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mercredi 25 septembre 2013

LARRY DAVIS




LARRY DAVIS


          
  Malgré sa forte réputation auprès des amateurs de blues, Larry Davis n'a pas fait une carrière proportionnée à ses talents.
            Né à Kansas City le 4 décembre 1936, Larry est venu très jeune vivre à Little Rock et s'est abreuvé de la musique des bluesmen locaux comme Drifting Slim, Sunny Blair, Sammy Lawhorn ou Fenton Robinson. Il joue alors de plusieurs instruments (batterie, saxophone, basse, piano) mais, sous l'influence des disques de Little Willie John, il se concentre sur son chant et devient, à 14 ans, le vocaliste attitré d'un groupe local de R & B. Cependant, c'est vraiment en s'associant avec Fenton Robinson, et devenant le bassiste (et parfois chanteur) de son orchestre, que Larry embrasse vraiment une carrière de musicien professionnel.
            Ils font la première partie d'un show de Bobby Bland lors de sa venue à Little Rock. Et Bland, impressionné autant par Fenton que par Larry, les recommande au producteur Don Robey (des disques Duke). A 22 ans, Larry fait ainsi ses débuts discographiques à Houston en mai 1958 par un succès, Texas flood qui sera repris par des dizaines de bluesmen et sera même un succès mondial à travers la version qu'en a donnée Stevie Ray Vaughan. Mais Larry Davis déclarera avoir en tout et pour tout touché 300 $ pour ce morceau, Don Robey ayant bien pris soin de le copyrighter sous son nom! Pour être moins connus, tous les autres morceaux enregistrés par Larry Davis pour Duke sont de premier plan avec le magnifique Angels in Houston (d'après le Docteur Clayton) ou Come home.
            Durant les années 60, Davis s'installe à Saint Louis et est essentiellement le bassiste de Billy Gayles, Oliver Sain puis de Albert King qui lui apprend à jouer de la guitare. Et il doit attendre 1968 pour retrouver le chemin des studios pour une série de superbes titres (essentiellement des reprises des succès de B.B. King) pour le label Virgo, propriété éphémère de... B.B. lui-même avec des accompagnateurs mal identifiés mais de premier plan. As the years go passing by (Virgo 100) est un petit succès régional mais Virgo disparaît aussi vite qu'il est apparu et Larry se retrouve sans label. Il tente sa chance à Los Angeles, à Memphis... En 1972, un grave accident de moto suivi d'un AVC le laisse très diminué et il retourne à Little Rock auprès de parents qui peuvent prendre soin de lui.
           
Ses 45t pour Duke sont entre temps devenus des "classiques" auprès des fans de blues du monde entier et une poignée d'entre eux le retrouvent en 1981 et le poussent à reprendre une carrière musicale. Larry se produit dès lors en concert sur les campus universitaires, les festivals et en Europe et au Japon!
            En 1982, l'album Funny stuff (Rooster) lui permet enfin d'obtenir la reconnaissance de son talent. Enregistré et produit par Oliver Sain à Saint Louis, entouré des meilleurs sidemen de la ville, Larry Davis y apparaît très en verve: un merveilleux chanteur au timbre velouté, un jeu de guitare expressif à la Albert King. Malgré cela, il lui faut attendre 1989 pour enregistrer un nouvel album I ain't begging nobody (Evidence). La vague du nouveau Blues Revival semblait prometteuse pour lui, lui permettant d'effectuer des tournées internationales, de graver deux autres albums pour Bullseye et Black & Blue. Mais il décédait d'un cancer foudroyant le 19 avril 1994.
            Nous proposons ici l'intégrale de sa première oeuvre extrêmement demandée et très difficile à trouver. Cette compilation aurait été impossible sans l'aide (et le prêt de leurs disques rares) de Pierre Monnery et Timo Koskinen.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            Born in Kansas City 4th décember 1936, Larry went to Little Rock (Arkansas) very young and was quickly buddying the local bluesmen like Drifting Slim, Sunny Blair, Fenton Robinson or Sammy Lawhorn. He learned to play several instruments (drums, bass, saxophone and piano) but concentrated mostly on his singing abilities, largely under the influence of Little Willie John's records. He plays bass with the Fenton Robinson's band, singing also some numbers. When they opened a Bobby Bland's show, the singer was very impressed by their talents and recommended them to his producer, Don Robey, head of Duke Records.
            In 1958, aged only 22, Larry thus waxes his first 45 for Duke with Texas flood, a Davis composition that he sang regularly in the clubs. Texas flood is a hit which will become a blues standard and even an international rock success through Stevie Ray Vaughan's version. But Larry will earn only $ 300 from this title, Robey having copyrighted the tune under his name. Although less well known, all the other numbers recorded for Duke are first rate like Angels in Houston (adapted from Dr Clayton) or Come home.
Funny Stuff
            During the 60's, Larry Davis made a living in Saint Louis as an accompanist, playing drums and bass in several bands, chiefly those of Billy Gayles, Oliver Sain and Albert King who taught Larry to play the guitar. It is not until 1968 that Larry was again in the studios, recording several excellent tracks (mostly from the B.B. King's songbook) for the Virgo label, a short-lived venture owned by ... B.B. himself. As the years go passing by is a local hit but the desmise of Virgo prevent the title to go anywhere (at that time, that is!).
            Larry then tried his luck in Los Angeles and Memphis but a motorcycle accident, followed by a stroke, brought him back in Little Rock where he could live among relatives who took care of his health.
            He was largely living outside music when, his early records having earned him a strong following among blues fans in Europe and Japan, a bunch of those went to Little Rock and "rediscovered" him in 1981, urging him to resume his musical career. With Funny Stuff, a remarkable album for Jim O'Neal's Rooster label, Larry was now able to appear in big festivals everywhere. He recorded several other albums, all worthwile for Evidence, Bullseye or Black & Blue and was much in demand. Unfortunately he died of a cancer on April 19th, 1994 in a Los Angeles hospital.
            We have gathered here all his early recordings, all sought after items, many very hard to find. We would like to thank Pierre Monnery and Timo Koskinen for their help and for the loan of their rare records.
                                                                       Gérard HERZHAFT



LARRY DAVIS
Complete Early Recordings
Larry Davis, vcl/bs; Fenton Robinson, g; James Booker, pno; David Dean, t-sax; dms. Houston, Tx mai 1958
01. I tried
02. Texas flood
03. Texas flood (alt)
Larry Davis, vcl; Texas Johnny Brown, g; poss. Fenton Robinson, g or Earl Grant, g; David Dean, t-sax; James Booker, pno; Hamp Simmons, bs; Jabo Starks, dms. Houston, Tx. 19 juin 1959
04. Angels in Houston
05. Little girl
06. Will she come home?
07. Come home (When you're through)
Larry Davis, vcl; Hop Wilson, g; Pete Douglas, g; Elmore Nixon, pno; Ivory Lee Semien, dms. Houston, Tx. 27 octobre 1960
08. I need your love to keep me warm
09. My woman don't quit me (poss. Fenton Robinson, vcl)
10. You don't move me anymore
Larry Davis, vcl; Wesley Farmer, g; Eddie Fisher, g; Oliver Sain, og; horns; bs; Sam Harris, dms. Saint Louis, Mo. 1968
11. Whole world down on you
12. As the years go passing by
Larry Davis, vcl; James Ironhead, pno; Charles Heyer or Bobby Selby, og; horns; Wesley Farmer, g; Eddie Fisher, g; Phil Wesmoreland, bs; Zeke Nettles, dms. Saint Louis, Mo. fall 1968
13. Sweet little angel
14. Driving wheel
15. You upset me baby
16. Rock me baby
17. Woke up this morning
18. Three o'clock blues
19. Sweet sixteen
20. Something about you
Larry Davis, vcl; Sam Rhodes, g; band. Los Angeles, Ca. 1969
21. What they do to me?
22. For five long years
23. I've been hurt so many times
24. A letter to my darling
25. It can only hurt for so long
Larry Davis, vcl/g; band. Little Rock, Ak. 1971
26. Down home Funk I & II

In the standard discography, "That's all right" is attributed to a 1958 session. But according to the late Roy Ames, this was an Ames' production from the 1970's and then it's not featured here.

samedi 14 septembre 2013

EDDIE KIRKLAND: DETROIT BLUES MASTERS




EDDIE KIRKLAND
DETROIT BLUES MASTERS
           
 Eddie Kirkland a longtemps été davantage connu pour ses formidables accompagnements - à la croche près! - de John Lee Hooker que pour ses propres performances. Et il aura fallu les années 1970 pour qu'on découvre quel grand showman il était, excellent guitariste, bon harmoniciste et l'étendue de son répertoire, du blues acoustique en soliste jusqu'aux sonorités funky voire rock.
            Bien qu'il ait toujours affirmé être né le 16 août 1923 (ou 1928) à Kingston, en Jamaïque - ce qui aurait fait de lui un citoyen britannique! - , Eddie Kirkland - selon tous ses proches - serait venu au monde à Dothan dans l'Alabama, d'une jeune fille de douze ans qui l'aurait abandonné à la naissance. Il a alors été élevé par une de ses grand mères qui l'a initié au Gospel, au blues mais surtout à la Country Music à travers les programmes radiophoniques du Grand Ole Opry.
            Il semble que Eddie ait commencé dès 12 ans à travailler dans le Sugar Girls Medicine Show, parcourant les Etats du Sud, d'abord comme garçon à tout faire puis, au fur et à mesure qu'il s'initiait avec les artistes du show itinérant à différents instruments et au chant, comme bonimenteur vendeur de médicament miracle, présentateur, chanteur et musicien! Il a toujours affirmé que son sens de la scène lui venait de ces années au sein de ce show itinérant.
            La guerre, ses restrictions et la conscription semblent avoir eu raison de ce spectacle comme de bien d'autres et Eddie se retrouve à travailler en usine, d'abord dans l'Indiana puis à Detroit dans l'industrie automobile. Mais son passé dans le show business lui permet très vite de s'intégrer dans la scène du blues et du R&B de Detroit. Il rencontre John Lee Hooker lors d'une des célèbres House parties de la ville. La carrière de Hooker est alors en pleine ascension et Eddie décide d'accepter la proposition du bluesman de devenir son second guitariste. Ensemble, ils mettent au point un duo de deux guitares sur le modèle de Memphis Minnie/ Little Son Joe que Hooker admirait beaucoup. Kirkland ouvre le show, chante deux ou trois morceaux et accompagne ensuite John Lee. Eddie enregistre alors un nombre important de titres derrière Hooker qui comptent parmi les tout meilleurs gravés par ce grand bluesman. A l'occasion, il grave quelques 78t sous son nom pour de petits labels de Detroit avec un style de chant fort marquée par le gospel.
            Cette association n'a pas toujours satisfait Eddie qui a avoué plus tard avoir fait une erreur d'être resté si longtemps dans l'ombre de Hooker sans obtenir la reconnaissance méritée. Il semble aussi qu'à la fin des années 50, Kirkland ait été condamné pour homicide et fait trois ans de prison.
            Toujours est-il que le début des années 1960 le voit habiter New York, y tenter une difficile percée musicale, mêlant de plus en plus à son blues des sonorités plus modernes comme celles de la Soul naissante. C'est dans ces conditions que le label Prestige (pour sa filiale Tru Sound) lui fait enregistrer en 1961 un album tout à fait exceptionnel en compagnie de l'orchestre de King Curtis/ Billy Butler. Bien que Kirkland ait par la suite enregistré d'autres excellents albums pour Trix, Evidence, JSP ou Deluge, celui-ci nous semble être son chef d'oeuvre.
            Mais ce disque de blues très moderne - qui sort sur un label consacré au blues traditionnel à destination du public alors bien maigre du blues revival - ne se vend pas du tout et Eddie, qui n'aimait guère la vie trépidante de New York, décide de partir s'installer à Macon en Georgie. Otis Redding, un talent local qui commence à percer, vient le voir un soir dans un club, est tout à fait emballé par sa prestation et décide de l'embaucher à la fois comme musicien, ce qui permet à Eddie d'interpréter à chaque fois quelques morceaux en vedette et surtout d'enregistrer plusieurs 45t pour Volt, le label de Redding et d'obtenir plusieurs succès commerciaux, en particulier The Hawg (1965) qui figurera dans le Top 100 de R & B quelques semaines.
            Après la mort inattendue de Redding, Kirkland vit une mauvaise passe. Il participe à quelques tournées de R&B mais les années 1970 sont particulièrement difficiles. Sous la houlette de Pete Lowry, Eddie se reconvertit un temps en bluesman soliste à la guitare acoustique, ce qui lui permet de figurer au programme de plusieurs festivals et d'enregistrer deux excellents albums (Front and center en soliste et The Devil and other blues Demons,
accompagné d'un petit orchestre avec lequel il tournera pendant quelques années). Ce ne sera finalement qu'à partir des années 1990 que Eddie Kirkland sera finalement reconnu comme un talent majeur, jouant dans les grands festivals, tournant en Europe, devenant même - grâce au groupe de blues rock Foghat qui le prennent avec eux - un artiste apprécié dans ce fructueux domaine. Il enregistrera même un album avec eux, Last train home.
            Malgré son âge et de gros ennuis de santé, Eddie Kirkland était toujours musicalement actif quand le 27 février 2011, il a été victime d'un fatal accident de la route près de Tampa en Floride.
            Il laisse une oeuvre importante, souvent de premier plan, dont nous proposons ici toute la première partie (1952-68).
            Merci à Hartmut Münnich pour son aide précieuse dans la collecte de certains de ces rares enregistrements.
                                                                       Gérard HERZHAFT

           
Although he has always said that he was born August, 16th 1923 (or 1928) in Kingston (Jamaica), Eddie Kirkland, according to his relatives, would be in fact born in Dothan (Alabama) from a very young girl (of 12 years) that Eddie had not really ever known. He was raised by a foster grandmother who was always listening to Gospel and Country Music through the Grand Ole Opry radio programme, infusing love of the music to the boy.
            At a very early age, Eddie works full time in the Sugar Girls Medicine Show first as a handyman and, thanks to the other members of the show who taught him several instruments, more and more as a singer, entertainer and musician. Eddie often told that his striking showmanship came from those medicine show's years. Unfortunately the show (like many others) doesn't survive to the War and Eddie has to work in the industry, first in Indiana and then in Detroit, Michigan. With his show business experience, Kirkland is soon very active in the thriving Detroit blues and R&B scene. In the early 50's, he meets John Lee Hooker who is becoming the blues star of Motor City. Hooker who admired very much the twin guitars of Memphis Minnie and Little Son Joe took Eddie with him and the subsequent years saw Eddie playing second guitar with Hooker and recording some incredible tight guitar duos with his leader and some of the best tracks waxed by Hooker at that time. He has also the opportunity to record sporadically for some local labels, his music much more "modern" than Hooker's with a voice strongly influenced by Gospel singers.
            This partnership with John Lee, although very successful musically, didn't entirely satisfy Kirkland who said he suffered to stay in the shadow of the bigger name. It also seems that at the end of the 50's, Eddie was involved in a murder case and was in jail for three years.
            Anyway, the early 60's find our man in New York City, trying his luck in the R&B clubs, adding a lot of new sounds (like Soul) to his music. This is how he happens to record in 1961 a first-rate album for the Prestige label (in fact its subsidiary Tru Sound) backed by the powerful King Curtis and Billy Butler band. Even if Eddie would later record several excellent albums for labels like Trix, JSP, Evidence or Deluge, this particular LP stands like a true masterpiece. Unfortunately, the music is then judged too soul-oriented for the public of the blues revival whose the Prestige label is chiefly aimed at and the album doesn't sell at all.
            Eddie leaves then New York and settles in Macon (Georgia) where, as usual, he plays in the local clubs. One night, Otis Redding, a then rising star, catches his show and takes him in his band. Eddie plays guitar and harmonica with Otis, sings a couple of songs in his shows and has the opportunity to record for the Volt label some commercially successful 45s, The Hawg even making its way into the R&B Top 100 in 1965.
            After the untimely death of Redding, the 70's are very lean years for Eddie. The producer and researcher Pete Lowry finds Eddie, persuades him to try his luck as a solo country bluesman, finds him some good gigs and festival appearances and brings him in the studios for two excellent albums for his own label Trix, Front and Center, a very good acoustic solo effort and The Devil and other blues Demons with a small band. Those two are well worth listening to.
            Despite all this, Eddie will have to wait until the 1990's to gain his due recognition as a major artist, taking by storm audiences in the USA and Europe, recording several CDs and even becoming some kind of an aged rock star with his association with the group Foghat!
            Despite his age and faltering health, Eddie Kirkland was still musically active when he died from a car accident on February, 27th, 2011 near Tampa in Florida.
            He leaves a very substantial recording legacy. We have here gathered all his earlier tracks (1952-68).
            Thanks a lot (and again) to Hartmut Münnich for the loan of his precious and rare records.
            As usual, all feedback is welcomed.
                                                                       Gérard HERZHAFT


EDDIE KIRKLAND Complete Recordings Disc 1
Eddie Kirkland, vcl/g; John Lee Hooker, g/vcl. Detroit, Mi. 1952
01. It's time for lovin' to be done
02. That's all right
Eddie Kirkland, vcl/g; Roy Brown, dms. Cincinnati, Oh. 23 juillet 1953
03. Please don't think I'm nosey
04. No shoes I & II
05. I mistreated a woman
06. Time for my lovin to be done
Eddie Kirkland, vcl/g; Johnny Hooks, t-sax; Joe Dooms, pno; Jimmy Parner, dms. detroit, Mi. 1959
07. I need you baby
08. I must have done somebody wrong
Eddie Kirkland, vcl/g/hca; band. Detroit, Mi. 1960
09. Train done gone
10. You know I love you
11. Blood on your hands
12. Love you 'til the day I die
Eddie Kirkland, vcl/g; The Falcons, vcls; band. Detroit, Mi. mars 1961
13. So pretty baby
14. I tried
15. I am so tired (Oh baby please)
16. Back bone

EDDIE KIRKLAND Complete Recordings Disc 2
Eddie Kirkland, vcl/g/hca; King Curtis, t-sax; Oliver Nelson, t-sax; Herman Foster, pno; Billy Butler, g; Jimmy Lewis, bs; Ray Lucas, dms. Englefield Cliffs, NJ. 8 décembre 1961
17. I tried
18. Man of stone
19. Train done gone
20. I'm going to keep lovin' you
21. Something's gone wrong in my life
22. Baby you know it's true
Eddie Kirkland, vcl/g; same but George Stubbs, pno; Elise Shoulder, vcl on *. Englefield Cliffs, NJ. 9 mars 1962
23. Saturday night stomp
24. I'm gonna forget you
25. Down on my knees
26. Don't take my heart
27. Daddy please don't cry*
28. Have mercy on me baby
Eddie Kirkland, vcl/hca; Sonny Galse, t-sax; Sam Stokes, b-sax; Bobby Cash, pno; g; Wayne Cochran, bs; dms; The Angelos, vcls on*. Macon, Ga. 17 mars 1964
29. Let me walk with you*
30. Monkey tonight
Eddie Kirkland, vcl/hca; band. Macon, Ga. 9 septembre 1964
31. Hog killing time
32. Treat me the way you want me
Eddie Kirkland, vcl/hca; Steve Cropper, g; Donald Dunn, bs; Al Jackson, dms; The Memphis Horns. Memphis, Tn. 1965
33. The Hawg I
34. The Hawg II
35. Them bones
36. I found a brand new love
Eddie Kirkland, vcl/g/hca; band. Detroit, Mi. 1968
37. Every hour every minute (I wanna be with you)
38. The grunt