où Jackson s'installe sans doute au début des années 40.
           Le style de guitare de Lee Jackson, notes précises, intonations jazzy, son brillant reflètent les années de jug band avec leur répertoire pop et swing et les multiples influences glanées au cours de ses rencontres. Il serait bien plus à comparer à un Robert Jr Lockwood qu'à un Jimmy Rogers. Bien que sa réputation de guitariste fiable, adaptatif, sérieux et ponctuel le fait demander dans les clubs de Chicago et sur le marché aux puces de Maxwell Street, Lee Jackson, après son premier mariage, prend un job bien rémunéré de mécanicien auto, travaillant dans de nombreux garages avant de s'installer à son compte.
           La musique sera donc pour lui forcément une activité secondaire. Il aurait enregistré pour Chess et Vee Jay mais jusqu'à présent on n'a aucune trace de démos ou d'acétates éventuels. Il est certainement le guitariste et le bassiste de bien plus de séances qu'on lui crédite généralement mais il n'enregistre en vedette qu'une poignée de titres pour Eli Toscano et Willie Dixon (sur le label Cobra le classique Fishin' in my pond), Cadillac Baby, Carl Jones...
           En 1970, il remplace au pied levé Johnny Shines pour la tournée de l'AFBF et grave deux titres sur l'album souvenir de cette tournée. Il aurait enregistré des albums en Allemagne ou au Danemark mais, là non plus, nous n'avons aucune trace tangible de ces disques.
           C'est en 1973 grâce à Al Smith qu'il va enfin concrétiser son rêve de faire un album sous son nom, l'excellent Lonely girl sorti sur Bluesway. En 1977, Lee enregistre une séance pour Ralph Bass mais le LP prévu ne verra jamais le jour et les titres paraîtront bien plus tard sur diverses anthologies.
           Ce sera trop tard pour que Lee Jackson les voie. Le 1er juillet 1979, en rentrant d'un concert donné dans le North Side, il est en effet abattu par le fils de sa nouvelle épouse avec laquelle il venait d'avoir une dispute.
           Nous avons réuni ici la quasi totalité des titres que ce grand bluesman a gravés. Il reste sans doute un certain nombre d'inédits dans les tiroirs, en particulier chez Cobra...
           (Tous mes remerciements à Hartmut Münnich et Steve Wisner pour leur aide généreuse)
                                                                 Gérard HERZHAFT

           Lee Jackson is one important post war Chicago bluesmen who, unfortunately, is still largely unknown outside a circle of blues buffs all around the world.
           Although he had often said he was born 1907 in Saint Louis, the birth date of Warren George Harding Lee was August, 18th, 1921 in Gill (Arkansas). The boy has been strongly influenced by his Uncle Alf Bonner and his Aunt Cora who led a jug band and also ran a café between Helena and Memphis in which about every bluesman of the neighbouring States played regularly. The young Lee was particularly impressed by the Memphis Jug Band, Charlie Patton, Too Tight Henry and Richard Taylor (a cousin of Robert Johnson who Lee said he had also known) who will live and play later in Chicago.
           After some very formative years playing with the Bonners' Jug Band, the young singer and guitarist tried his luck - under the nickname of Lee Jackson - as an itinerant musician, playing in Memphis, Florida, Saint Louis (with Roosevelt Sykes behind whom he will record a stunning LP in the 60's for Crown) and finally Chicago.
           The guitar style of Lee Jackson, sharp, jazzy, with sparse but brilliant and bluesy notes was quite original for the immediate post-war Chicago blues scene, reflecting his years playing with swinging jug bands. As he is also a serious, reliable and adaptative musician, Lee is quickly quite in demand in clubs and on the Maxwell Street Market. But, being now married, he chooses to take a steady and better paid job as an auto mechanic. The music will thus always be a side job for him.
           Anyway Lee appears in many studio sessions as a guitarist and bassist but he will record only a handful of sides under his name. He might have been recorded by Chess and Vee Jay but we don't have any track of this insofar. His first known 45 is for Eli Toscano's Cobra (the classic Fishing in my pond) and after that he would wax some very good tracks for Cadillac Baby, Carl Jones ....

           In 1970, Lee is part of the American Folk Blues Festival's European tour and records two sides for the occasion (for the Scout label). There are still rumours that he would have recorded at that time LPs in Denmark or in Germany but there is no evidence of that either.
           Lee will finally record his first full LP for Al Smith in 1973, the excellent Lonely girl issued onto the Bluesway label. Lee plays more and more on the Chicago North Side clubs and his reputation is growing among this new audience. In 1977, he records another LP for Ralph Bass and the T.K. label that won't never be issued as such, the tracks cropping up much later on several anthologies.
           But it would be too late for Lee who on July, 1st, 1979 is shot to death by the son of his new bride with whom he was having an argument.
           (Many thanks to Hartmut Münnich and Steve Wisner for their generous help.)
                                                                 Gérard HERZHAFT



LEE JACKSON
Complete Recordings
Lee Jackson (Warren G. Hardin Lee), vcl/g; Jimmy Rogers, g; Big Walter Horton, hca; Harold Ashby, t-sax; Lucius Washington, t-sax; Sunnyland Slim, pno; Willie Dixon, bs; Jesse Fowler, dms. Chicago, Ill. mai 1956
01. Fishin' in my pond
Lee Jackson, vcl/g; Otis Rush, g; Lafayette Leake, pno; Big Walter Horton, hca; horns; Willie Dixon, bs; Henry Harris, dms. Chicago, Ill. juin 1956
02. I'll just keep on walking
Lee Jackson, vcl/g; Sunnyland Slim, pno; Tom Archia, t-sax; Jump Jackson, dms. Chicago, Ill. juillet 1960
03. Change of love
Lee Jackson, vcl/g; J.T. Brown, t-sax; Boyd Akins, t-sax; Little Johnny Jones, pno; Eugene Pearson, g; Bob Anderson, bs; Jump Jackson, dms. Chicago, Ill. 27 février 1961
04. Pleading for love
05. Juanita
Lee Jackson, vcl/g; band; Willie Williams, dms. Chicago, Ill. 1967
06. Christmas song
Lee Jackson, vcl/g; Big Walter Horton, hca; Lafayette Leake, pno; Willie Dixon, bs; Clifton James, dms. Francfort, All. 16 novembre 1970
07. Juanita
08. Came home this morning
Lee Jackson, vcl/g; Johnny Young, g; Bombay Carter, bs; Ted Harvey, dms. Chicago, Ill. 1971
Apollo 15 I & II
Although recorded and given a released number, this Bea & Baby 45 was never issued. Some bootleg copies are existing but with an awful sound.
Lee Jackson, vcl/g; Carey Bell, hca; Percy Bradfield, og; Sunnyland Slim, pno; Bombay Carter, bs; Willie Williams, dms. Chicago, Ill. 1973
09. Lonely girl
10. Juanita
11. Lee Jackson's boogy
12. I had a dream last night
13. Neck bones
14. Lonely without love
15. Country girl
16. Old Aunt Jane
17. When I first came in Chicago
18. All around man
19. The sky above
Lee Jackson, vcl/g; Hayes ware, g; Bombay Carter, bs: Richard Hubcap Robinson, dms. Chicago, Ill. 1974
20. Apollo 17
21. Chop-Suey
Lee Jackson, vcl/g; Sunnyland Slim, pno; Lacy Gibson, g: Willie Black, bs; Fred Below, dms. Chicago, Ill. 8-16 mars 1977
22. Lonely girl
23. Hard luck blues
24. Lee's boogie
25. Juanita
26. Dirty old man
27. Chicago women
28. Pleading for love
29. Rocks in my pillow
Change my room