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dimanche 20 juillet 2014

CALVIN LEAVY




CALVIN LEAVY/ Cummins prison farm

           
Calvin Leavy a été un des rares bluesmen à avoir un "hit" national avec Cummins prison farm en 1970 (n° 40 au Billboard et n°1 à Memphis).
            Né le 20 avril 1940 à Scott (Arkansas), Calvin est le dernier de 15 enfants d'une famille de métayers et s'initie à la musique et au chant dans le choeur d'Eglise de son frère aîné McKinley Leavy. En 1954, il joue suffisamment de guitare, piano et basse pour faire partie du blues band d'un de ses autres frères, Hosea Leavy. Sous le nom de Leavy Brothers, ils tournent même jusqu'en Californie où d'ailleurs ils s'installent au début des années 60.
            Mais Calvin a le mal du pays et revient s'installer à Little Rock en 1967, forme son propre blues band et joue un peu partout, notamment au 70 Club. En 1968, le journaliste et écrivain local Bill Cole cherche un interprète pour une de ses compositions, Cummins prison farm et demande à Calvin de la mettre en musique. Non seulement Calvin Leavy en fait un blues mais, s'appuyant sur le témoignage d'un de ses frères qui est à ce moment-là emprisonné à Cummins, il ajoute plusieurs versets qui confèrent au morceau un formidable vécu!
            Le succès ne se fait pas attendre avec un lancement commercial qui présente Calvin et sa guitare en tenue de prisonnier!. Presque instantanément, Cummins prison farm monte dans les Hit Parades. Calvin réenregistre le morceau pour un album projeté (qui ne paraîtra que bien plus tard au Japon!) en ajoutant une lead-guitare plus rock, destiné au public des LP's d'alors. Parallèlement, les années suivantes voient Calvin en studio pour de nombreux labels locaux (Acquarius, Soul Beat, Messenger). Calvin et Hosea sont même invités à jouer à l'Université de Little Rock en 1976 pour les fêtes du Bicentenaire.
            Mais, quelles que soient leurs qualités, aucun des 45t gravés par Calvin ne renouvelle le succès de Cummins prison farm qui, entre temps, est devenu un standard du blues, interprété et enregistré par quantité d'artistes.
            Et en 1991, Calvin Leavy est arrêté pour trafic de drogue en réseau organisé plus tentative de corruption de policiers. Condamné à 75 ans de prison, Calvin est cette fois effectivement incarcéré au pénitencier de Cummins! Où il décède le 6 juin 2010.
            Nous avons ici regroupé la presque totalité de son oeuvre intéressante, entre Soul et Blues à l'exception de quatre titres (Nothing but your love; Love is a sign of weakness; It's a miracle; Give me your loving loving loving). Merci d'avance aux lecteurs qui possèderaient ces titres et nous en feraient parvenir une copie .mp3, ce qui complèterait ce recueil.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            Calvin Leavy has been one of the few bluesmen to get a "hit" in the early 1970's with Cummins Prison farm , n°40 on the Billboard and n°1 at WDLA Memphis!
            Born on April, 20th, 1940 at Scott (Arkansas), the last of 15 children from a sharecropping family, Calvin has learned to sing and to play piano, bass and guitar with his numerous musical elder brothers, particularly McKinley Leavy who lead a Gospel band and Hosea with whom Calvin formed a blues band, The Leavy Brothers who played as far as California where the two brothers settled in the early 60's.
            But, homesick, Calvin went back to Little Rock in 1967, leading his own blues band and playing extensively in Arkansas, Tennessee, Mississippi, Missouri. In 1968, local writer and journalist Bill Cole asked Calvin to play and record a song he had written about the infamous local Cummins prison farm. Calvin made a strong blues out of it and added some striking verses inspired by the life of one of his brother who, at that time, was serving a sentence in this penitentiary. Cummins prison farm becomes quickly a hit, locally and nationally, Calvin appearing in magazines and local TV with his guitar in inmate suits! Maybe the same year (1968) or later on, Calvin re-record a lengthier version of the song for a projected LP that would only appear years later in Japan. A rock guitar solo is then added (maybe on re-recording) for this purpose.
            The following years, Calvin is a very busy musician, recording many 45s for Acquarian, Soul Beat, Messenger that despite strong lyrics and arrangements are unable to repeat the success of Cummins prison farm that, meanwhile, has become a blues standard sung and recorded by numerous artists. Calvin and brother Hosea even play on stage in 1976 at the University of Little Rock's Centennial Celebration as well as in many clubs and festivals.
            But in 1991, Calvin is charged as a leading figure of a drug dealing gang and for bribery. He gets a 75 years sentence and is jailed this time for real into the Cummins Prison Farm where he dies on June, 6th 2010.
            We have gathered here almost all his recordings but four titles (Nothing but your love; Love is a sign of weakness; It's a miracle; Give me your loving loving loving) are still missing. If any reader owns those tracks and is willing to share, a .mp3 copy to my mail would be great!
                                                                       Gérard HERZHAFT



CALVIN LEAVY
Complete Recordings
Calvin Leavy, vcl/g; t-sax; Hosea Leavy, bs; dms. Stuttgart, Ark. 1967
Nothing but your love
01. I won't be the last to cry
Calvin Leavy, vcl/g; Ted Seibs, og; Robert Tanner, g; Hosea Leavy, bs; Maurice Haygood, dms. Little Rock, Ark. 1968
02. Cummins prison farm I
03. Cummins prison farm II
04. Brought you to the city
05. That's where I am
Calvin Leavy, vcl/g; band. Nashville, Tn. 29 avril 1970
06. One minute before midnight
Love is a sign of weakness
Calvin Leavy, vcl/g; Paul Brown, og; B.T., bs; Maurice Haugood, dms. Memphis, Tn. 1971
07. Give me a love that I can feel
08. Born unlucky
Calvin Leavy, vcl/g; Hosea Leavy, bs; Pat Brown, dms. West Memphis, Ark. juin 1973
09. It hurts me too
10. I've got troubles (Heart trouble)
11. Goin' to the dogs I & II
Calvin Leavy, vcl/g; Paul Brown, og; Leroy Campbell, g; Hosea Leavy, bs; Pat Brown, dms. West Memphis, Ark. octobre 1973
12. Is it worth?
13. Funky Jam
Calvin Leavy, vcl/bs; Leroy Campbell, g; Paul Brown, og; Cyrus Hayes, hca; Pat Brown, dms. West Memphis, Ark. novembre 1973
14. Big Four
It's a miracle
Calvin Leavy, vcl/g; Leroy Campbell, g; Aristair Akerson, t-sax; Paul Brown, og; Hosea Leavy, bs; PatBrown, dms. West Memphis, Ark. 1974
15. What kind of love
Give me your loving loving loving
16. Nine pound steel
Calvin Leavy, vcl/g; band. Memphis, Tn. 1976
17. Free from Cummins Prison farm
18. Enjoy being hurt by you
19. Thieves and robbers
20. If life last luck is bound to change
Calvin Leavy, vcl/g; The Cummins Prison Farm Singers. Cummins, Ark. 1976
21. He walks with me I & II

mercredi 9 juillet 2014

NEW YORK CITY/ The Blues Yesterday Vol. 4



NEW YORK CITY/ The Blues Yesterday
Volume 4

          
  Retournons un peu à New York... hier et avant hier et pour une quatrième fois.
            Wild Jimmy Spruill (1934-1996) est né à Fayetteville en Caroline du Nord dans une famille de métayers. Il a appris très jeune la guitare en écoutant les programmes de Country Music à la radio. Quant il arrive à New York en 1955, Spruill est déjà un guitariste assez aguerri pour émarger à quantité de séances d'enregistrement en studio autant en rock, blues, pop, R&B, en particulier pour les frères Bobby et Danny Robinson qui utilisent abondamment sa guitare précise, cinglante, efficace et très virtuose. Le jeu de Spruill apporte énormément à tous les morceaux auxquels il collabore et il participe à de nombreux grands succès aux Hit Parades pour Dave Cortez, Wilbert Harrison, Bobby Lewis, The Shirelles, Buster Brown, Noble Watts, June Bateman, etc.... Il enregistre aussi quelques 45t sous son nom qui ont acquis un statut légendaire auprès des amateurs de blues. En fait, son jeu peut être davantage comparé avec les grands guitaristes de Country des années 50 et 60 comme Hank Garland, Jimmy Bryant ou Joe Maphis qu'aux solistes du blues. Redécouvert brièvement dans les années 1980, Jimmy Spruill est décédé d'une crise cardiaque dans sa chambre d'hôtel alors qu'il était en tournée dans le Sud.
           
Nous avons réuni presque tous les titres enregistrés sous son nom par Jimmy Spruill sauf trois titres qui nous échappent encore. Merci d'avance à ceux qui souhaiteraient partager ces rares morceaux sur ce blog.
            Nous avons joint à ces titres de Wild Jimmy Spruill le 45t gravé sous le nom de Charlie Lucas Combo. Lucas était le bassiste de Spruill alors qu'il se produisait en club et ces deux titres présentent Jimmy de façon très proéminente.
            Walter Rhodes (1939-1990) est lui aussi originaire de Caroline du Nord et est venu tenter sa chance à New York à la fin des années 1950. Il enregistre avec le groupe vocal The Memos, participe à de nombreuses séances comme accompagnateur et en vedette sous différents noms (Little Red Walters, The Blond Bomber, Walter Rhodes) alternant des blues et de pièces plus proches du Rock'n'roll. Nous avons réuni ici tous ses 45t à l'exception d'un titre. Lui aussi redécouvert dans les années 1980, il a fait une deuxième carrière surprenante comme chanteur/ guitariste solo acoustique, enregistrant deux excellents albums pour le label néerlandais Swingmaster.
                                                                       Gérard HERZHAFT

            Let's go back to New York City yesterday for a fourth compilation!
            Wild Jimmy Spruill (1934-1996) is born in Fayetteville (North Carolina) among a sharecropping family, learning the guitar while listening to Country Music radio programmes, a strong and lasting influence. When arriving in New York in 1955, Spruill is already a masterful guitarist and quickly finds the path of the local studios, particularly those of Bobby and Danny Robinson for whom he recorded a lot of sessions. His clean, sharp, precise, virtuoso and expressive guitar is on the forefront of many records and Hits by Dave Cortez, Wilbert Harrison, Bobby Lewis, The Shirelles, Noble Watts & June Bateman ... He also records some 45s under his name that are highly rated by blues fans all over the world. Anyway, Spruill is certainly not confined to the blues genre and those loving his style should certainly lend an ear to those great Country guitarists of the era like Hank Garland, Joe Maphis or Jimmy Bryant who are in similar style than Spruill. We have gathered here almost all of his recorded output (under his name that is) but, despite our and friends' efforts, I'm still missing three titles. Thanks to anyone who would own it and willing to share on this blog. Rediscovered briefly by some British collectors in the 1980's, Spruill died from a heart attack in his Motel room while he was on tour in the Southern States.
            We have included also here the only single by the Charlie Lucas Combo in which Spruill is heavily featured. In fact, Lucas was the one-time bass player of the regular Jimmy Spruill's band.
          
  Walter Rhodes (1939-1990) came also from North Carolina to New York at the end of the 1950's. He plays guitar and harmonica on several sessions, recording as a member of The Memos, a vocal group and then under different names (The Blonde Bomber, Little Red Walters, Walter Rhodes), alternating blues and more rock or even pop-oriented pieces. We have gathered all his recordings minus one title (Cotton Pickin') that would be nice to feature here if anyone is willing to share. Rhodes has also been rediscovered in the 1980's, touring Europe quite often as a surprising country blues solo acoustic number. He waxed two excellent albums in this style for the Dutch Swingmaster label.
                                                                       Gérard HERZHAFT

NEW YORK CITY/ The Blues Yesterday
Volume 4
WILD JIMMY SPRUILL, g; band. New York City, 1958
Honky Tonk hucklebuck
Jumping in
01. Scratch'n'twist
02. Slow draggin'
Wild Jimmy Spruill, g; band. New York City, 1959
03. Kansas City march
04. Hard grind
Wild Jimmy Spruill, g; Dave Cortez, og/pno; band. New York City, 1960
05. Lonely island
Chico Cha Cha
Wild Jimmy Spruill, vcl/g; Bam Walters, t-sax; Horace Cooper, pno; John Robertson, dms; vcls. New York City, 1964
06. Country boy
07. Scratchin'
Wild Jimmy Spruill, g; Irving Johnson, vcl; band. New York City, 1964
08. The rooster
09. Cut and dried
10. Lonesome melody
11. Raisin' hell
Wild Jimmy Spruill, g; band. New York City, c. 1969
12. Party Hardy
Wild Jimmy Spruill, vcl/g; Larry Dale, vcl/g; Charles Collins, kbds/bs/dms. New York City, 1987
13. I got a brand new mojo
CHARLIE LUCAS COMBO: Wild Jimmy Spruill, g; Horace Cooper, pno; Ben Walters, t-sax; Charlie Jackson, t-sax; Charlie Lucas, bs; John Robertson, dms. New York City, 1963
14. Jump for joy
15. Walkin'
WALTER RHODES, vcl/g; The Memos, vcl group; band. New York City, 1959
16. The Biddy Leg
17. My type of girl
Walter Rhodes, vcl/g; saxes; Walking Willie, pno; Leonard Edwards, g; bs; Leo Price, dms. New York City, mai 1960
18. Strollie bun
19. I am to blame
Walter Rhodes (as Little Red Walters), vcl/g/hca; t-sax; Walking Willie, pno; Leonard Edwards, bs; Freddie Shwakes, dms. New York City, décembre 1960
20. Aw shucks baby
21. I'm mad
Pickin' cotton
22. Ain't nothing but gossip
Walter Rhodes, vcl/g; band. New York City, 1962
23. You can run but you can't hide
Walter Rhodes, vcl/g; band. New York City, 1963
24. I worship the ground you walk on
25. Uncle Sam
Walter Rhodes, vcl/g/hca; band. New York City, 1971
26. It's not what you do
27. Message to my woman

vendredi 27 juin 2014

KOKO TAYLOR: The Beginnings





KOKO TAYLOR: Early Recordings

           
Née Cora Walton à Bartlett, Tn le 28 septembre 1928 ou 1935 mais venue très jeune habiter dans le South Side de Chicago, celle qui allait devenir la principale figure féminine du Chicago Blues a commencé adolescente une carrière de chanteuse de blues et de Rhythm & Blues sous l'aile (très) protectrice de Willie Dixon qui la façonne et la lance. Koko fait ses premières armes en club avec Junior Wells et Buddy Guy et Robert Nighthawk, démontrant un évident penchant pour le blues profond. Mais nous sommes au début des années 1960 et Dixon qui sent les changements de goûts du public noir mais n'est pas vraiment capable de s'y adapter, préfère lui faire interpréter des thèmes plus ou moins pop-jazz dans le moule de ce qu'il avait fait durant les années 40 avec le Big Three Trio.
            Koko fait donc de bien modestes débuts discographiques produits par Dixon sur le label USA, grave quelques titres informels très down home (et fort réussis) accompagnée de Homesick James. Mais c'est en la prenant dans l'écurie Chess que Dixon la fait enregistrer substantiellement pour un label important qui bénéficie d'une excellente distribution. Elle enchaîne ainsi les séances toujours produites par Dixon qui lui fait alterner des moments de pur Chicago blues avec des pièces pop qui apparaissent bien désuètes y compris à l'époque. Les succès sont d'abord modestes mais en 1966, Dixon demande à Koko d'enregistrer Wang Dang Doodle, une composition qu'il avait écrite pour Howlin' Wolf. Le tempo est encore accéléré par rapport à la version du Wolf et les riffs de guitare, le superbe solo du saxophoniste Gene Barge permettent à ce titre de grimper dans les classements des Hit Parades. Koko devient presque instantanément une vedette et elle enchaîne concerts, tournées (une apparition timide à la tournée de l'AFBF en 1967) et enregistrements. Mais Dixon qui semble tourner un peu en rond ne réussit pas à rééditer le succès de Wang Dang Doodle. Après un album inégal en 1971 et tandis que Chess disparaît plus ou moins, Koko quitte Dixon et décide de voler de ses propres ailes.
            C'est à ce moment qu'elle s'affirme vraiment comme une blueswoman de tout premier plan. Sa voix est puissante, pathétique ou enjouée, sa plume est sûre et signe de belles compositions personnelles, son sens du swing est permanent et sa présence scénique impressionnante. Elle tourne en Europe très souvent après 1967, au Chicago blues festival, triomphe à Montreux en compagnie de T-Bone Walker et Muddy Waters, excelle à Ann Arbor! Elle grave en France un album tout blues avec les frères Myers. Mais c'est surtout l'avisé producteur Bruce Iglauer qui saura mieux que quiconque capturer toutes ses qualités, la laisser affirmer son tempérament et lui permettre ainsi de s'exprimer complètement. Elle enregistre une série de disques pour Iglauer et son label Alligator à partir de 1975 qui lui valent vraiment sa réputation de grande maîtresse du Chicago blues. I got what it takes est un grand album où Koko est dans une forme époustouflante, accompagnée par le grand guitariste Sammy Lawhorn; The Earthshaker est presque du même niveau; From the heart of the woman, plus soul, est aussi très réussi; Queen of the blues,  An audience with the Queen... Tous ses albums Alligator sont réussis. Koko, très affectée par la mort de son mari qui était aussi son manager, a continué d'apparaître sur les scènes du monde entier presque jusqu'à son décès le 3 juin 2009 à Chicago.
            Sa première oeuvre dont nous proposons pour la première fois l'intégrale est certes inégale mais recèle de très bons moments et permet de mieux saisir le cheminement de cette grande "Reine" du Chicago blues.
                                                                       Gérard HERZHAFT
Merci à Xyros, Steve Wisner et Friedrich Svacina pour leur aide et leur prêt de titres rares.
Merci aussi de vos commentaires qui me prouvent que ce blog - un travail important et totalement désintéressé - apparaît utile.

           
Born Cora Walton at Bartlett, Tennesse on September 28th, 1928 (or 1935?) but coming to Chicago at an early age, Koko started to sing in the Chicago clubs alongside Junior Wells, Buddy Guy or Robert Nighthawk before being taken under the (maybe too?) protective wing of Willie Dixon.
            In the 1960's, Dixon is willing to cope up with the new tastes of the African-American record buyers and he tries a lot of formulas with his new protégée, from solid Chicago blues to jazz-pop numbers recreating his Big Three Trio days.
            After a tepid session for the small USA label, Koko waxes a couple of excellent informal down home tracks, backed by Homesick James and then is brought to Chess by Dixon who records her substantially from 1964 to 1971. The commercial success comes in 1966 with a re-working of Wang Dang Doodle, a number penned by Dixon for Howlin' Wolf. With an hypnotic guitar riff, a swinging tempo and an exemplary sax solo by Gene Barge, the title climbs quickly on the charts. For some times, Koko is in demand in concerts, tours (she comes to Europe as early as 1967 with the AFBF tour) and of course in the Chess studios. But despite excellent backing musicians, she is unable to have another Hit. Although Koko is never better than as a Chicago blues singer, deeply rooted in the tradition, Dixon persists to believe she should be a jazz pop singer with sometimes ultra corny numbers that sounded very old fashioned even at that time. After a last uneven rare album (her first) in 1971 and the end of the Chess label, Koko decides to be herself. At last on her own, she appears as a first rate blueswoman: a powerful voice, a commanding stage presence and a true blues feeling infusing everything she sings, whether Chicago blues standards or personal witty compositions. She tours Europe quite often after 1967, recording an all-blues album in France with the Myers Brothers and Jimmy Rogers, a live session at Montreux and performing in the main US festivals like Ann Arbor.
            But this is really when she signs with the wise producer Bruce Iglauer (who really understands the lady and what she is able to deliver) that Koko will really give her full potential as a major Chicago blues name. She records a dozen of excellent albums for the Alligator label, beginning with the stunning I got what it takes, certainly one of the best Chicago blues albums of this era. Koko, although very affected by the death of Pops Taylor, her husband and manager for years, will anyway sing her blues all over the world, almost until her death on June, 3d, 2009 in Chicago.
            Her first recordings, although certainly not as successful as her Alligator LPs, have anyway good moments To be able for the first time to listen to them in a chronological order, allows to follow her formative years and how she finally would become a major Chicago blues name.
                                                           Gérard HERZHAFT
Thanks to Xyros, Steve Wisner and Friedrich Svacina for their help and the loan of quite rare records.
Thanks also for your feedback that would prove this "work"  (utterly without any profit) be useful!

KOKO TAYLOR: Complete Early Recordings Volume 1
Koko Taylor, vcl; Jarrett Gibson, b-sax; J.B. Lenoir, g; Lafayette Leake, pno; Milton Rector, bs; Clifton James, dms. Chicago, 23 juillet 1963
01. Like heaven to me
02. It's like heaven to me
03. Honky Tonky I
04. Honky Tonky II
Koko Taylor, vcl; Homesick James, g; Evans Spencer, g; Willie Dixon, perc. Chicago, Ill. 26 mars 1964
05. What kind of man is this?
06. Which a way to go
07. I'm looking for a man
Koko Taylor, vcl;Big Walter Horton, hca; Buddy Guy, g; Robert Nighthawk, g; Lafayette Leake, pno; Jack Myers, bs; Clifton James, dms. Chicago, Ill. 30 juin 1964
08. I got what it takes
09. What kind of man is this?
Koko Taylor, vcl; Buddy Guy, g; M.T. Murphy, g; Lafayette Leake, pno; horns; Willie Dixon, bs; Clifton James, dms. Chicago, Ill. 20 janvier 1965
10. Lovesick tears
11. Don't mess with the messer
12. Whatever I am you made me
Koko Taylor, vcl; band. Chicago, Ill. août 1965
13. I'm a little mixed up
Koko Taylor, vcl; Buddy Guy, g; Johnny Twist, g; Gene Barge, t-sax; Lafayette Leake, pno; Jack Meyers, bs; Fred Below, dms; Willie Dixon, vcls. Chicago, Ill. 7 décembre 1965
14. Wang dang doodle
15. Blues heaven
16. I got all you need
17. Tell me the truth
Koko Taylor, vcl; Johnny Twist, g; band. Chicago, Ill. 29 juin 1966
18. Good advice
Koko Taylor, vcl; Rufus Crume, g; johnny Twist, g; Gene Barge, t-sax; Dillard Crume, bs; Al Duncan, dms; Willie Dixon, vcls. Chicago, Ill. 16 décembre 1966
19. The egg or the hen
20. Just love me
21. All money spent

KOKO TAYLOR: Complete Early Recordings Volume 2
Koko Taylor, vcl; Buddy Guy, g; Johnny Twist, g; Lafayette Leake, pno/og; Gene Barge, t-sax; Dillard Crume, bs; Al Duncan, dms; Willie Dixon, vcls. Chicago, Ill. 1967
22. Fire
23. Insane asylum
Koko Taylor, vcl; band. Chicago, Ill. octobre 1968
24. Separate or integrate
25. I don't care who knows
26. Love you like a woman
27. Yes it's good for you
Koko Taylor, vcl; Big Walter Horton, hca; M.T. Murphy, g; Buddy Guy, g; Sunnyland Slim, pno; Jack Myers, bs; Willie Dixon, bs; Fred Below, dms. Chicago, Ill. 23 avril1969
28. Twenty nine ways
29. Nitty gritty
30. He always knocks me out
31. I love a lover like you
Koko Taylor, vcl; Mighty Joe Young, g; Lafayette Leake, pno; horns; Willie Dixon, bs; Clifton James, dms. Chicago, Ill. août 1970
32. Mighty love
33. Instant everything
Koko Taylor, vcl; Gene Barge, t-sax; horns; Mighty Joe Young, g; Reggie Boyd, g; Louis Satterfield, bs; Clifton James, dms; Willie Dixon, vcls. Chicago, Ill. 24 novembre 1971
34. Love me to death
35. I need you more and more
36. Uh Uh My baby
37. It's a poor dog
38. That's the way love is
39. Tease your man
40. Violent love
41. Bills bills and more bills
42. Blues prelude
43. Pollution
44. Let me love you baby
Those studio recordings don't include the "live" AFBF 1967 concert

lundi 16 juin 2014

CHICAGO/ The Blues Yesterday Vol. 11



CHICAGO/ THE BLUES YESTERDAY Volume 11

      
   Bobby Rush (né Emmett Ellis Jr le 10 novembre 1940 à Homer, La) est aujourd'hui une figure majeure du Soul blues et un des grands maîtres du chitlin' circuit (dont on peut admirer une époustouflante performance dans le film "The Road to Memphis" (de Richard Pearce: que l'on peut trouver en DVD chez Wild Side). Sa discographie est riche d'albums marquants qui ont souvent été des succès commerciaux. Il sait mieux que quiconque marier le blues le plus brut (qu'il a pratiqué encore enfant auprès de Elmore James ou Boyd Gilmore) avec les éléments de la Soul, beaucoup de Funk et même du Rap. Mais ses premiers 45t enregistrés à Chicago (où sa famille s'est installée en 1953) sont largement méconnus à l'exception de son "classique" Chicken heads. Nous avons essayé de regrouper la plupart de ces premiers titres, entre blues et Soul, dans cette anthologie (il manque encore cinq morceaux: toutes copies .mp3 seraient les bienvenues!). Devenu une vedette surtout dans le Sud, Bobby Rush s'est installé à Jackson (Ms) en 1980.

           
Nous avons déjà présenté Little Wolf, de son vrai nom Jesse Sanders, dans Chicago/ The Blues Yesterday Vol. 2. Né le 26 juin 1930 à Florence, Ms, Jesse a fait une carrière de policier à Chicago tout en chantant ici et là dans les clubs de blues. Marié à la nièce de Howlin' Wolf, Diane, Jesse a été rebaptisé Little Wolf par Willie Dixon qui, à la mort du vrai Loup Hurlant, lui a composé et fait enregistrer en 1976 The wolf wont howl no more. Au moment de sa retraite de la police en 1990, Jesse Sanders est parti vivre à Memphis où il s'est produit sporadiquement sur scène. C'est en vendant un Greyhound bus qu'il avait retapé à son vieil ami Bobby Rush que Jesse Sanders a enregistré un album produit par Rush sur son éphémère label JayLo sous le nom de Little Howlin' Wolf! Un disque si rare qu'il passait même pour n'avoir jamais été édité! Mais notre ami Pierre Monnery (merci à lui) a déployé ses talents de fin limier pour en dénicher un exemplaire dont nous proposons ici l'intégralité. Mais attention: grande rareté ne signifie pas grande réussite et si cet album a ses moments, il n'est certainement pas au niveau de ce que Little Wolf a fait sous la houlette de Willie Dixon.

            Enfin, terminons cette anthologie avec - sauf erreur - l'unique 45t de L.C. Roby (Lee Charles Holland), le fils de William Holland (The Highway Man, lui aussi un imitateur de Howlin' Wolf). Dans ces titres de 1979, Roby apparaît comme un excellent guitariste et chanteur fort influence par Albert King.
            Comme d'habitude, tous vos commentaires et appréciations sont les bienvenues.

                                                                       Gérard HERZHAFT

http://www.amazon.com/Sue-Bobby-Rush/dp/B000008RE9/ref=sr_1_1?s=music&ie=UTF8&qid=1402951357&sr=1-1&keywords=Bobby+Rush+Sue 
         Bobby Rush (born Emmett Ellis Jr on November, 10th 1940 at Homer, La) is a major name of the Soul blues and one of the true master of the so-called chitlin' circuit (cf his breathtaking performances behind his audience in the Richard Pearce's film TheRoad to Memphis). He has a large discography of very often excellent albums with many Hits, mainly in the Southern States. He knows better than anyone how to mix a gritty down home Funk with strong blues overtones (he learned the blues with people like Elmore James and Boyd Gilmore!) and Soul elements and his music is highly personal and very exciting. But his first 45s recorded in Chicago (where his family settled in 1953) are not well known outside his major Hit Chicken heads. We have tried to gather them but five titles are still missing (any .mp3 copy through my mail would be welcome!). Becoming a big name, mainly in the South, Bobby went to live to Jackson, Ms in 1980, near his favourite audience.

            We have already featured Little Wolf and the records he made for Willie Dixon (see Chicago/ The Blues Yesterday Vol. 2). Born Jesse Sanders on June, 26th 1930 in Florence, Ms, our man has made a career as a Chicago police officer for 47 years while singing the blues in the Windy City clubs. Married to Howlin' Wolf's niece Diane, Jesse brought the attention of Willie Dixon who recorded him on an excellent aforementioned album. After his retirement from the Chicago Police Department, Jesse Sanders relocated in Memphis where he made some public appearances. He met again his old friend Bobby Rush and while Bobby bought to him a Greyhound bus Jesse had reshaped himself, he decided to record Sanders (this time as Little Howlin' Wolf) for his short lived JayLo label. The album is so rare that it was long thought it was never issued. Thanks to the detective talents of our friend Pierre Monnery, we have been able to get a copy of it and the entire session is on this post. But mind you: extremely rare doesn't mean extremely successful! Although there are good moments, we are here quite far from the sessions Little Wolf made for Dixon in Chicago!

            To round off this new volume, we have included the only but excellent 45 made by L.C. Roby (Lee Charles Holland, son of William Holland, himself a Howlin' Wolf impersonator!) in 1979. Roby was, at that time, leading a very good Chicago outfit that backed many bluesmen in the clubs and the studios. On his own record, L.C. demonstrates his skills as a singer and as a guitarist, strongly influenced by Albert King.
            As usual, all feedback from you, blues lovers, is welcome.

                                                                       Gérard HERZHAFT


CHICAGO/ The Blues Yesterday
Volume 11
Bobby Rush (Emmett Ellis Jr), vcl/g; band. Chicago, Ill. 1964
01. Someday
Let me love you
Bobby Rush, vcl/g; band. Chicago, Ill. 1966
You're the one for me
Done got over
Bobby Rush, vcl/g; Monk Higgins, pno; Wayne Bennett, g; Luther Johnson, g; horns; Cornelius Boyson, bs; dms. Chicago, Ill. 1967
02. Much too much
03. Sock boogaloo
Bobby Rush, vcl/g; band. Chicago, Ill. 29 janvier 1968
04. Gotta have money
05. Camel walk
Bobby Rush, vcl/g; Sonny Thompson, pno; band. Chicago, Ill. 1969
06. Wake up
07. Just be yourself
08. Let it all hang out
What now?
The things that I used to do (see my YouTube Channel for this title)
Bobby Rush, vcl/g; band. chicago, Ill. 1971
09. Chicken heads
10. Mary Jane
Bobby Rush, vcl/g; band. Chicago, Ill. 1972
11. Bowlegged woman knock kneed man I & II
Bobby Rush, vcl/g; band. Chicago, Ill. 1974
12. Get out of here
Little Wolf (Jessie Sanders), vcl/g; Bobby Rush, hca/g/bs; Micky Rogers, g; Mike Rushell, g; Dell Marris, og; John Alford, kbds; Jackson State Horn sectuon, horns; Willie James Hatten, bs; Forest Gordon, dms. Jackson, Ms. prob. 1992
13. Cryin' for my baby
14. Shake it baby
15. I ain't doing too bad
16. Ain't no time for fussing
17. Somebody walking in my home
18. Highway 49
19. Out in Virginia
20. Smokestack lightnin'
21. Help me baby
22. New Orleans blues
L.C. Roby (Lee Charles Holland), vcl/g; Eddie Shaw, t-sax; t-sax; Detroit Jr, og; Marylin Love, bs; Ben Sanders, dms. Chicago, Ill. septembre 1979
23. Ain't gonna tell nobody
24. Feel like a King




dimanche 8 juin 2014

EARLY EDDY CLEARWATER




EDDY CLEARWATER/ Early Recordings


           Jadis quelque peu considéré uniquement comme un imitateur de Chuck Berry, Eddy Clearwater (né Eddie Harrington le 10 janvier 1935 à Macon, Ms de parents Noirs et Cherokees) est aujourd'hui reconnu à juste titre comme un des derniers grands représentants toujours actifs du Chicago blues traditionnel de l'après-guerre.
           Il est vrai que Clearwater a été aussi prolifique et versatile dans sa vie que dans sa musique: plongeur, videur, chauffeur de taxi, éducateur, producteur, éditeur de disques mais toujours musicien, Eddy Clearwater a aussi pratiqué toutes sortes de musiques, des blues profonds à la Country Music, du Rockabilly au Gospel, etc... Il cite d'ailleurs parmi ses influences marquantes Hank Williams, Louis Jordan, Muddy Waters ou Chuck Berry.
           Il arrive à Chicago en 1950 après un passage à Birmingham (Alabama) ou il a joué et chanté dans plusieurs groupes de Gospel. A Chicago, il est hébergé et influencé par son oncle Houston Harrington, un amateur (et bientôt fondateur des disques Atomic-H) de blues grâce auquel il connaît de nombreux autres jeunes bluesmen comme Otis Rush, Magic Sam, Morris Pejoe.. ainsi que son cousin l'harmoniciste Carey Bell Harrington.
           A partir de 1953, c'est sous le nom de Guitar Eddy qu'il entame une carrière de musicien sur le marché aux puces de Maxwell Street ainsi que dans les bars de Chicago. C'est sur le label de son oncle (et sous le surnom de Clear Waters pour concurrencer Muddy Waters!) qu'il enregistre ses premiers disques en 1958, en particulier le savoureux Hillbilly blues qui est un petit succès dans le classement Country local!. Mais c'est son A minor Cha Cha, un instrumental très inspiré de Jody Williams qui lui vaudra l'attention des fans de blues du monde entier.
          
En 1959, Clearwater contacté par Eddie Blazonczyck (1941-2011: un immigré polonais qui deviendra un nom majeur de la musique américano-polonaise), devient le guitariste noir (une rareté à l'époque même à Chicago) du groupe (blanc) de Rock'n'roll que fonde Blazonczyck et trois amis sous le nom de Eddy Bell and The Hill Boppers qui deviendront très vite les Belairs (ou Bel-Airs). Clearwater enregistre substantiellement avec Eddy Bell, démontrant sa capacité à émuler les guitaristes de Rockabilly, ce qui lui vaut d'ailleurs toujours une certaine aura dans ces cercles.
           Parallèlement, il continue à jouer du blues sous son nom dans les bars de Chicago, enregistrant sporadiquement des 45t pour de petits labels sans grande distribution.
           Ce n'est en fait qu'en 1973-74 et son association avec le pianiste Bob Riedy qu'Eddy Clearwater peut réellement développer sa propre carrière de bluesman. Il enregistre de magnifiques albums comme The Chief pour Rooster, le label de Jim O'Neal avant de graver d'autres excellents disques pour Delmark, MCM, Charly, Blind Pig, Bullseye...
           Cette visibilité lui permet de participer à de nombreuses tournées européennes où son dynamisme, la qualité de sa musique, son jeu de guitare et son sens de la scène lui assurent un constant succès.
           Nous avons ici regroupé la quasi-totalité des premiers 45t qu'il a enregistrés avant ses premiers albums (il manque deux titres: merci à ceux qui pourront nous les faire parvenir!) auxquels nous avons ajouté certains des disques gravés en compagnie de Eddy Bell.
                                                                 Gérard HERZHAFT

          

Photo: © Gérard Herzhaft
At first, pigeonholed as a simple Chuck Berry's impersonator, Eddy Clearwater (born Eddie Harrington from Cherokee and African American parents on January, 10th 1935 at Macon, Ms) is justly hailed today as one of the last performing masters of the post-war Chicago blues.
           It's true that Eddy has been as versatile in his life than in his music: dishwasher, bouncer, cab driver, teacher, producer and of course musician... Eddy has also played a lot of musical styles with the same ease, whether Rockabilly, Country Music, Gospel than deep Chicago blues.
           After a stint in Birmingham (Alabama) where he seemed to have played and sung with local Gospel groups, Eddy reaches Chicago in 1950 where he is welcomed by his eccentric uncle Houston Harrington who is also a staunch blues fan and soon blues producer who will create his famed label Atomic-H. Through Houston, Eddy meets and befriends with Otis Rush, Magic Sam, Morris Pejoe, Sunnyland Slim as well as his own cousin, future harmonica ace, Carey Bell Harrington. Eddy learns a lot with and from them as well as listening to R'n'R records, particularly Chuck Berry's.
           He starts to play in clubs and on Maxwell Street under the nickname Guitar Eddy that Uncle Houston will soon turns into Clear Waters, then Clearwater to match with Muddy Waters' popularity! It's also on his uncle's new label Atomic-H that in 1958 Eddy waxes his first 45s, particularly Hillbilly blues which stirs some interests in the Country & Western local circles. But this is the top instrumental A minor Cha Cha (largely derived from Jody Williams) that draws the attention of the blues buffs from around the world, still a classic!
           In 1959, probably through the reputation of Hillbilly blues, Clearwater is approached by Eddie Blazonczyck (1941-2011: a recent polish migrant who will become one of the top names of "Polka" music) who is launching his own Rock'n'roll band, Eddy Bell and The Hill Boppers who will soon turn into Eddy Bell and the Bel-Airs. To be an African American musician with an all-white band is certainly very seldom viewed at that time! Clearwater will then play and record regularly with this successful R'n'R band, demonstrating his skills as a Rockabilly guitarist which earns him a reputation among Rockabilly fans up to this day.
           He anyway manages to play also blues under his name into Chicago clubs and records some 45s for very small labels with poor distribution. He will have to wait until the early 70's and an association with the Bob Riedy's blues band to become a well-known Chicago blues name. He records a wonderful album for Jim O'Neal (The Chief) then a large number of generally excellent LPs and CD's for Blind Pig, Delmark, Charly, MCM, Bullseye... He also tours Europe quite often, gaining a large following thanks to his excellent music, guitar playing and dynamic stage presence.
           We have been able to gather almost all his early recordings (two tracks are still missing: thanks in advance for any .mp3 copy if possible!) to which we have added some of the titles he made with Little Eddy and the BelAirs.
                                                      Gérard HERZHAFT



EDDY CLEARWATER
Early Recordings
Eddy Clearwater, vcl/g; Lazy Bill Lucas, pno; John Hudson, g; bs; Richard Rogers, dms. Chicago, Ill. mai 1958
01. Boogie woogie baby
02. Hillbilly blues
03. Jumpin' at Charley's
04. Neckbones everyday
Eddy Clearwater, vcl/g; Rayburn Williams, pno; Chuck Slmith, t-sax; b-sax; Jimmy Lee Robinson, bs; Richard Rogers, dms. Chicago, Ill. février 1959
05. I don't know why
06. A-minor Cha Cha
07. Ain't that a shame
08. Dancin' time
Eddy Bell & The Rock-A-Fellas: Eddie Blazonczyck Sr, vcl/dms; Eddy Clearwater, g; The Rock-A-Fellas, band.  Chicago, Ill. 18 mai 1959
09. Counting the days
10. Night party
Eddy Clearwater, vcl/g; Lee Jackson, g; Sunnyland Slim, pno; Tom Archia, t-sax; Corky Robertson, bs; Jump Jackson, dms. Chicago, Ill. July 1960
11. Hillbilly blues
12. Wanna be cool
Eddy Bell & The Bel-Aires: Eddie Blazonczyck Sr, vcl/dms; Eddy Clearwater, g; band. Chicago, Ill. septembre 1960
13. The masked man (Hi Yo Silver)
14. Anytime
Eddy Bell & The Bel-Aires: Eddie Blazonczyck Sr, vcl/dms; Eddy Clearwater, g; band. Chicago, Ill. février 1961
15. Knock knock knock
Eddy Clearwater, vcl/g; Rayburn Williams, pno; Jesse Pariles, g; Chuck Smith, t-sax; b-sax; bs; Pete Perez, dms. Chicago, Ill. mai 1961
16. Cool water
17. Cool clear water
18. Baby please
Eddy Bell & The Bel-Aires: Eddie Blazonczyck Sr, vcl/dms; Eddy Clearwater, g; band. Chicago, Ill. octobre 1961
19. Johnny B. Goode is in Hollywood
Eddy Clearwater, vcl/g; Mitchell Robinso, pno; Hank Marr, og; Freddy King, g; Osborne Whitfield, t-sax; Laurence Frazier, bs; Philip Paul, dms, vcl grp. Chicago, Ill. 21-22 novembre 1961
20. A real good time
21. I was gone
22. Twist like this
23. Hey Bernardine
Eddy Bell & The Bel-Aires: Eddie Blazonczyck Sr, vcl/dms; Eddy Clearwater, g; band. Chicago, Ill. décembre 1961
24. The great great pumpkin
25. I'm still in love with you
Eddy Bell & The Bel-Aires: Eddie Blazonczyck Sr, vcl/dms; Eddy Clearwater, g; band. Chicago, Ill. 1962
26. Rock'n'roll USA
Eddy Clearwater, vcl/g; g; Ernest Gatewood, bs; dms. Chicago, Ill. 1965
27. Momee momee
28. The duck walk
Honey bee
Eddy Clearwater, vcl/g; Mighty Joe Young, g; tpts; Chuck Smith, t-sax; Bob Little, b-sax; Mac Thompson, bs; Louis Batista, dms. Chicago, Ill. 1 mai 1969
29. Doin' the model
I don't know why #2
Eddy Clearwater, vcl; Bob Riedy, pno; John Reda, g; Dan Draher, g; Mark Gaston, tpt; Mike Cogan, t-sax; Mike Williams, a-sax; Bob Falvey, bs; Richard Robinson, dms. Chicago, Ill. juillet 1974
30. Pretty baby
31. Caldonia
Eddy Clearwater, vcl/g; Chuck Smith, t-sax: Abb Locke, t-sax; Bob Riedy, pno; Allen Batts, og; Bob Falvey, bs; Richard Robinson, dms. Chicago, Ill. novembre 1974
32. True love
33. Lonely nights