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mardi 26 août 2014

SONNY BOY WILLIAMSON (Rice Miller)



SONNY BOY WILLIAMSON (Rice Miller)
The Complete Studio Sessions


    
        Bonimenteur et showman autant que bluesman, ce Sonny Boy-là - qui a emprunté l'identité du célèbre bluesman John Lee "Sonny Boy" Williamson - a entouré son existence d'un tel épais tissu de bobards qu'il a fallu un travail de limier de chercheurs britanniques pour démêler la fiction de la réalité. Et encore: que demeurent d'incertitudes sur Sonny Boy n° 2, à commencer par sa date réelle de naissance! Lors de sa première tournée en Europe, son passeport donnait 1897 comme année de sa naissance, d'autres sources ont affirmé 1890, 1899, 1901... Certains, récemment, le font naître un 5 décembre en 1903 ou 1909, ce qui paraît quand même peu crédible vu son apparence d'homme âgé en 1963-64. Mais quid?
            Né dans le Mississippi, fils illégitime de Millie Ford qui le prénomme Aleck, il est élevé par son beau-père Mr Miller dont il prendra le nom. Son surnom de "Rice" viendra du travail régulier qu'il effectue un temps dans les rizières à la frontière de la Louisiane et du Mississippi. Quoi qu'il en soit, Aleck Ford ou Rice Miller, préfère aux travaux agricoles la vie de musicien itinérant. Il apprend l'harmonica et la guitare et vagabonde dans tout le Sud dans les années 20, gagnant sa vie en jouant le blues et en racontant des histoires, soit seul, soit au sein d'un medicine show, soit en compagnie d'autres bluesmen comme Robert Johnson, Robert Jr Lockwood, Elmore James, Robert Nighthawk ou Howlin' Wolf. Lorsqu'à partir de 1937, John Lee "Sonny Boy" Williamson engrange succès sur succès avec ses disques pour Bluebird, Rice Miller usurpe son identité, se faisant ainsi mieux payer dans les bars locaux. Il réussit grâce à cela à devenir l'animateur régulier d'un programme radiophonique diffusé depuis Helena dans l'Arkansas qu'il rendra célèbre, le King Biscuit Show sponsorisé par la marque de farine "Sonny Boy"! L'émission rend très populaire Rice Miller dans le Sud et des échos de ce succès arrivent jusqu'à Chicago. Le vrai Sonny Boy tentera, pistolet à la ceinture, de corriger l'imposteur. Mais en vain! La rencontre entre les deux Sonny Boy n'aura jamais lieu.
            Bien qu'il ait toujours prétendu avoir fait des disques dès les années 20, Rice Miller doit en fait attendre 1951 pour enregistrer ses premiers 78t pour le label Trumpet, une vingtaine de grands blues: expressivité instrumentale, capacité à créer en quelques secondes un climat tendre ou dramatique, ton sarcastique qui insinue avec malice des compositions toujours originales, emplies de verve et d'humour. Grand bluesman, poète satirique, la voix, le texte et l'harmonica ne font qu'un. Ces qualités sont encore portées à la perfection lorsque Sonny Boy signe, en 1955, un contrat avec les frères Chess. Il enregistre alors à Chicago, entouré des meilleurs musiciens de la ville, une des oeuvres les plus accomplies de l'histoire du blues: Don't start me to talkin', The key, Nine below zero, Checkin' upon my baby, Cross my heart, Trust my baby, Bring it on home, Help me et des dizaines d'autres magnifiques blues qui sont devenus des classiques du genre. En 1963, cet harmoniciste habillé d'une tenue d'Arlequin et d'un chapeau haut de forme, sorcier à la barbichette, illusionniste, grand raconteur de bobards saisit à bras le corps le public européen au cours de la tournée de l'American Folk Blues Festival et proclame son désir de s'installer à Londres. C'est le coup de foudre. Il devient ainsi un des favoris de la scène bourgeonnante du blues rock, enregistrant avec les Animals et les Yardbirds dont Eric Clapton fait alors partie. Au cours de ce séjour en Europe, Sonny Boy "Rice Miller" Williamson grave aussi au Danemark et en France trois merveilleux albums semi acoustiques en compagnie de Memphis Slim.
            Mais le mal du pays est le plus fort. Sonny Boy n°2 rentre dans le Sud pour décéder d'une crise cardiaque quelques semaines plus tard. Son oeuvre n'a cessé de grandir avec le temps au point d'apparaître comme l'une des plus abouties de l'histoire du blues. Son style d'harmonica, si personnel qu'il apparaissait a priori inimitable, n'a en fait pas cessé d'inspirer des générations de musiciens comme Junior Parker ou James Cotton.
            Nous avons rassemblé la totalité des titres enregistrés en studio par Rice Miller sous son nom. Sont exclus, les titres "live" (AFBF, séances londoniennes avec les Yardbirds ou les Animals) ainsi que les morceaux captés dans des réunions privées en Europe ou d'après des programmes de radio.
            Ce recueil que nous proposons ici ne pourra certainement pas rester en ligne très longtemps. Aussi si cela vous intéresse, profitez en rapidement.
                                                                       Gérard HERZHAFT

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            Showman, barker, smooth talker and of course bluesman supreme, this particular Sonny Boy - who borrowed his identity to the famous bluesman John Lee "Sonny Boy" Williamson - created such a mystery around him that it took the blues fans of the 60's (particularly the British) sleuth talents to work out the truth from the fibs. And even now many facts remain uncertain: for instance, when really was born our man? His passport (and himself ) gave December 5th 1897 but others including his relatives have given 1890, 1899, 1901.. And more recently even 1903 or 1912!!!... That last date seems anyway hard to swallow for the man who appeared in Europe in 1963-64 was certainly much older than that. But?
            Born Aleck Ford, probably in Glendora, son of an unmarried very young Millie Ford, he was raised by his stepfather, Mr Miller, hence his "official" name Aleck Miller. His nickname Rice would come from one of his regular work in the rice fields of Louisiana. Whatever, Aleck Ford or Rice Miller learned the harmonica and the guitar at an early age and decided to make a living as a travelling musician and showman, either alone or among medicine shows that combed the Southern States during the 1930's. He certainly knew and played with a lot of Mississippi and Arkansas bluesmen Robert Johnson, Lockwood, Robert Nighthawk, Howlin' Wolf (whose sister he might have married for awhile)... But when, after 1937, John Lee "Sonny Boy" Williamson became one of the most famous bluesman and harp player of his time, Miller took his identity, gaining much more gigs and even a radio programme from Helena, the King Biscuit Show. It have been said that the real Sonny Boy Williamson heard about the impostor and had even gone South with a gun to have an explanation with him. But fortunately for us bluesfans the meeting never occured...
            Although he regularly said he recorded since the 1920's (and even behind Bessie Smith, no kidding.. and remind that we swallowed all that!), Rice Miller made his recording debut in 1951 in Jackson (Ms) for the Trumpet label, backed by Elmore James. Well promoted by Lillian Mc Murry (owner of Trumpet) who liked quite much Sonny Boy, his records full of wry humour and originality gained good sales and he waxed more than 20 titles during the subsequent years.
            But it will take 1955 and a contract with Chess with superior backup musicians, studios and promotion for this Sonny Boy to record a long string of masterpieces so well known today and striking examples of classic Chicago blues of the 1950's: Don't start me to talkin', The key, Nine below zero, Checkin' upon my baby, Cross my heart, Trust my baby, Bring it on home, Help me and dozens of others.
            In 1963, this "old man" with a goatee and calling himself "The goat", dressed in a Harlequin suit and a top hat was the true sensation of the annual American Folk Blues Festival throughout Europe and stole every show with his showmanship, his harp wizardry, his intriguing but warm personality and his snarky speeches. His influence on the burgeoning European blues boom, particularly in England, was certainly as strong as Muddy's or Wolf's. He then recorded two brilliant and mostly acoustic albums in Denmark.
            Although he sung he wanted to "make London his home", he nevertheless went back to Helena, Arkansas just to die from a heart attack on May, 25th 1965, leaving one of the most accomplished recorded works of the Postwar blues.
            We have here gathered for the first time all his studio recordings. We have excluded the tracks he recorded live during the AFBF tours, whether on this shows or with British groups like The Yardbirds or The Animals as well as some tapes made while he was at private parties that have cropped up here and there.
            Those .mp3 uploaded files won't certainly be able to last forever. So if you want it, grab it now.
                                                                                  Gérard HERZHAFT

samedi 16 août 2014

BIG JOE TURNER/ The Pablo Sessions 1972-78



BIG JOE TURNER/ THE PABLO SESSIONS

          
  Quand Big Joe Turner (1911-85) enregistre pour Norman Granz, il est quelque peu oublié. Pionnier du blues de Kansas City, partie prenante de la folie du boogie woogie dans les années 30 auprès de Pete Johnson, chanteur ultra puissant archétype des Blues Shouters, Joe est le chanteur des grands orchestres de Benny Moten, Andy Kirk, Count Basie avant d'enregistrer en vedette du R&B une oeuvre copieuse pour de nombreux labels. Très avisé, superbe showman, Big Joe va savoir maintenir intacte sa popularité longtemps. Il est d'ailleurs un des rares artistes noirs du R&Blues capable de s'arrimer au courant du Rock n'Roll. Il signe sur le label Atlantic en 1951 qui l'entoure des meilleurs musiciens du moment, le produit intelligemment et distribue ses disques dans toute l'Amérique. Shake, rattle and roll; Flip, flop and fly et Teenage letter obtiennent autant de succès dans les Hit Parades "Rhythm & Blues" que "pop" et son nom est associé aux stars adolescentes du Rock'n'roll!, notamment dans plusieurs films.
            Mais dans les années 60, Big Joe apparaît largement comme une figure du passé. Il essaie de s'adapter aux goûts du blues revival mais, malgré la très grande qualité de ses disques (magnifique album Kent avec George Smith!), sa manière d'être et de chanter ne plaisent guère à ce nouveau public qui ne jure plus que par les bluesmen du Delta ou ceux du ghetto de Chicago.
            Big Joe s'installe alors en Californie et apparaît surtout dans des festivals de jazz et de façon irrégulière dans les clubs de Los Angeles. Lorsque le producteur de jazz Norman Granz, après une éclipse forcée, décide de relancer son label Pablo et de reprendre des tournées internationales de big bands, il pense en premier à Count Basie à qui il adjoint Big Joe Turner. Le succès de cette tournée au printemps 1972 est tel que Granz décide d'enregistrer live le concert parisien et de le sortir sur Pablo.
            Les dés sont lancés: Joe Turner revient à son rôle favori de blues shouter et, devenu très ami avec Granz, il va enregistrer pas moins de neuf autres albums pour Pablo entre 1972 et 78, entouré de certains des noms les plus prestigieux du jazz. Si l'album The Bosses (avec Count Basie mais en studio) recueille de bonnes critiques, les autres sont très fraîchement accueillis, notamment par les critiques de blues qui soulignent l'absence de nouveau répertoire, les solos très longs, les morceaux étirés, les disques enregistrés en très peu de temps. Joe n'est pas non plus toujours dans une grande forme. Sa santé se détériore beaucoup durant cette période et il ne se déplace plus que difficilement et à l'aide d'une canne.
            Malgré tout, ces disques prennent avec le temps une autre dimension: ils réunissent de grands musiciens qui ont marqué l'histoire et qui ont d'évidence du plaisir à se retrouver ensemble. Et finalement, ce long corpus permet à Big Joe Turner, un des plus grands noms de l'histoire du blues, d'ajouter - presque en fin de carrière - une nouvelle pierre solide à sa longue et riche oeuvre. Nous avons cependant exclu les deux derniers LPs enregistrés pour Pablo en 1984-85 (Kansas City here I come et Meets Jimmy Witherspoon) à l'extrême fin de sa vie et où il apparaît très diminué.
            La plupart de ces LPs sont aujourd'hui introuvables et nous remercions tous ceux qui ont permis de les rassembler ici: Marc (Fr), Hartmut Münnich, Kempen, Steve 626...
                                                                       Gérard HERZHAFT
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            When Big Joe Turner (1911-85) began his series of recordings for Norman Granz' rejuvenated Pablo label, he was a little bit forgotten. Pioneer of the Kansas City blues, linked with the boogie woogie craze of the 1930's, particularly with his fellow Pete Johnson, Joe is a consummate showman and an ultra-powerful blues shouter with the big bands of Andy Kirk, Benny Moten or Count Basie before launching a personal career as a major name of the R&B, heavily recording for numerous labels. Moreover, when signing with the Atlantic label in 1951, Joe became one of the few black R&B star to be able to crossover in the emerging Rock'n'roll field, singing before audience of teenagers, appearing in many R'n'R movies and placing records like Shake, rattle and roll; Flip, flop and fly or Teenage letter into the Tops 40 of R&B as well as Pop!
            But in the 60's, Big Joe seems to be a figure of the past. He tries to cope with the tastes of the new Blues Revival audiences, waxing excellent deep blues albums (one with George Smith) but he was not the Delta or the Chicago ghetto bluesman that this public wanted exclusively at that time.
            Big Joe comes to live in California and appears irregularly on jazz festivals and L.A. clubs. When in 1972 producer and former civic rights activist Norman Granz decided to launch a big band tour of Europe, he chose to reunite old Kansas City partners, Count Basie and his Orchestra with blues shouter Big Joe Turner. The tour proved to be so successful that Granz recorded live the Paris concert and issued it on his Pablo label. This started a new association between Turner and Granz that gave nine subsequent LP's until 1978! Joe is once again the blues shouter supreme surrounded by some of the biggest and most respected jazzmen still working then. But if The Bosses (with Count Basie) has some good reviews, the other albums are mildly welcomed, particularly by blues critics who point out the lack of new material, the overlong numbers and solos, the quickly recorded sessions and sometimes a lacking of rehearsal... Joe's health is also declining and it shows sometimes in his voice.
            Anyway, the passing years give those LPs a better significance: they brought together great musicians (and some of the greatest) who evidently enjoyed playing with each other and at last those late sessions are a welcomed addition to the recording works of one of the true giants of the blues. We have excluded from this post two Pablo albums (Kansas City here I come and Meets Jimmy Witherspoon) recorded in 1984-85 at the very end of Joe's life when Joe was in a very bad and painful shape.
            Most of those records are unavailable today, sometimes very hard to find and all those who have made possible this project must be thanked: Marc (Fr) particularly, Hartmut Münnich, Kempen, Steve 626..

                                                                       Gérard HERZHAFT

JOE TURNER/ THE COMPLETE PABLO SESSIONS
Joe Turner with Count Basie - Flip flop and fly
Joe Turner, vcl; Count Basie, pno; Freddie Green, g; Pete Minger, tpt; Waymon Reed, tpt; Sonny Cohn, tpt; Mel Wanzo, tb; Al Grey, tb; Frank Cooks, tb; Bill Hughes, tb; Bobby Platter, a-sax; Curtis Beagler, a-sax; John Williams, b-sax; Eddie Lockjaw Davis, t-sax; Eric Dixon, t-sax; Jimmy Forrest, t-sax; Norman Keenan, bs; Sonny Payne, dms. Paris, Fr. avril 1972
01. Hide and seek
02. T.V. Momma
03. Corrine Corrina
04. Cherry Red
05. Shake, rattle and roll
06. Since I fell for you
07. Flip flop and fly
08. Everyday I have the blues
09. Good morning blues

Count Basie & Joe Turner - The Bosses
Joe Turner, vcl; Count Basie, pno/og; Harry Edison, tpt; J.J. Johnson, tb; Eddie Davis, t-sax; Zoot Sims, t-sax; Irving Ashby, g; Roy Brown, bs; Louis Bellson, dms. Los Angeles, Ca. 11 décembre 1973
10. Honeydripper
11. Honey Hush
12. Cherry Red
13. Night time is the right time
14. Blues around the clock
15. Since I fell for you
16. Flip flop and fly
17. Wee baby blues
18. Good morning blues
19. Roll'em Pete

Joe Turner - Life Ain't Easy
Joe Turner, vcl; Roy Eldridge (trumpet) Al Grey (trombone) Lee Allen (tenor saxophone) Jimmy Robins (piano, organ) Thomas Gadson (guitar) Ray Brown (bass) Earl Palmer (drums) Los Angeles, CA, June 3, 1974
20. Life Ain't Easy
21. Plant Your Garden
22. So Long
23. For Growin' Up
24. (What's Your Story,) Morning Glory
25. Kick The Front Door In

The Trumpet Kings meet Joe Turner
Joe Turner, vcl; Harry Edison, Roy Eldridge, Dizzy Gillespie, Clark Terry (trumpet) Jimmy Robins (piano, organ) Pee Wee Crayton (guitar) Chuck Norris (bass) Washington Rucker (drums) Los Angeles, CA, September 18, 1974
26. Stormy Monday
27. Mornin' noon and night
28. I know you love me baby
29. T.V. mama
30. Tain't nobody's bizness if I do

Joe Turner - Everyday I have the blues
Joe Turner, vcl; Sonny Stitt, a-sax/t-sax; J.D. Nicholson, Pee Wee Crayton, g; Charles Norris, bs; Washington Rucker, dms. Los Angeles, Ca. 3 mars 1975
31. Stormy monday
32. Piney Brown
33. Martin Luther King Southside
34. Everyday I have the blues
35. Shake rattle and roll
36. Lucille
Big Joe Turner Nobody in mind
Joe Turner, vcl; Roy Eldridge, tpt; J.D. Nicholson, pno; Milt Jackson, vb; Pee Wee Crayton, g; William Walker, bs; Charles Randall, dms. Los Angeles, Ca. 27 août 1975
37. I want a little girl
38. Nobody in mind
39. The Chicken and the Hawk
40. I just didn't have the price
41. How long how long blues
42. Crawdad hole
43. Juke Joint blues
44. Red Sails in the sunset

Joe Turner - In The Evening
Joe Turner, vcl; Bob Smith, a-sax; J.D. Nicholson, pno; Herman Bennett, g; Pee Wee Crayton, g; Winston McGregor, bs; Charles Randall, dms. Los Angeles, CA, 10 mars 1976
45. In The Evening
46. Summertime
47. Sweet Lorraine
48. Too Late, Too Late
49. I've Got The World On A String
50. Chains Of Love
51. Corrine, Corrina
52. J.T. Blues
53. Pennies From Heaven
54. Two Loves Have I

Joe Turner - The Midnight Special
Joe Turner, vcl; Jake Porter, tpt; Roy Brewster, b-sax; Curtis Peagler, t-sax; Curtis Kirk, hca; Sylvester Scott, pno; Cal Green, g; Bobby Haynes, bs; Washington Rucker, dms. Los Angeles, CA, 27 mai 1976
55. The Things That I Used To Do
56. The Midnight Special
57. You're Driving Me Crazy
58. So Long
59. I Left My Heart In San Francisco
60. I'm Gonna Sit Right Down And Write Myself A Letter
61. I Can't Give You Anything But Love
62. After My Laughter Came Tears
63. Stoop Down Baby

Joe Turner - Things That I Used To Do 
Joe Turner, vcl; Blue Mitchell, tpt; Eddie "Cleanhead" Vinson, a-sax; Rashid Jamal Ali, t-sax; Wild Bill Moore, t-sax; Lloyd Glenn, pno; Gildo Mahones, og; Greg Beck, g; Gary Bell, g; Lawrence Gales, bs; Bruno Carr, dms. Los Angeles, CA, 8 février 1977
64. Time After Time
65. The Things That I Used To Do
66. S.K. Blues
67. Jelly Jelly Blues
68. Hey Little Girl
69. Shake It And Break It
70. St. Louis Blues
71. Oke-She-Moke-She-Pop
72. My Train Rolled Up In Texas

Have No Fear, Joe Turner Is Here
Joe Turner, vcl; Joe Banks, tpt; Bobby Smith, a-sax; Bill Clark, t-sax; Hollis Gilmore, t-sax; Lloyd Glenn, pno; Pee Wee Crayton, g; Evan Walker, g; Bill Walker, bs; Charles Randall, dms; Frederick Woods, perc. Hollywood, CA, 22 juin 1978
73. Rocks In My Bed
74. So Long
75. Howlin' Wind
76. Woman You Must Be Crazy
77. How Come My Dog Don't Bark
78. Long Way From Home
79. Somebody Loves Me
80. Love Is Like A Faucet

We have placed on the right chronological recording sessions some titles issued on another Pablo album (Stormy Monday).

lundi 4 août 2014

SAM BAKER: NASHVILLE SOUL-BLUES





SAM BAKER: NASHVILLE SOUL BLUES

           
 Bien qu'il jouisse à juste titre d'une grosse réputation dans certains cercles férus de Soul, Sam Baker n'a jamais réussi à se faire connaître au-delà. Trop Soul pour les amateurs de blues, trop blues pour les tenants d'une Soul plus commerciale?
            Quoi qu'il en soit, Sam Baker a gravé dans les années 1960 une série de superbes 45t qui révèlent un chanteur expressif et vibrant, un ténor qui utilise fréquemment et pour le meilleur des effets de falsetto. Son oeuvre prend place parmi les meilleurs moments de la scène R&B de Nashville.
            Né à Jackson, Ms, le 14 juin 1941 Baker est très jeune passionné par la musique, chante dans plusieurs orchestres locaux, côtoie Jimmy Reed et Clyde Mc Phatter. Il enregistre un seul 45t à Jackson sur un obscur petit label local. Malgré la présence d'un beau blues Crazy about you baby, le disque demeure confidentiel et Baker décide de gagner Nashville pour y tenter sa chance.
            Il semble devenir assez vite une figure familière des clubs de la ville puisque le D.J. Hoss Allen (qui produit ce qui est peut-être la première émission TV de R&B noir The !!!Beat) lui fait enregistrer trois 45t dont une magistrale version de Sweet little angel. Après une séance à Miami, durant une tournée que Sam effectue en Floride, c'est le producteur John Richbourg, un des personnages clés de la scène du R&B de Nashville, qui, considérant que Baker a le potentiel de devenir une vedette, le fait signer pour son label Sound Stage Seven. Hélas, malgré l'excellence des séances enregistrées entre 1966 et 1969 (dont une à Memphis dans les studios Stax), Sam Baker ne connaît qu'un succès d'estime local et son contrat n'est plus renouvelé après 1969. Sam Baker quitte même Nashville dans les années 1970 pour retourner à Jackson où il s'occupera un peu de groupes de Gospel mais vivra en dehors de la musique
            Il sera finalement retrouvé par des collectionneurs dans une maison de retraite de Jackson, malheureusement confiné sur une chaise roulante à la suite d'une attaque cérébrale.
                                                           Gérard HERZHAFT

            Although he is highly praised among some circles, Sam Baker has never been able to be known as the major name his talents would have qualified him to be. Too "Soul" for the hardcore blues buffs, particularly during the 1960's and 1970's? Too "blues" and downhome for the Sweet Soul fans?
            Anyway, Sam Baker has recorded during the 1960's some of the best R&B records coming out from Nashville. Baker's soulful, crying tenor voice makes almost every number he sings a winner, whether deep blues or ballads.
            Born at Jackson, Ms, on June, 14th, 1941; Baker starts to sing while a teenager with local bands and even opens for Jimmy Reed and Clyde Mc Phatter. While in Jackson, he records his first single in 1959 for a tiny label with an excellent blues, Crazy about you baby. Baker, finding Jackson a little bit limited for his musical ambitions, goes to Nashville to try his luck.
            He seems to have quickly become a familiar figure in R&B clubs and Hoss Allen, a DJ who was then launching what it might have been the very first black R&B TV programme (The !!!Beat), takes him under his wing and brings him in the Nashville studios for three excellent singles and a superlative version of Tampa Red's Sweet little angel. After another 45 recorded in Miami while on tour in Florida, Sam Baker signs with John Richbourg's fledgling label, Sound Stage Seven. Unfortunately, despite the very high level of the subsequent sessions (one in the Stax Studios at Memphis), real success eludes Sam and his contract ends in 1969, putting a final point to Sam Baker's recording career. The man even goes back to Jackson where he will participate at some Gospel sessions. But he will mostly have to make a living outside the music business.
            He will finally been rediscovered in the 1990's, living in a nursing home and confined to a wheelchair after a stroke.
                                                           Gérard HERZHAFT


Tous mes remerciements à/ A lot of thanks to  Red Kelly (http://redkelly.blogspot.fr/2008/09/sam-baker-comin-to-bring-you-some-soul.html) et/ and John Ridley (http://www.sirshambling.com/) qui ont permis la rédaction de cet article.



SAM BAKER
Complete Recordings
Sam Baker, vcl; Johnny Jones, g; band. Jackson, Ms. 1959
01. Crazy about you baby
02. So long
Sam Baker, vcl; Johnny Jones, g; Skippy Brooks, pno; prob. Clarence "Gatemouth" Brown, g; Billy Cox, bs; Freeman Brown, dms. Nashville, Tn. 1964
03. Storming and raining blues
04. Keep on scratchin'
05. You’d better check what you got
06. Storming and raining
07. He'll be sorry
08. Once upon a time (Nancy Cohen, vcls)
Sam Baker, vcl; Skippy Brooks, pno; George Yates, g; Jimi Hendrix, g; Mal Mc Millon, t-sax; Johnny Green, b-sax; James Watkins, bs; Freeman Brown, dms. Nashville, Tn. 1965
09. Sweet little angel
10. Best of luck to you
11. Tossin' and turnin'
12. The Bump
Sam Baker, vcl; band. Nashville, Tn. 1965
13. Do right man
14. You can't see the blood
15. What did Sister do?
16. Sometimes you have to cry
17. Something tells me
Sam Baker, vcl; band. Nashville, Tn. 1966
18. Let me come on home
19. Someone bigger than I and you
20. Don't feel rained on
21. Just a glance away
22. Safe in the arms of love
Sam Baker, vcl; band. Memphis, Tn. 1967
23. I can't turn her loose
24. That's all I want for you
25. I believe in you
26. I'm number one
27. I can't stand it
28. Sunny
Sam Baker, vcl; Johnny Jones, g; Larry Lee, g; Skippy Brooks, pno; Harrison Calloway, tpt; Pete Drake, st-g; Billy Cox, bs; Freeman Brown, dms. Nashville, Tn. 1968
29. Coming to bring you some Soul
30. I can't break away
31. Slow down baby
32. Strange sensation
33. Sugarman
34. Why does a woman treat me so bad?
Sam Baker, vcl; band. Nashville, Tn. 1969
35. Hold back girl
36. I love you
37. It's all over



            


dimanche 20 juillet 2014

CALVIN LEAVY




CALVIN LEAVY/ Cummins prison farm

           
Calvin Leavy a été un des rares bluesmen à avoir un "hit" national avec Cummins prison farm en 1970 (n° 40 au Billboard et n°1 à Memphis).
            Né le 20 avril 1940 à Scott (Arkansas), Calvin est le dernier de 15 enfants d'une famille de métayers et s'initie à la musique et au chant dans le choeur d'Eglise de son frère aîné McKinley Leavy. En 1954, il joue suffisamment de guitare, piano et basse pour faire partie du blues band d'un de ses autres frères, Hosea Leavy. Sous le nom de Leavy Brothers, ils tournent même jusqu'en Californie où d'ailleurs ils s'installent au début des années 60.
            Mais Calvin a le mal du pays et revient s'installer à Little Rock en 1967, forme son propre blues band et joue un peu partout, notamment au 70 Club. En 1968, le journaliste et écrivain local Bill Cole cherche un interprète pour une de ses compositions, Cummins prison farm et demande à Calvin de la mettre en musique. Non seulement Calvin Leavy en fait un blues mais, s'appuyant sur le témoignage d'un de ses frères qui est à ce moment-là emprisonné à Cummins, il ajoute plusieurs versets qui confèrent au morceau un formidable vécu!
            Le succès ne se fait pas attendre avec un lancement commercial qui présente Calvin et sa guitare en tenue de prisonnier!. Presque instantanément, Cummins prison farm monte dans les Hit Parades. Calvin réenregistre le morceau pour un album projeté (qui ne paraîtra que bien plus tard au Japon!) en ajoutant une lead-guitare plus rock, destiné au public des LP's d'alors. Parallèlement, les années suivantes voient Calvin en studio pour de nombreux labels locaux (Acquarius, Soul Beat, Messenger). Calvin et Hosea sont même invités à jouer à l'Université de Little Rock en 1976 pour les fêtes du Bicentenaire.
            Mais, quelles que soient leurs qualités, aucun des 45t gravés par Calvin ne renouvelle le succès de Cummins prison farm qui, entre temps, est devenu un standard du blues, interprété et enregistré par quantité d'artistes.
            Et en 1991, Calvin Leavy est arrêté pour trafic de drogue en réseau organisé plus tentative de corruption de policiers. Condamné à 75 ans de prison, Calvin est cette fois effectivement incarcéré au pénitencier de Cummins! Où il décède le 6 juin 2010.
            Nous avons ici regroupé la presque totalité de son oeuvre intéressante, entre Soul et Blues à l'exception de quatre titres (Nothing but your love; Love is a sign of weakness; It's a miracle; Give me your loving loving loving). Merci d'avance aux lecteurs qui possèderaient ces titres et nous en feraient parvenir une copie .mp3, ce qui complèterait ce recueil. Nothing but your love est maintenant sur ma chaîne YouTube (grâce à un généreux anonyme!)
                                                                       Gérard HERZHAFT

            Calvin Leavy has been one of the few bluesmen to get a "hit" in the early 1970's with Cummins Prison farm , n°40 on the Billboard and n°1 at WDLA Memphis!
            Born on April, 20th, 1940 at Scott (Arkansas), the last of 15 children from a sharecropping family, Calvin has learned to sing and to play piano, bass and guitar with his numerous musical elder brothers, particularly McKinley Leavy who lead a Gospel band and Hosea with whom Calvin formed a blues band, The Leavy Brothers who played as far as California where the two brothers settled in the early 60's.
            But, homesick, Calvin went back to Little Rock in 1967, leading his own blues band and playing extensively in Arkansas, Tennessee, Mississippi, Missouri. In 1968, local writer and journalist Bill Cole asked Calvin to play and record a song he had written about the infamous local Cummins prison farm. Calvin made a strong blues out of it and added some striking verses inspired by the life of one of his brother who, at that time, was serving a sentence in this penitentiary. Cummins prison farm becomes quickly a hit, locally and nationally, Calvin appearing in magazines and local TV with his guitar in inmate suits! Maybe the same year (1968) or later on, Calvin re-record a lengthier version of the song for a projected LP that would only appear years later in Japan. A rock guitar solo is then added (maybe on re-recording) for this purpose.
            The following years, Calvin is a very busy musician, recording many 45s for Acquarian, Soul Beat, Messenger that despite strong lyrics and arrangements are unable to repeat the success of Cummins prison farm that, meanwhile, has become a blues standard sung and recorded by numerous artists. Calvin and brother Hosea even play on stage in 1976 at the University of Little Rock's Centennial Celebration as well as in many clubs and festivals.
            But in 1991, Calvin is charged as a leading figure of a drug dealing gang and for bribery. He gets a 75 years sentence and is jailed this time for real into the Cummins Prison Farm where he dies on June, 6th 2010.
            We have gathered here almost all his recordings but four titles (Nothing but your love - now on my YouTube channel thanks to a generous soul; Love is a sign of weakness; It's a miracle; Give me your loving loving loving) are still missing. If any reader owns those tracks and is willing to share, a .mp3 copy to my mail would be great!
                                                                       Gérard HERZHAFT



CALVIN LEAVY
Complete Recordings
Calvin Leavy, vcl/g; t-sax; Hosea Leavy, bs; dms. Stuttgart, Ark. 1967
Nothing but your love (cf my YouTube channel)
01. I won't be the last to cry
Calvin Leavy, vcl/g; Ted Seibs, og; Robert Tanner, g; Hosea Leavy, bs; Maurice Haygood, dms. Little Rock, Ark. 1968
02. Cummins prison farm I
03. Cummins prison farm II
04. Brought you to the city
05. That's where I am
Calvin Leavy, vcl/g; band. Nashville, Tn. 29 avril 1970
06. One minute before midnight
Love is a sign of weakness
Calvin Leavy, vcl/g; Paul Brown, og; B.T., bs; Maurice Haugood, dms. Memphis, Tn. 1971
07. Give me a love that I can feel
08. Born unlucky
Calvin Leavy, vcl/g; Hosea Leavy, bs; Pat Brown, dms. West Memphis, Ark. juin 1973
09. It hurts me too
10. I've got troubles (Heart trouble)
11. Goin' to the dogs I & II
Calvin Leavy, vcl/g; Paul Brown, og; Leroy Campbell, g; Hosea Leavy, bs; Pat Brown, dms. West Memphis, Ark. octobre 1973
12. Is it worth?
13. Funky Jam
Calvin Leavy, vcl/bs; Leroy Campbell, g; Paul Brown, og; Cyrus Hayes, hca; Pat Brown, dms. West Memphis, Ark. novembre 1973
14. Big Four
It's a miracle
Calvin Leavy, vcl/g; Leroy Campbell, g; Aristair Akerson, t-sax; Paul Brown, og; Hosea Leavy, bs; PatBrown, dms. West Memphis, Ark. 1974
15. What kind of love
Give me your loving loving loving
16. Nine pound steel
Calvin Leavy, vcl/g; band. Memphis, Tn. 1976
17. Free from Cummins Prison farm
18. Enjoy being hurt by you
19. Thieves and robbers
20. If life last luck is bound to change
Calvin Leavy, vcl/g; The Cummins Prison Farm Singers. Cummins, Ark. 1976
21. He walks with me I & II