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mardi 29 octobre 2013

NEW YORK CITY/ The Blues Yesterday Vol. 1




NEW YORK CITY/ The Blues Yesterday


         
   Un petit tour aujourd'hui à New York, une ville qui a abrité une scène du down home blues importante mais quelque peu éclipsée par le R&B et le jazz qui faisaient les belles nuits d'Harlem. A côté de certains artistes importants (Brownie Mc Ghee, Sonny Terry, Champion Jack Dupree), d'autres bluesmen beaucoup plus obscurs, ont aussi gravé - grâce à la présence d'importants studios d'enregistrement - une petite oeuvre souvent fort intéressante et parfois remarquable qu'il serait bien dommage de négliger.

            Betty James est le nom de disque de Nadine Renaye (ou Renée) qui, née en Louisiane, vivait à Baltimore (Md) où elle chantait dans les cabarets locaux, accompagnée de son mari et de son fils. Venue passer une audition à New York en 1961 pour le minuscule label Cee Jay, sa composition I'm a little mixed up rencontre suffisamment de public pour que le disque soit repris par Chess. Le titre sera vite réenregistré par Koko Taylor qui en fera un "hit". Betty revient dans les studios en 1962 avec une nouvelle belle réussite artistique (Henry Lee) mais elle doit attendre encore quatre ans pour graver une dernière séance dont deux titres sortiront mystérieusement sous son vrai nom Nadine Renaye. Toute sa musique est très ancrée dans le Piedmont blues avec une forte influence de Blind Boy Fuller. Ses disques sont aujourd'hui de petits "classiques" très réputés dans certains cercles, notamment du Rockabilly. On ne sait malheureusement pas grand' chose d'elle bien que sa petite fille se soit exprimée (mais de façon laconique) sur la Toile.
            Tout aussi "anonyme" est B. Brown (Daniel Brown) probablement originaire de Los Angeles où il a enregistré un premier 45t en tant que batteur (!) avant de ressurgir sur la scène new-yorkaise en jouant de l'harmonica et sous le pseudo de B. Brown, de toute évidence afin de se faire passer pour le chanteur harmoniciste Buster Brown qui connaissait un grand succès populaire à la même époque avec son classique Fannie Mae. B. Brown enregistre d'ailleurs plusieurs titres comme Fannie Mae is back et Candied Yams qui font semblant d'être des morceaux de Buster! B. Brown était très lié à Charles Walker avec lequel il a d'ailleurs enregistré (cf l'article sur Walker dans Blue Eye). A la suite de son divorce, Brown a quitté New York vers 1964 pour Fort lauderdale en Floride, enregistrant à nouveau dans un style plus Soul et restant en contact avec ses amis Noble Watts et June Bateman jusqu'à son décès dans les années 1990.
            Enfin, Alonzo Scales (vers 1900-1975) est un chanteur guitariste venu, comme beaucoup, de Caroline du Nord à New York pendant la guerre. Un temps associé à Champion Jack Dupree avec lequel il enregistre en 1948, il joue ensuite avec Brownie Mc Ghee et Sonny Terry qui l'accompagnent sur sa deuxième séance. Scales semble avoir abandonné la musique dans les années 60 et est décédé à New York en 1975.
                                                                       Gérard HERZHAFT
J'ai beaucoup de feedback de mes lecteurs de langue anglaise, pratiquement pas des Français... Je me pose donc la question de continuer à publier ce blog en langue française.

            Now let's go to New York during the 1950-60's to hear some good blues!
     
       The Big Apple, and Harlem in particular, nested a strong post-war down-home blues scene that had nevertheless to stay behind the large shadow of the much popular R&B/ Jazz scene. Alongside some well known names (Brownie & Sonny, Champion Jack Dupree, Gary Davis), there were many good bluesmen (and women) who, thanks to a fair number of independent labels and studio facilities, had the opportunity to record a couple of singles that would be a pity to keep too hidden and underappreciated.
            Betty James is the recording name of Nadine Renaye (or maybe Renée) who, born in Louisiana, was singing in Baltimore (Md) backed by her husband and son. She tried her luck for the small Cee Jay label in 1961 and her own penned I'm a little mixed up stirred enough local sales to persuade Chess Records to reissue the title with a wider distribution. Koko Taylor, under the tutelage of Willie Dixon, recorded this blues and made a hit from it. After that, Betty would come back twice in the studios with six more top notch rocking blues but without any success. One of her single was also issued under her real name of Nadine Renaye! Her music is rooted in the Piedmont blues style with a strong Blind Boy Fuller influence. We don't know what happened to her although her granddaughter wrote some laconic lines on the web about her "wonderful grandmother"! If some US searchers could find and interview her, it would be great.
            Almost as obscure is B. Brown (Daniel Brown) who hailed from Los Angeles (where he recorded a first single as a drummer!), resurfacing in New York as a very good harp player under the name of B. Brown, certainly to cash on the success of the much well known Buster Brown who enjoyed at that time a massive hit with his classic Fanny Mae. B. Brown waxed a handful of excellent 45's, generally backed by his friend Charles Walker (see an article about this fine bluesman on this blog) and Wild Jimmy Spruill. After a divorce, B. Brown left New York to resettle in Fort Lauderdale, Florida, recording again in a more Soul vein and being in touch with his friends Noble Watts and June Bateman until his death during the 1990's.
            Alonzo Scales, a singer and guitarist born in North Carolina around the turn of the XXth century came to New York during the 2nd World War, playing with Champion Jack Dupree (and recording with him as early as 1948) and Brownie Mc Ghee and Sonny Terry who backs him on his nice last 1955 session. Scales quit the music scene during the 60's and died in New York City in 1975.
                                                                       Gérard HERZHAFT


NEW YORK CITY/ The Blues Yesterday
Volume 1
BETTY JAMES (Nadine Renaye), vcl; B. Renaye, g; g; J. Renaye, bs; dms. New York City, 1961
01. I'm a little mixed up
02. Help me to find my love
Betty James (Nadine Renaye), vcl; band. New York City, 1962
03. Henry Lee
04. I'm not mixed up anymore
Betty James (Nadine Renaye), vcl; band. New York City, 1966
05. Little Lee
06. I like the way you walk n°1
07. I like the way you walk n°2
08. Salt in your coffee
B. BROWN, vcl/dms; Cool Papa Sadler, g; band. Los Angeles, Ca. 28 juin 1955
09. Mambo for dancers
10. Good woman blues
B. Brown, vcl/hca; Charles Walker, g; Wild Jimmy Spruill, g; bs; dms. New York City, 1960
11. My baby left me
12. Hard working man
13. Fannie Mae is back
14. Candied Yams
15. Chewing gum
16. Rocking with B.
B. Brown, vcl/hca; Wild Jimmy Spruill, g; band. New York City, décembre 1961
17. Standing on the corner
ALONZO SCALES, vcl/g; Brownie Mc Ghee, g; Champion Jack Dupree, pno; dms. New York City, 1948
18. My baby don't allow
19. Left me home blues
Alonzo Scales, vcl/g; Sonny Terry, hca; Brownie Mc Ghee, g; Bob Gaddy, pno; ; bs; George Wood, dms. New York City, août 1955
20. Hard luck child
21. My baby likes to shuffle
22. We just can't agree
23. She's gone

vendredi 18 octobre 2013

LITTLE JOE BLUE/ Early Recordings






LITTLE JOE BLUE/ Early Recordings



            Little Joe Blue se détache du lot des très nombreux bluesmen qui ont imité B.B. King. Sans effort apparent, sans affectation, sans maniérismes, son admiration pour son idole est si grande et si ancienne qu'il réussit à être plus qu'un deuxième B.B. King, un premier Little Joe Blue. Par-dessus tout, il a constamment essayé de faire preuve d'originalité au sein de ces limites, ne reprenant que très peu le répertoire de son idole mais au contraire créant et composant des pièces aux textes rusés, ouvertement dirigés vers le public noir du Sud rural dont il provient.
            Il naît Joseph Valery Jr à Vicksburg, Mississippi, le 23 septembre 1934 d'une famille de métayers avec huit enfants. Il aurait été surnommé dès son enfance Little Joe Blue, en jouant de façon incessante sur un harmonica le célèbre et traditionnel Little boy blue. Mais d'autres sources plus fiables notent que c'est le producteur Fats Washington qui lui a donné son nom de scène en 1966. Quoi qu'il en soit, il travaille à Shreveport, est fasciné par les bluesmen qu'il voit dans les clubs de la ville, notamment bien sûr B.B. King en 1949. En 1951, il vit à Detroit, travaille dans l'industrie automobile et commence à chanter avec divers orchestres locaux. Mais en 1953, il s'engage dans l'armée, participe à la guerre de Corée. Après un divorce, il décide de s'installer à Reno (Nevada), y forme un orchestre et se fait une réputation locale. En 1961, il part tenter sa chance à Los Angeles.
            En 1963, Joe Valery enregistre son premier disque pour le minuscule label Nanc de Howard Ransom puis en 1964 la première version de son superbe Dirty work is going on produit par Maxwell Davis. Enfin en 1966, il réenregistre ce titre pour le label de Fats Washington Movin'. Le titre commence à faire du bruit en Californie et Chess le reprend et en fait un succès dans le Top 40 de R&B. Little Joe Blue signe alors pour Chess, grave un 45t à Chicago sous la houlette de Gene Barge. En 1968, il est à nouveau dans les studios californiens pour Fats Washington pour une magnifique séance (avec Lowell Fulson à la guitare) qui donne le subtil Standing on the threshold. Le disque est vendu à Stan Lewis qui, à Shreveport, dirige le label Jewel sur lequel Joe enregistrera dorénavant. Bien managé par Stan Lewis, Little Joe Blue obtient plusieurs succès dans le Sud. Southern country boy, dans lequel Joe revendique avec fierté ses racines paysannes et sudistes, deviendra même une pièce obligée du répertoire des bluesmen régionaux. Sous l'influence de Fulson, Little Joe Blue, qui n'avait jamais que gratté de la guitare, se décide à apprendre sérieusement cet instrument et s'adresse au maestro Lafayette Thomas. Grâce à ce remarquable professeur, Little Joe Blue fait de rapides progrès. Il devient capable de belles phrases mélodiques dans la droite ligne du courant texano-californien. Il connaît encore quelques succès dans les années 70 et 80 (Give me an hour in the garden), demeure actif dans le "chitlin' circuit" et effectue plusieurs tournées en Europe où il séduit par son authenticité. Il enregistre aussi plusieurs fort bons albums pour Evejim ou Black & Blue.


            Malheureusement, le 22 avril 1990, Joe décède d'un cancer contre lequel il aura lutté avec un courage exemplaire.
            Si son oeuvre pour Jewel a été largement rééditée, ce n'est pas le cas de ses disques des années 1960 que nous avons donc regroupés ici à l'exception de son premier 45t pour Nanc totalement introuvable.
            Comme toujours si vous l'avez, une copie serait la bienvenue. Ainsi d'ailleurs que vos appréciations sur ce blog s'il vous intéresse.
                                      Gérard HERZHAFT

            Although he is usually classified as a B.B. King impersonator for whom he had a strong admiration, Little Joe Blue was very much his own man. He almost never took B.B.'s repertoire and he has composed a string of shrewd and moving blues, some of them being now "classics" of the genre.
            Born Joseph Valery Jr in Vicksburg, Ms. on September 23d, 1934, it has been written that he took his moniker of Little Joe Blue because he played constantly this tune on his harmonica when a child. But in fact it seems that it is the producer Fats Washington who gave Valery his nickname in 1966. Whatever, Joe worked in Shreveport, saw many bluesmen in the local clubs, particularly of course B.B. King in 1949, started to sing like his idol when moving to Detroit in 1951. Between 1953-56, Joe was drafted, battled in Korea, came back to Motor City just to divorce and then went to live in Reno (Nevada). There he formed a band that gained a local reputation. In 1961, Joe tried his luck in Los Angeles.
            This is there that in 1963 he recorded his first 45 for the tiny Nanc label owned by Howard Ransom. In 1964, he waxed the wonderful Dirty work is going on, produced by Maxwell Davis. And in 1966, he recorded again this blues for Fats Washington's Movin label. The 45 sold enough in California to draw the attention of Chess that reissued the title and put it in the National R&B Top 40. A short contract with Chess gave a good 45 recorded in Chicago and produced by Gene Barge that unfortunately went nowhere. In 1968, Joe was again with Fats Washington in the L.A.'s studios for a fine session with Lowell Fulson playing the guitar. The very subtle Standing on the threshold was sold to Stan Lewis, owner of several studios and labels in Shreveport who then took Little Joe Blue among his roster of bluesmen, ensuring him a steady contract with regular records well produced and well distributed in the Southern States where Joe enjoyed a strong following. Southern Country Boy, in which Joe claims his southern roots, even became some kind of a southern chitlin' circuit's anthem.
           
Following Fulson's advice to play the guitar alongside his singing, Joe took lessons with the real maestro, Lafayette Thomas and quickly became a very good guitarist himself in the Texas-California style. After the Jewel contract ended, Joe still recorded some very good 45s and albums for Evejim or Black & Blue and toured Europe and Japan.
            Unfortunately, after a bold battle against this disease, he died of cancer on April, 22, 1990 in Los Angeles.
            If his Jewel tracks are easily available, this is not the case for his early works that we have gathered here minus the hard to find Nanc 45. If any of you had it, a copy would be very welcomed, as well - as usual - your appreciations.
                                                                       Gérard HERZHAFT


LITTLE JOE BLUE
Complete Early Recordings
Little Joe Blue, vcl; band. Los Angeles, Ca. 1963
Just love won't do
I've got my reasons
(This 45 from the Nanc label is unfindable. If anyone has it, a .mp3 copy would be much welcomed)
Little Joe Blue, vcl; Maxwell Davis, pno; Larry Green, g; saxes; Curtis Tillman, bs; Chuck Thomas, dms. Los Angeles, Ca. 1964
01. Dirty work is going on
02. Understanding
03. Jimmy's special
04. Can't have your cake and eat it
Little Joe Blue, vcl; band. Los Angeles, 22 mars 1966
05. Dirty work going on
06. Pretty woman
Little Joe Blue, vcl; Larry Green, g; Maxwell Davis, pno; saxes; Curtis Tillman, bs; Chuck Thomas, dms. Los Angeles, Ca. juin 1966
07. My tomorrow
08. Once a fool
09. Just look at your woman
10. Little baby
Little Joe Blue, vcl; Gene Barge, t-sax; horns; Bryce Robinson, g; Willie Dixon, bs; Maurice White, dms. Chicago, Ill. mars 1967
11. Me and my woman
12. My heart beats like a drum I & II
Little Joe Blue, vcl; Maxwell Davis, pno; Lowell Fulson, g; band. Los Angeles, Ca. décembre 1968
13. Standing on the threshold
14. Don't stop loving me
Little Joe Blue, vcl; band. Los Angeles, Ca. 1969
15. Loose me
16. A fool is what you wanted
17. Shakin' hands with the judge
18. If there's a better way
Little Joe Blue, vcl; band. Los Angeles, Ca. 1970
19. Don't tax me in
20. Lonely
Little Joe Blue, vcl/g; Little Mack Simmons, hca; band. Los Angeles, Ca. janvier 1971
21. We all have the blues I & II
Little Joe Blue, vcl/g; band. Los Angeles, Ca. 1971
22. Southern country boy


mardi 8 octobre 2013

CHICAGO/ The Blues Yesterday Volume 6




CHICAGO/ The Blues Yesterday

Volume 6

         
   Ce nouveau volume de la série "Chicago/The blues Yesterday" est entièrement consacré aux harmonicistes.
            Birmingham Jones (Wright Jones et non Wright Birmingham comme on le lit trop souvent) est né le 9 janvier 1937 à Saginaw, Michigan et a joué du saxophone et de la guitare avant de se consacrer à l'harmonica sous l'influence de Little Walter. Il joue dans plusieurs orchestres (dont celui de J.B. Lenoir et le Muddy Waters blues band) tout en enregistrant une poignée d'excellents titres sous son nom en 1956 et 1965 (avec Hubert Sumlin à la guitare). Après une séance en 1970 pour Prez Kenneth (malheureusement jamais éditée), Birmingham Jones a largement vécu en dehors de la musique, faisant une brève réapparition dans les studios pour le label autrichien Wolf en 1984.
            Big Walter Horton est bien sûr un des plus grands harmonicistes de l'histoire du blues. Pour répondre à des demandes, j'ai inclus dans cette anthologie la totalité de l'album "Soul of Blues harmonica" qu'il a gravé en 1964 sous la houlette de Willie Dixon (qui chante sur deux titres) et qui a paru sur le label Argo, une filiale de Chess plus spécialisée dans les disques de jazz. Si cet album essentiellement instrumental n'est pas bouleversant, il comprend quand même de bons morceaux, permet d'apprécier un jeune Buddy Guy et Walter est en bonne forme. Cet album était devenu très rare et très recherché.

            Enfin, Harmonica George (George W. Robinson) est né le 12 juin 1934 à Aberdeen (Ms) et a appris l'harmonica avec son frère Jesse qui connaissait bien Howlin' Wolf. Venu s'installer à Chicago en 1952, Harmonica George a vécu de son métier de chauffeur de taxi tout en jouant avec plusieurs orchestres de la ville, notamment ceux de Elmore James et Howlin' Wolf. Il a enregistré sporadiquement une courte discographie dont beaucoup de morceaux sont demeurés inédits (notamment un LP pour Twinight) ou sont extrêmement difficiles à trouver (un 45t pour Shama avec Syl Johnson). Si quelqu'un a d'autres titres de Harmonica George, une copie .mp3 serait, comme d'habitude, fort appréciée.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            Birmingham Jones opens this new volume in our "Chicago/ The blues Yesterday" series. Born Wright Jones (and not Wright Birmingham as it is so often written) January, 9th 1937 in Saginaw (Michigan), our man learned to play the saxophone and the guitar but made a small career as a harp player, largely influenced by Little Walter. In Chicago, he played in several bands (J.B. Lenoir, Muddy Waters) and recorded two excellent sessions in 1956 and 1965 under his name (the latter with Hubert Sumlin!). After another unissued session in 1970 for Prez Kenneth, Birmingham Jones made a living outside music but was recorded again in 1984 by the Austrian Wolf Record.
           
Big Walter Horton is of course the very well known master, one of the most brilliant harmonica player of the whole blues history. Here we have the entire 1964 album "Soul of Blues harmonica", a quite hard to find and much sought after Argo LP, the first album made by Walter. This is certainly not the best of Horton recordings but this mostly instrumental Willie Dixon (who sings on two titles) production has its moments and features also a young Buddy Guy playing excellent solos.
            At last, Harmonica George (George W. Robinson), born June, 12th 1934 in Aberdeen (Ms) learned the harp with his brother Jesse who was a friend of Howlin' Wolf. After he came to Chicago in 1952, George made a living mostly as a cab driver but nevertheless sat in with several blues bands (Elmore James, Howlin' Wolf) while managing to record a string of sessions for small labels. Unfortunately, many of those recordings are either unissued (a whole LP for the Twinight label) or very hard to find (a Shama 45 with Syl Johnson). If anybody holds those recordings and would like to share it, a .mp3 copy through my mail would be appreciated!
                                                                       Gérard HERZHAFT



CHICAGO/ The Blues Yesterday
Volume 6

Birmingham Jones (Wright Jones), vcl/hca; Freddie Robinson, g; Charles Jones, bs; Billy Davenport, dms. Chicago, Ill. 1956
01. Birmingham late hours
02. You're too bad
Birmingham Jones, vcl/hca; Hubert Sumlin, g; Jarrett Gibson, t-sax; Donald Hankins, t-sax; Andrew Mc Mahon, bs; Clifton James, dms. Chicago, Ill. mars 1965
03. I'm glad
04. Drinking again
05. Birmingham bounce
06. Chills and fever
Big Walter Horton, vcl/hca; Buddy Guy, g; Bobby Buster, og; Jack Myers, bs; Willie Smith, dms; Willie Dixon, vcl on *. Chicago, Ill. 13 - 24 janvier 1964
07. Good moanin' blues*
08. Gonna bring it on home*
09. Groove walk
10. La Cucaracha
11. John Henry
12. Hard hearted woman
13. Wee baby blues
14. It's alright
15. Wrinkles
16. Friday night stomp
Harmonica George (George Robinson), vcl/hca; Eddie Clearwater, g; Willie Johnson, g; Jo Jo Williams, bs; Bob Richey, dms. Chicago, Ill. 1959
17. Sad and blues
18. Sputnik
Harmonica George, vcl/hca; Reggie Boyd, g; Syl Johnson, g; og; bs; dms. Chicago, Ill. 1968
19. Got some order
20. Got in the kitchen and burn
Harmonica George, vcl/hca; Detroit Jr, pno; Larry Burton, g; horns; Aron Burton, bs; Pete Williams, dms. Chicago, Ill. 1982
21. Blue by George
22. Buzz me


(The Big Walter Horton tracks herein are the complete Argo LP "Soul of blues harmonica")