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samedi 27 juillet 2013

ROBERT RICHARD & WALTER MITCHELL: Detroit Blues Masters Vol. 2




ROBERT RICHARD/ WALTER MITCHELL
Detroit Blues Masters 2

           
La scène du blues de Detroit était extrêmement importante et foisonnante durant les années 1940-50, les besoins industriels de la guerre ayant drainé vers l'industrie automobile dominante à Detroit quantité de migrants noirs de tout le Sud.
            Après Bobo Jenkins, attardons-nous sur quelques harmonicistes réputés de la ville.

            Robert Richard (né le 4 octobre 1924 à Cartersville (Ga)) a appris guitare et harmonica auprès de son oncle, un bouilleur de cru réputé dans la région qui a eu maille à partir avec la Mafia de Chicago! Il vient travailler à Detroit en 1942 avec son frère Howard, lui aussi un chanteur et guitariste. Les frères Richard se font vite une place dans la scène blues bourgeonnante de Hastings Street. Robert enregistre dès 1948, soit en vedette soit
accompagnant l'harmoniciste Walter Mitchell avec lequel il se lie d'amitié. Robert Richard orne d'ailleurs de son jeu d'harmonica, substantiellement dérivé de celui de John Lee "Sonny Boy" Williamson, un grand nombre de séances d'enregistrement qui ont lieu à Detroit. Il devient aussi un membre permanent du Blues Band de Bobo Jenkins qui connaît un succès assez important dans les années 1950. Accompagnant Bobo dans les studios Chess, Robert enregistre une poignée de titres en vedette qui n'ont hélas jamais été édités. Le blues passant de mode auprès des jeunes noirs durant les 60's, la scène de Detroit est particulièrement touchée, surtout que Hastings Street qui abritait quantité de clubs noirs, est fortement transformée par des plans de rénovation urbaine. Robert Richard abandonne alors la musique. Heureusement, il est redécouvert par George Paulus qui, en 1975 et 1977, lui fait enregistrer un excellent album acoustique pour son label Barrelhouse. Mais ce disque se vend très mal et Richard retourne à l'anonymat. On ne sait même pas quand et où il est probablement décédé.

           
Walter Mitchell (né le 19 mars 1919 à Pickens, Ark) a gagné Detroit dès 1926, jouant déjà de l'harmonica. Durant les années 30, il parcourt les Etats du Sud (Arkansas, Louisiana et Texas), jouant et chantant sous le nom de Little Walter (en raison de sa petite taille), bien avant Walter Jacobs. Incorporé en 1942, il fait la guerre dans le Pacifique et, blessé grièvement à la jambe, il se fixe en 1944 à Detroit, fondant ses Boogie Blues Boys en compagnie de son cousin le guitariste L.C. Green. Mitchell enregistre en 1948 en compagnie de Robert Richard et du pianiste Boogie Woogie Red sous le nom de Little Walter Jr. Il participe à plusieurs séances et orchestres de Detroit et grave encore trois titres en 1954. Retrouvé à Toledo par des chercheurs britanniques, Mitchell a participé modestement à la nouvelle scène du blues de Toledo où il décède le 10 janvier 1990. Les six titres que nous proposons ici reprèsentent la totalité des morceaux qu'il a gravés sous son nom bien qu'il ait affirmé avoir enregistré pour plusieurs autres labels.

            Enfin, Sam Kelly n'a enregistré qu'un seul titre (!), le somptueux Rambling around blues et demeure un complet inconnu. Il a été plusieurs fois affirmé que Sam Kelly n'était autre que Walter Mitchell.
                                                                       Gérard HERZHAFT

After Bobo Jenkins we are going to deal with two more important Detroit bluesmen.
            Robert Richard (born in Cartersville, Ga. on octobre 4th, 1924) learned the guitar and the harmonica with his uncle, a quite famous bootlegger who had troubles with the Chicago Mafia! Robert, like a lot of other southerners, came to work in the automobile industry in 1942. With his brother Howard (himself a good singer and guitarist), Robert is quite quickly a steady member of the blues fraternity who play in the numerous Hastings Street clubs. Robert acquires a strong reputation with his powerful harmonica style largely derived from John lee "Sonny Boy" Williamson's. He records with Walter Mitchell and pianist Boogie Woogie Red in 1948, then is featured as a sideman on many Detroit recording sessions, particularly with Bobo Jenkins (whose band he is a permanent member). He waxes some sides under his name for Chess in Chicago but those titles unfortunately are still unissued! After the blues becomes outfashioned among the young black public in the 60's and the once thrieving Hastings Street bluescene diseppears completely, Robert Richard gives up the music. But he is rediscovered by George Paulus who records him in 1975 and 1977 for an excellent all
cf: Don't aske me...
acoustic LP. But this album sells very poorly and Richard drifts in obscurity. We don't even know the date and place of his probable death.
            Walter Mitchell (born in Pickens, Ark on march 19th, 1919) comes to Detroit with his mother in 1926 already playing the harmonica! He hoboes everywhere in the Southern States during the 1930's, playing and singing the blues under the name Little Walter according to his diminutive stature (before Walter Jacobs). Drafted in 1942, Walter is badly wounded in the leg on the Pacific front and discharged in 1944, he settles permanently in Detroit, making a living from his music, frequently in company of his cousin, the singer and guitariste L.C. Green. Although he has been quite often in the Detroit studios as a sideman, Walter made only two sessions under his name, first in 1948 with Robert Richard and another in 1954. He relocates in Toledo during the 60's where he is interviewed by some British researchers for the Blues Unlimited magazine. That allows him to make some great appearances in Toledo. He dies there on january 10th 1990.
            Last but not least, harp player and singer Sam Kelly waxed only one title, the stupendous Rambling around blues. Sam is a complete unknown but it has been strongly suggested that Sam Kelly was in fact a nom de disque for none other than Walter Mitchell.
                                                           Gérard HERZHAFT






DETROIT BLUES MASTERS Volume 2

Walter Mitchell, vcl/hca; Robert Richard, hca; Boogie Woogie Red, pno; Little George, bs. Detroit, Mi. 1948
01. Stop messing around
02. Pet milk blues
03. Broke and hungry
Walter Mitchell, vcl/hca; band. Detroit, Mi. 1954
04. Watercoast blues
05. Low down dirty shame
06. Shady land blues
Sam Kelly, vcl/hca; Robert Richard, hca; L.C. Green, g. Detroit, Mi. 1953
07. Rambling around blues
Robert Richard, vcl/hca; Wlter Mitchell, hca; Boogie Woogie Red, pno; Little George, bs. Detroit, Mi. 1948
08. Cadillac woman
09. Wig wearing woman
10. Wigwam woman
11. New York Central
12. Root hog
13. Baby please don't go
Robert Richard, vcl/g; Howard Richard, vcl/g. Detroit, Mi. 1959
14. Drunk driver's coming
Stolen property

Stolen property can now be heard here
https://www.youtube.com/watch?v=npAPjauNWEg
Thanks to Ksdaman for the info and BobSeger1981 for making it available.


mardi 16 juillet 2013

JOHN BRIM/ CHICAGO BLUES MASTER




JOHN BRIM: CHICAGO BLUES MASTER

          
  Bien qu'il soit rarement cité parmi les créateurs du Chicago blues de l'après-guerre, John Brim y a joué un rôle éminent. Il a enregistré une oeuvre magistrale pour divers petits labels de Chicago ainsi que pour JOB et Chess. Parmi ces titres, extrêmement influents, on citera Rattlesnake, It was a dream, Ice cream man et surtout le magnifique Tough times, un des grands moments du Chicago blues des années 50. Ces titres sont des classiques qui représentent parfaitement la vitalité et la puissance émotionnelle du down home blues urbain de cette période.
            Né près de Hopkinsville dans le Kentucky le 10 avril 1922, John Brim a été très tôt exposé au blues local, celui des petites villes de Elkton et Crofton animé par le guitariste Homer Wilson et l'harmoniciste Phineas Cox avec lesquels il apprend les rudiments de la musique. En 1941, il part travailler en usine à Indianapolis, une ville qui a été fortement marquée par le grand pianiste Leroy Carr et son guitariste Scrapper Blackwell. Brim va modeler son style, musique et paroles, sur celui du duo Carr-Blackwell. Il rencontre d'ailleurs ce dernier qui continue de jouer sporadiquement dans les clubs d'Indianapolis ainsi que Jesse Eldridge qui avait enregistré avec Champion Jack Dupree, Pete Franklin (avec lequel John formera un duo pendant un temps) et Harmon Ray, le magnifique chanteur qui a enregistré sous le sobriquet de Peetie Wheatstraw's buddy.
            En 1945, Brim quitte Indianapolis pour s'installer à Chicago, trouve un bon job dans une blanchisserie, ce qui deviendra son métier durant toute sa vie. Mais la scène du blues est alors très importante à Chicago et Brim s'y insère sans difficulté. Il retrouve son vieux compagnon d'enfance Homer Wilson et joue aussi avec Dr Clayton, Tampa Red, Big Bill Broonzy et surtout John Lee Sonny Boy Williamson qu'il accompagne sporadiquement en 1946 et 1947, en particulier lors de ses apparitions au club Purple Cat sur Madison Street. Ces associations l'amènent aussi à fréquenter les jeunes bluesmen d'alors qui commencent à s'imposer tels Muddy Waters, Little Walter, Willie Mabon ou Earl Hooker. Brim joue aussi assez loin de Chicago, notamment dans les clubs de la ville industrielle de Gary où il rencontre d'autres jeunes bluesmen comme Jimmy Reed, Eddie Taylor, Albert King et Big Daddy Kinsey. C'est là qu'en 1947 il fait la connaissance d'une jeune chanteuse et harmoniciste, Grace Millard, originaire de l'Arkansas, qu'il épouse la même année. John et Grace ne se quittent plus, y compris dans les clubs où ils forment un orchestre avec Albert King à la batterie. A l'époque, Albert n'est pas un musicien très fiable et passe plus de temps dans les arrière-salles à jouer aux cartes qu'à honorer ses engagements. C'est ainsi que Grace va peu à peu apprendre la batterie et le remplacer sur scène. Un soir, le grand pianiste Big Maceo se trouve parmi les consommateurs du bar où ils se produisent et leur offre d'enregistrer avec lui à Detroit. Grace et John jouent ainsi quelques mois avec Maceo et ont donc l'occasion de faire leurs débuts discographiques accompagnant le grand bluesman lors de sa toute dernière séance.
           
Le couple retourne s'installer à Chicago et ne tarde pas à enregistrer à nouveau pour le petit label Random avec Roosevelt Sykes qui tient les claviers en imitant à la croche près le style de Big Maceo. Les Brim signent ensuite avec JOB, dirigé par Saint Louis Jimmy et Joe Brown. Les titres gravés par John (et Grace) pour JOB en 1951 et 52 sont admirables, quasiment tous des chefs d'oeuvre du Chicago blues de l'époque: interaction incroyable des instruments (Sunnyland Slim tient les claviers et fredonne dans l'admirable Humming blues); compositions remarquables; voix sombre et expressive... encore aujourd'hui ces magnifiques titres engendrent une grande émotion chez l'auditeur.       Même si John n'a pas touché un cent de Joe Brown, ces disques lui valent une solide réputation parmi les Noirs de Chicago, Detroit ou Cleveland. Il est ainsi tout naturellement contacté par les frères Chess pour enregistrer des titres encore plus extraordinaires en 1953, tous des classiques absolus dans lesquels John est accompagné de la crème du Chicago blues d'alors: les frères Myers, Little Walter, Fred Below, Eddie Taylor, Jimmy Reed. Rattlesnake est inspiré du Hound dog de Big Mama Thornton et monte dans le Hit Parade de R & B de Chicago avant que Chess, menacé d'un procès par Leiber et Stoller (compositeurs déclarés de Hound dog) décide de retirer le titre des juke boxes; Ice cream man est aussi un petit succès avec une partie d'harmonica de Little Walter brillantissime.
            Toujours sous contrat chez Chess, Brim accepte néanmoins fin novembre 1953 d'accompagner son copain Albert King débutant et alors malhabile à la guitare pour ses premiers pas en studio (cinq titres dont deux seront alors édités) sur le petit label Parrot. Durant cette séance, Brim grave une de ses plus brillantes compositions, Tough times, sur les difficultés économiques de l'époque. Accompagné par Eddie Taylor, Jimmy Reed, peut-être Albert King (ou Grace) à la batterie, Brim enregistre ce qui deviendra son titre-phare, un blues en stop and go à la façon de Big Bill Broonzy dont tout, musique, voix, texte, feeling, concourre à faire un des chefs d'oeuvre absolus du Chicago blues des 50's. Le titre ne tarde pas à devenir un franc succès à Chicago, ce qui poussera sans doute Chess à racheter Parrot qui n'avait pas les moyens d'accompagner dans les radios et les juke boxes un tube. Brim enregistre encore deux séances pour Chess, l'une assez quelconque avec les frères Dalton, l'autre somptueuse en compagnie de Little Walter, Robert Jr Lockwood, Dixon et Below qui donne encore deux grands chefs d'oeuvre: Be careful et You got me que Chess choisira de ne pas éditer à l'époque!
            En effet, Brim ne s'était jamais vraiment bien entendu avec la maison Chess et ses bouts d'essai hélas infructueux pour les concurrents comme Vee Jay lui valent de grosses colères de Phil Chess et une progressive mise à l'écart. Vers 1960, ayant perdu définitivement leurs illusions sur le monde musical et fatigués de l'atmosphère de plus en plus lourde du ghetto de Chicago, John et Grace rassemblent leurs économies et s'achètent une petite blanchisserie à Gary, abandonnant temporairement la scène et le disque.
            Cela n'empêche pas la famille Brim qui s'agrandit de continuer à faire de la musique. John apprend guitare et basse à ses deux fils, John Jr et Steve. Et en 1971, un ami de la famille Brim qui travaille dans un studio leur propose d'enregistrer un 45t. Après quelques semaines de préparation, John, Grace, John Jr (qui a 19 ans) et Steve (14 ans!) gravent deux excellents titres qui sortiront avec beaucoup de difficulté sur le label BB et qui, totalement négligés par la critique de l'époque, n'apporteront rien à Brim.

            Brim se concentre alors essentiellement sur son pressing et il lui faudra attendre encore 18 ans pour retourner dans les studios, cette fois grâce au label autrichien Wolf. Encouragé par de jeunes amateurs et musiciens, Brim va recommencer une carrière musicale active qui n'aurait jamais dû, en termes de talent, s'interrompre. Il participe à de nombreux festivals américains et grave deux bons CD.
            Il décède le 1er octobre 2003 à Gary, quatre ans après son épouse Grace.
                                                                       Gérard HERZHAFT

    



        Although not often credited as a big name of the postwar Chicago blues, John Brim has been instrumental in creating the genre and most of his recordings may be considered as classics, notably the wonderful Rattlesnake and Tough times.
            Born in Hopkinsville (Kentucky) on April, 10th 1922, John has been influenced by local bluesmen like guitarist Homer Wilson and harmonica player Phineas Cox. In 1941, he goes for work to Indianapolis, a town whose blues is still strongly affected by the music of the famous duo Leroy Carr & Scrapper Blackwell. John quickly takes part of the local blues scene, meets Scrapper Blackwell, Jesse Eldridge, the great singer Harmon Ray and Pete Franklin whose whom he forms a duo à la Carr/Blackwell!
            In 1945, Brim leaves Indianapolis for Chicago, finds a good job in a laundry and plays in the Chicago clubs with Doctor Clayton, Tampa Red, Big Bill Broonzy and John Lee "Sonny Boy" Williamson, all of whom leaving their marks on his style. The younger John is also soon part of the "new" Chicago blues scene and he becomes friend and plays with Muddy, Little Walter, Willie Mabon and while also playing frequently in Gary (Indiana) he meets there Jimmy Reed, Eddie Taylor, Albert King and a young singer/ harp player Grace Millard who soon becomes her wife. They form a band together with Albert King on the drums. Albert being a little bit erratic on stage and in his life, Grace progressively takes the drummer role on the band. One night, one of the patron is none other than the pianist Big Maceo who offers them to go to Detroit and record with him in 1950 for the Fortune label.
            Their recording career is then launched: John waxes another session with Roosevelt Sykes, signs with Joe Brown for his fledgling label JOB and records several stunning tracks in 1951-52, almost all masterpieces: broody voice, excellent lyrics, tight interaction between the guitar of Brim and the piano of Sunnyland Slim, a perfect updating of the Carr/ Blackwell music.
            But JOB is a small outfit that never pays his artists and in 1953, John Brim who wants more is in the Chess studio with the cream of the Chicago bluesmen, particularly Little Walter, Louis Myers, Eddie Taylor and Fred Below: Rattlesnake, blatantly inspired by Hound Dog, is a hit but Chess, facing a lawsuit by Leiber and Stoller, composers of Hound Dog, has to withdraw the record. In 1953, Brim plays the guitar behind his friend Albert King on his first ever session and also waxes the very strong Tough times which will become his best selling number as well as his trademark.
            But there is not a strong feeling between John and Phil Chess and when, convinced by Jimmy Reed, he tries his luck at Vee Jay's (but no record issued whatsoever), Chess drops him definitively.
            During the late 1950's, the younger black audiences are not attracted anymore by the deep blues of people like John Brim. The Brims leave then Chicago for settling in Gary where they buy a laundry. But the music bug is still there, John teaching guitar and bass to his sons. And in 1971, the Brim family record a new 45 that unfortunately goes nowhere. He will have to wait 18 more years to be rediscovered by the valiant Austrian label Wolf, recording a new excellent session . Then, encouraged by young admirers, he resumes his musical career, appearing as a "living legend" in several festivals and recording two excellent CDs.
            He dies on October, 1st, 2003 four years after his wife Grace, leaving a small but brilliant record legacy.
                                                           Gérard HERZHAFT






JOHN BRIM/ The Complete Recordings 1950-71
John Brim, vcl/g; Big Maceo, pno. Detroit, Mi. 1950
01. Bus driver
John Brim, vcl/g; Roosevelt Sykes, pno. Saint Louis, Mo. 1951
02. Dark clouds
03. Lonesome man blues
John Brim, vcl/g; Sunnyland Slim, pno/vcls; Moody Jones, bs. Chicago, Ill. 27 septembre 1951
04. Young and wild
05. I love my baby
06. Trouble in the morning
07. Humming blues
John Brim, vcl/g; Sunnyland Slim, pno; Eddie Taylor, g; Moody Jones, bs; Grace Brim, dms/hca. Chicago, Ill. 22 août 1952
08. Hard pill to swallow
09. Drinking woman
John Brim, vcl/g; Ernest Cotton, t-sax; Sunnyland Slim, pno; Pete Franklin, g; Big Crawford, bs; Alfred Wallace, dms. Chicago, Ill. octobre 1952
10. Don't leave me (No name blues)
11. Moonlight blues
John Brim, vcl/g; Little Walter, hca; Louis Myers, g; Dave Myers, g; Willie Dixon, bs; Fred Below, dms. Chicago, Ill. mars 1953
12. Rattlesnake
13. It was a dream
John Brim, vcl/g; Little Walter, hca; Eddie Taylor, g; Elga Edmonds, dms. Chicago, Ill. 4 mai 1953
14. Ice cream man
15. Lifetime baby
John Brim, vcl/g; Jimmy Reed, hca; Eddie Taylor, g; Grace Brim, dms. Chicago, Ill. mars 1954
16. Tough times
17. Gary stomp
John Brim, vcl/g; James Dalton, hca; W.C. Dalton, g; Grace Brim, dms. Chicago, Ill. janvier 1955
18. Go away
19. That ain't right
John Brim, vcl/g; Little Walter, hca; Robert Lockwood Jr, g; Willie Dixon, bs; Fred Below, dms. Chicago, Ill. 5 avril 1956
20. Be careful
21. You got me
John Brim, vcl/g; John Brim Jr, g; Steve Brim, bs; Grace Brim, dms. Chicago, Ill. 1971
22. You put the hurt on me
23. Movin' out

Alternate takes and tracks by Grace Brim are not included here


mercredi 10 juillet 2013

JOHN LEE HOOKER


JOHN LEE HOOKER/ Biographie par Gérard Herzhaft

J'ai écrit et publié cette biographie du grand John Lee Hooker en 1971 chez un éditeur aujourd'hui disparu puis réédité en tant que numéro spécial de la revue Soul Bag. Ces deux éditions n'étant plus aujourd'hui disponibles, je reçois de nombreuses demandes concernant cet ouvrage tandis que les prix d'occasion montent en dépit du bon sens.
J'ai donc décidé de proposer ce JOHN LEE HOOKER en téléchargement gratuit et en format .pdf. Il s'agit du texte intégral de l'ouvrage sans la discographie de Marc Radenac ni les photos des deux éditions qui ne m'appartiennent pas.
Bonne lecture donc!
I wrote and published this biography of John Lee Hooker in 1991, then again several years later as a special issue of the Soul Bag magazine. As it is now deleted, I have been asked about this book quite frequently, so I decided to "publish" it as a free download e-book (.pdf). I considered for a while to translate it in english for I have many english speaking followers but it is a task that I don't have the time to do properly now.
If you have learnt french in school, you may enjoy it anyway for it is not a difficult read. I have anyway several of my books that have been translated in english (cf Amazon for instance).
Enjoy it!